Israël

Dernière modification le 07 juin 07

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Le texte de loi autorisant les mairies à interdire la gay pride adopté en première lecture
Le Parlement israélien a adopté hier, mercredi 6 juin, en lecture préliminaire, un projet de loi qui autorise les municipalités à interdire des manifestations «susceptibles de troubler l'ordre public, heurter les sentiments des habitants ou leurs raisons religieuses» . Ce projet de loi vise en premier lieu à empêcher la tenue de la gay pride à Jérusalem, prévue le 21 juin. Il doit maintenant être débattu dans différentes commissions parlementaires, avant un vote en troisième lecture. Plusieurs parlementaires et personnalités de gauche ont appelé à tout faire pour empêcher l'adoption de ce texte. Elles ont souligné son caractère anti-démocratique et dangereux. Quant au cabinet du Premier ministre, il a indiqué qu'Ehud Olmert était opposé à une telle loi, mais qu'à son avis, Jérusalem n'était «pas l'endroit naturel» pour tenir une gay pride. Par ailleurs, deux adolescents ont été arrêtés, lundi 4 juin à Jérusalem, après avoir manifesté contre la tenue de la gay pride en brûlant des roues de voiture à un carrefour du centre ville. Peu avant, la police avait arrêté un homme suspecté d'avoir vandalisé un panneau d'informations appartenant à Habaït Hapatuach, le centre LGBT de la ville qui organise la gay pride. Têtu 07 06 07

Un parti politique 100% homo
Quelques activistes LGBT vont fonder un parti politique 100% homo qui s'appellera le Parti homo israélien et qui présentera de nombreux candidats aux prochaines élections législatives, a révélé l'hebdomadaire local de Tel-Aviv daté du 1er juin. À l'origine de cette initiative, on retrouve l'acteur et metteur en scène, Hagai Ayad et l'homme d'affaires Roni Aker. «L'initiative résulte de l'incitation à la haine permanente contre les homosexuels, du manque de représentation appropriée dans les instances du pouvoir et de la déception des partis de gauche qui ont trahi la communauté», affirment-ils. Dans une interview parue sur le site internet du quotidien Maariv , à l'occasion de la sortie de son nouveau single, Dana International s'est dit préoccupée par l'extrémisme à Jérusalem comme à Téhéran: «Jérusalem doit être une ville libre, une ville de toutes les religions et de tous les êtres humains, malheureusement elle est divisée en ghettos». Têtu 05 06 07

Jérusalem : les juifs ultra-orthodoxes cherchent à faire interdire la Gay
La police israélienne a donné dimanche son "accord de principe" à la tenue le 21 juin, à Jérusalem, de la Gay Pride annuelle, en dépit de la vive opposition des milieux ultra-orthodoxes juifs de la ville qui cherchent à la faire interdire par la municipalité.

La "Maison Ouverte", l'association de défense des homosexuels de Jérusalem, avait déposé il y a trois mois auprès de la police une demande d'autorisation d'organiser sa parade annuelle dans le centre-ville. Ses représentants ont obtenu "l'accord de principe" lors d'une rencontre dimanche avec le chef de la police de Jérusalem.
La dernière Gay Pride, prévue en 2006 dans les rues de Jérusalem, avait été annulée en raison des violentes manifestations des milieux ultra-orthodoxes juifs qui s'insurgeaient contre la profanation, selon eux, du caractère sacré de la ville par cette manifestation. Suite à un compromis, elle s'était transformée en un rassemblement organisé le 10 novembre dans un stade de la ville sous haute surveillance policière. En 2005, lors du quatrième défilé gay à Jérusalem, un juif ultra-orthodoxe fanatique avait poignardé trois participants et avait été condamné à 12 ans de prison ferme.
Un projet de loi qui accorderait à la municipalité de Jérusalem, et non à la police comme c'est aujourd'hui le cas, le pouvoir de décision sur l'organisation de manifestations de ce type doit être soumis mercredi en lecture préliminaire au Parlement par la formation d'extrême droite Parti National religieux-Union nationale. Ce projet de loi autoriserait le conseil municipal de Jérusalem à "interdire des manifestations susceptibles de porter atteinte à l'ordre public ou aux mœurs et croyances religieuses". Pour être adopté, le projet de loi doit être voté par la suite en trois lectures par le Parlement. Depuis juin 2003, la mairie de Jérusalem est dirigée par Uri Lupolianski, un juif ultra-orthodoxe.
e-llico Mis en ligne le 04/06/07

Divergences au sein du mouvement conservateur juif face aux droits des homos
Le mouvement conservateur d'Israël a décidé la semaine dernière de fermer la formation rabbinique aux gays et aux lesbiennes et d'interdire l'union des couples du même sexe. Cette branche israélienne du courant religieux garde ainsi le statu quo et se démarque de la position du comité américain. La Dr Einat Ramon, qui dirige l'école rabbinique du mouvement à Jérusalem, a publié un communiqué dans lequel elle souligne l'importance de la famille et du mariage hétérosexuels: « La pensée juive voit la relation entre un homme et une femme comme une alliance d'amitié et d'intimité qui sert de fondation pour la procréation et l'éducation des enfants. La famille hétérosexuelle joue un rôle important d'une génération à l'autre dans la transmission de nos valeurs et dans l'existence de notre peuple. C'est pourquoi la loi juive est opposée aux relations des personnes de même sexe. » Saar Netanel, membre ouvertement gay du conseil municipal de Jérusalem, a regretté cette décision: « Je suis déçu. La branche israélienne du mouvement n'est pas aussi avancée que celle des États-Unis, annonce-t-il dans le quotidien Maariv. Beaucoup d'homos fréquentent ce mouvement et cette décision va les affecter .» Têtu 10 04 07

Le ministère de l'Éducation soutient des programmes pour les jeunes LGBT
Le ministre de l'Éducation israélien, Yuli Tamir, a décidé récemment d'inclure l'association LGBT Kamoni, kamoha («Comme moi, comme toi») dans la liste des associations de jeunes qu'il subventionne. Les bénévoles de Kamoni, kamoha sont des professionnels du milieu de l'éducation qui soutiennent les jeunes gay, lesbiennes et trans au moment de leur coming-out et de leurs premières interrogations sur leur sexualité. L'association a 15 antennes dans le pays et travaille en collaboration avec les associations locales. Une autre association LGBT pour les jeunes, Hoshen (une abréviation des mots «éducation» et «changement») qui envoie dans les écoles des jeunes homos pour témoigner de leur homosexualité, a elle aussi reçu récemment le soutien du ministère: ses membres interviendront désormais dans les classes de 4e dans le cadre du programme du ministère. Têtu 03 04 07

Réactions violentes contre un colloque lesbien
Aswat , association de lesbiennes palestiniennes en Israël, organisera le 28 mars prochain, à Haifa, une journée d'études intitulée «Home and Exile» (Maison et exil) à l'occasion de son cinquième anniversaire et de la parution de sa première publication en arabe, le livre « ????? ??????? ?? ????? ????????? ????? :  ?????? ?????? ???? ?? ????? ??????? ??????? » (« Maison et exil dans l'identité queer: une collection d'articles sur les lesbiennes et l'identité homosexuelle »). Trois débats seront organisés durant ce colloque: l'homosexualité et le lesbianisme dans la communauté arabe, une discussion autour du livre et une autre sur le thème de la solidarité. Une traduction simultanée en arabe, hébreu et anglais sera proposée aux participants. Mais cette journée n'est pas du goût de plusieurs leaders de la communauté arabe en Israël. Le Mouvement islamique, dirigé par des parlementaires arabes, a publié un communiqué virulent. «Nous sommes contre la tenue de cette journée. Cette conduite n'est pas dans les normes ni les traditions dont la communauté arabe et musulmane est fière... Il est interdit de permettre à ce cancer meurtrier de prendre sa force dans notre société qui va lui nuire...» Le parlementaire arabe Abas Zakhur, l'un des signataires du communiqué, a déclaré au quotidien israélien Maariv que la tendance sexuelle de ces femmes lesbiennes est une maladie et que son organisation pourra les aider à se soigner. Aswat a répondu à la presse israélienne qu'elle étudiait la situation et qu'elle allait répondre prochainement. Têtu 12 03 07

Une gay pride à Jérusalem le 21 juin?
Habaït Hapatuach, l'association LGBT de Jérusalem, a déposé hier une demande auprès de la police de la ville pour tenir sa gay pride annuelle le 21 juin. La police a confirmé qu'elle a reçu une demande en ce sens et qu'elle l'étudie. Les ultraorthodoxes de la ville se fâchent déjà et commencent à propager des messages violents comme ils l'ont fait lors des précédents défilés, notamment en août lors de la World Pride , ainsi qu'en novembre dernier. Un rabbin estime qu'en avril le conseil rabbinique en débattra et décidera de la marche à suivre. Habaït Hapatuach a déclaré à la presse israélienne que l'événement cette année n'est pas destiné uniquement à la communauté LGBT mais qu'il sera une démonstration pour les droits du citoyen, «la violence qu'on a vue l'année dernière renforce le besoin du public de combattre pour la liberté de chacun à Jérusalem». D'autre part, la date de la gay pride de Tel-Aviv est fixée, sans aucune objection, pour le 1er juin et celle d'Eilat le 10 mai. Têtu 12 03 07

La police a arrêté des braqueurs d'homos
La police israélienne a arrêté six hommes et une femme d'une vingtaine d'années qui auraient braqué des homos à Tel-Aviv. La police les soupçonne de se faire passer pour des prostitués pour séduire des clients gay potentiels, les conduire dans des endroits isolés où les clients étaient attaqués violement et braqués. À ce jour, sept plaintes ont été enregistrées par la police mais elle est persuadée que d'autres hommes, qui n'ont pas osé de porter plainte, ont été victimes de cette bande de criminels. «Comme tous les citoyens, les gays ont le droit d'être défendus, se félicite Mike Hamel, président d'Aguda, l'union LGBT locale, sur le site d'info gay gogay.co.il . La police a fait son travail et ont traité l'affaire de manière égalitaire.» Par le passé, l'Aguda a accusé la police d'homophobie. Tëtu 05 02 07

Le ministère de l'Intérieur a inscrit le mariage du premier couple gay de Jérusalem
Selon le Jerusalem Post, le bureau du ministère de l'Intérieur à Jérusalem a inscrit lundi 29 janvier le mariage de Binyamin et Avi Rose, conclu à Toronto le 28 juin 2006. Ce couple est devenu ainsi le premier couple gay marié de Jérusalem. Cette inscription est rendue possible par la décision historique de la Cour suprême de novembre 2006 obligeant l'administration à enregistrer les couples de même sexe mariés à l'étranger. «Nous avons fait une cérémonie civile, a déclaré Avi au journal, dans l'espoir qu'il nous serait possible un jour de légaliser ce que nous ressentons.» Têtu 02 02 07

Rencontre entre un député travailliste et la communauté LGBT dans un bar gay à Tel-Aviv
Le député Ami Ayalon, candidat aux élections primaires du Parti travailliste qui auront lieu en mai prochain, a rencontré des membres de la communauté LGBT dans un bar gay de Tel-Aviv vendredi 26 janvier dernier dans le cadre de sa campagne. M. Ayalon a notamment abordé les thèmes qui concernent la communauté LGBT, il a affirmé qu'il allait tout faire pour empêcher le projet de loi interdisant l'administration d'enregistrer les couples de même sexe mariés à l'étranger. Ce projet de loi déposé par un député du Likoud (droite) a pour but de bloquer la décision de la Cour suprême d'obliger le ministère de l'Intérieur à enregistrer les mariages entre couples du même sexe conclus à l'étranger. Mais M. Ayalon a suscité des réactions négatives parmi les participants en déclarant qu'il était contre la tenue d'une gay pride à Jérusalem, sujet sensible après l'annulation d'une grande marche en novembre dernier mais qui n'empêche pas la communauté d'envisager sérieusement une gay pride cette année. Têtu 29 01 07

Une émission de la radio locale de Jérusalem dérange les religieux
Depuis un mois et demi, des rabbins de Jérusalem envoient des lettres à la direction de la radio locale de la ville contre une émission destinée à la communauté LGBT. «Cette émission détruit les adolescents, des habitants innocents de la ville», écrivent certains, «la majorité écrasante des habitants est dégoûtée de ce phénomène» selon d'autres. Coïncidence? Le directeur de la radio vient justement de suspendre la présentatrice et l'émission pour une période de trois mois suite à «des insultes» qu'elle aurait proférées en direct à l'encontre de l'un des invités. «Je n'accepte pas le prétexte que la radio a donné pour suspendre l'émission, a déclaré à Têtu Saar Netanel, membre ouvertement gay du conseil municipal de Jérusalem. C'est une discrimination. Une radio régionale doit servir toutes les catégories d'habitants de la ville y compris les personnes LGBT. De plus, dans une conversation avec le directeur de la radio, il m'a clairement fait savoir qu'une fois l'émission de nouveau sur les ondes, les mots "homo" et "lesbienne" seront interdits à l'antenne. J'ai l'intention de continuer à me battre.» Têtu 13 12 06

L'homosexualité prise au piège dans le conflit israélo-palestinien
Le quotidien israélien Yediot Aharonot a publié le 4 décembre un article de son correspondant dans les territoires palestiniens, Ali Waked, sur une convention tenue à Ramallah pour la prévention du sida en Palestine dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Selon l'article, les leaders religieux de différentes confessions auraient accusé Israël de porter atteinte aux valeurs de la société palestinienne par la transmission de «normes permissives». «Les Israéliens ont voulu organiser une parade de pervers qui voulaient réclamer les droits d'être pervers sexuellement et moralement et tout cela pour porter atteinte à nos valeurs et à la sainteté de Jérusalem», a ainsi déclaré Atallah Hanna, porte-parole de l'Église orthodoxe. «Toutes les religions monothéistes interdisent ce qui cause le sida, c'est-à-dire la prostitution et l'homosexualité», a renchéri le chef du conseil judiciaire suprême de l'autorité palestinienne, le Cheikh Taysir Al-Tamimi. Les leaders religieux ont affirmé que la foi religieuse est la meilleure garantie pour lutter contre la propagation de la maladie. En Palestine, les malades du sida sont mal traités par la population ainsi que par les médecins des hôpitaux. Têtu 07 12 06

Un projet de loi contre le mariage des couples homos est passé au Parlement
Le Parlement israélien a voté hier, 6 décembre, un projet de loi interdisant l'administration d'enregistrer les couples de même sexe mariés à l'étranger. Ce projet de loi déposé par le député du Likoud, Michael Eitan, a pour but de bloquer la décision de la Cour Suprême prise, il y a deux semaines environ, qui obligeait le ministère de l'Intérieur à enregistrer les mariages entre couples du même sexe conclus en dehors d'Israël. «Le moyen d'introduire en Israël une institution révolutionnaire et troublante, au moins pour une partie de la population, comme le mariage des couples du même sexe, doit être le résultat d'un processus sociopolitique qui se termine par une législation et non pas par un moyen bureaucratique et technique sans aucune valeur» , dit le texte du projet de loi. Pour que cette loi soit ratifiée, le projet doit être maintenant débattu dans les commissions parlementaires avant de retourner à la Knesset pour trois votes supplémentaires. Têtu 07 12 06

 

 

 

 

 

Le premier couple gay marié à l'étranger est inscrit au ministère de l'Intérieur
Après la décision historique de la Cour suprême qui a décidé que le mariage d'un couple homosexuel conclu à l'étranger devait être reconnu par les autorités israéliennes , le temps est venu pour ces couples mariés de se présenter aux bureaux du ministère de l'Intérieur pour changer leur situation familiale dans leurs papiers officiels. Ainsi, dimanche 26 novembre, Avi Ozeri (à gauche) et Russell Lord se sont présentés avec leur avocat au bureau même qui leur avait refusé ce changement après leur mariage conclu à Toronto le 11 mars 2005. «Le fonctionnaire et son chef nous ont accueilli avec beaucoup de sympathie , témoigne Russell Lord. Parmi le public présent, les juifs nous ont souhaité Mazal Tov et les arabes Mabrouk. L'ordinateur du ministère n'étant toujours pas "réinitialiser" pour inscrire deux hommes en tant que mariés, on nous a donnés un document officiel écrit à la main. On nous a dit qu'il s'agissait d'un problème technique et que la situation sera réglée dans quelques jours». Avi et Russell sont devenus ainsi le premier couple gay marié inscrit en tant que tel en Israël! Têtu 28 11 06

La Cour suprême reconnaît la validité de mariages homosexuels à l'étranger
La Cour suprême d'Israël a reconnu mardi de facto la validité des mariages homosexuels effectués dans un pays étranger.

La Cour a ordonné à cet effet au ministère de l'Intérieur d'inscrire comme "mariés" cinq couples gays qui s'étaient mariés au Canada.
Ces couples, appuyés par l'Association israélienne des droits civiques, avaient fait appel à la Cour contre le refus des autorités de les inscrire comme mariés.
La Cour leur a donné raison, tout en précisant que sa décision ne "constituait pas une reconnaissance par l'Etat du mariage homosexuel", ce qui nécessiterait un changement de la législation par le Parlement.
La décision, prise à une nette majorité (six voix pour, une contre), a été aussitôt vivement dénoncée par les milieux religieux qui s'étaient déjà mobilisés ces dernières semaines contre la Gay Pride à Jérusalem. E-llico Mis en ligne le 21/11/06

 

 

 

 

 

 

Uzi Even
Professeur de chimie, Uzi Even, né en 1940, fut le premier parlementaire israélien à faire son coming out. Il s'est lancé dans le militantisme homo puis dans la politique au sein du Meretz (parti de gauche) après avoir été viré de l'armée parce qu'il était gay. Il s'est marié avec son compagnon au Canada

 

Un officier-rabbin de Tzahal s'en prend aux homos
Selon le quotidien Yediot Aharonot, un officier-rabbin de Tzahal, l'armée israélienne, a fait suivre un courriel à quelques dizaines d'officiers de sa région dans lequel il compare nota
mment les homos à du bétail. Certains officiers lui ont répondu qu'il ne devait pas utiliser l'outil de l'armée pour exprimer ses opinions personnelles, d'autres ont carrément critiqué ses positions. «Cet officier ne représente pas l'opinion de l'armée, répond un porte-parole de l'armée au quotidien. Ce type de document ne doit pas être envoyé en utilisant le courriel de l'armée. Nous avons demandé à l'officier de publier une excuse et il va être entendu par ses supérieurs. Tzahal promeut les valeurs d'égalité et de respect sans lien avec une religion ou une orientation sexuelle.» Têtu 14 11 06

 

 

 

 

Des milliers de policiers en alerte pour la Gay Pride à Jérusalem
Des milliers de policiers israéliens ont été déployés vendredi dans les rues de Jérusalem, pour encadrer le rassemblement homosexuel organisé dans un stade de l'Université hébraïque de la ville en remplacement de la Gay Pride annulée.

Les forces de sécurité ont également été mises en état d'alerte dans le reste du pays pour prévenir d'éventuelles manifestations contre la Gay Pride , qui a provoqué de violents affrontements entre policiers et membres de la communauté ultra orthodoxe au cours des derniers jours.
Un dirigeable a été mobilisé pour survoler le secteur du stade de l'Université hébraïque, lieu du rassemblement LGBT négocié avec les organisateurs en raison de l'état d'alerte sécuritaire déclenchée après le bombardement d'une localité palestinienne par l'armée israélienne.

L'accord conclu a abouti à l'autorisation du rassemblement homosexuel au stade de l'Université hébraïque de Givat Ram en échange d'un appel au calme des milieux juifs orthodoxes à leurs militants.
Les participants au rassemblement gay (4 000 personnes selon différentes sources) sont arrivés sur le campus avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Jérusalem, fière et libre". D'autres manifestants, dont des membres de mouvements de jeunesse et de partis de gauche brandissaient des pancartes avec des slogans comme "Pour l'égalité des droits maintenant", "Il y a différentes manières d'être juif".
A l'intérieur du stade, dont l'accès est filtré grâce à un ruban (rose) distribué par la sécurité, une banderole a été déployée avec l'inscription "amour sans frontières" au-dessus d'un drapeau arc-en-ciel. Un podium a été installé pour accueillir quelques festivités musicales. Mais les participants se disent très marqués par les violences des jours passés et l'hostilité à l'égard des homosexuels dont elles témoignent.
Selon un sondage, 75% des Israéliens étaient opposés à la Gay Pride , dont près de 50% des laïcs.
Des incidents ont eu lieu en marge du rassemblement causés par des fanatiques religieux parfois en possession de poings américains ou même d'armes blanches. Certains ont tenté d'organiser une contre-manifestation, mais en ont été empêchés par la police.
La tenue de la Gay Pride à Jérusalem a fait l'objet de violentes critiques et manifestations en Israël, où les juifs orthodoxes s'offusquaient d'un tel rassemblement constituant, selon eux, une "profanation" de la Ville sainte.
Mercredi, le Vatican a également appelé à l'annulation de la Gay Pride à Jérusalem afin de ne pas heurter "les sentiments de millions de croyants juifs, musulmans et chrétiens". E-llico Mis en ligne le 10/11/06

Des manifestants moins nombreux mais toujours aussi violents
Les opposants à la gay pride de Jérusalem, qui doit avoir lieu vendredi 10 novembre, continuent de manifester violemment, bien qu'hier soir, ils aient été moins nombreux. Selon la chaîne 10, les ultra-orthodoxes préféreraient maintenant concentrer leurs efforts sur les manifestations encore plus violentes prévues pour jeudi soir, veille de la parade, et vendredi matin. Les ultra-orthodoxes prévoient de bloquer les routes principales du pays et seraient même en pourparler avec les musulmans de Jérusalem et ceux du nord d'Israël pour provoquer des émeutes, dans le but de plonger le pays dans le chaos. Hier soir, une femme a été blessée lors d'un jet de pierres contre un bus dans lequel elle se trouvait. Uri Lopoliansky, le maire ultra-orthodoxe de la capitale israélienne, farouche opposant à la gay pride a lui aussi essuyé un jet de pierres. Les extrémistes lui rapprochent de ne pas en faire assez pour empêcher la parade. Aujourd'hui, la Cour suprême débattra, une fois de plus, suite à trois appels de dirigeants ultra-orthodoxes, parmi lesquels Eli Ishaï, ministre du Shas, le parti sépharade, qui demande sans surprise d'annuler la parade. En France, le Beit Haverim, groupe juif gay et lesbien, l'Inter LGBT et le comité IDAHO (International Day Against Homophobia) ont publié hier un communiqué dans lequel ils renouvellent leur soutien à la gay pride de Jérusalem. Ils expriment leur «stupéfaction devant le spectacle navrant qu'offrent depuis plusieurs semaines des extrémistes religieux juifs, musulmans et chrétiens, dans une démonstration impressionnante de haine». Têtu 08 11 06

Soutien à la gay pride de Jérusalem
Paris le 7 novembre 2006,
Le Beit Haverim, Groupe Juif Gay et Lesbien de France, exprime sa stupéfaction devant le spectacle navrant qu'offrent depuis plusieurs semaines des extrémistes religieux juifs, musulmans et chrétiens,
dans une démonstration impressionnante de haine à l'approche de la Gay Pride qui se tiendra le 10 novembre à Jérusalem.
Alors que des Gay Prides ont lieu à Jérusalem depuis 2002 malgré les obstacles du maire orthodoxe Uri Lupolianski, les représentants du pire de ce que les religions ont à proposer, ont décidé de barrer la
route à « l'Amour sans Frontières », thème des Gay Prides de Jérusalem.
Serait-ce la vision d'Israéliens et de Palestiniens main dans la main qui serait insupportable ? Ou l'idée que Jérusalem, ville trois fois sainte, soit aussi une ville, avec des habitants de plusieurs communautés, qui ont tous également le droit d'y vivre et d'y manifester ?
Jérusalem n'est pas un sanctuaire, et mérite mieux que d'être pris en otage par ceux qui ne peuvent s'unir que dans la haine. Jérusalem est une ville vivante, et le 10 novembre sera avant tout l'occasion de
proclamer l'ouverture, la tolérance, et la fraternité entre les peuples et les hommes et femmes de bonne volonté.
Le Beit Haverim renouvelle son soutien à la Gay Pride de Jérusalem, et formule le vœu que ces religieux se rappellent les valeurs de paix qu'ils sont censés défendre.
Joel Behmoras Président du Beit Haverim
Alain Piriou Porte-parole de l'Inter-LGBT
Louis-Georges Tin Président du comité IDAHO (International Day Against Homophobia)

Le Premier ministre défend le droit des organisateurs de la gay pride à faire de la provocation
Après l'annonce du procureur de l'État en faveur de la tenue de la gay pride ce vendredi à Jérusalem, les émeutes des ultraorthodoxes dans la ville continuent. Un automobiliste a été blessé après que des manifestants ont lancé une poubelle contre sa voiture. Un policier a aussi été blessé et une quarantaine de manifestants ont été arrêtés. Un nouvel engin non-explosif a été découvert avec une inscription contre la parade. Des manifestations d'ultraorthodoxes ont eu lieu dans plusieurs localités du pays. Les grands rabbins du pays ont appelé hier soir leur population à participer à une prière massive le jour de la gay pride. L'un d'entre eux a même appelé à protester contre la parade mais sans violence. Mais des rabbins plus extrémistes ont appelé, eux, à «enflammer les rues» . Pour la première fois depuis le début des manifestations violentes, le Premier ministre Ehud Olmert s'est exprimé à la télévision sur le sujet: «Sans doute la manière dont la parade a été présentée par les organisateurs était-elle en partie provocatrice (…) mais dans une démocratie, ils ont le droit de faire de la provocation. Les ultraorthodoxes ont, eux aussi, le droit de s'y opposer de la manière dont ils le font... Si la police a dit qu'elle ne pouvait pas assurer la sécurité de la parade, il faudra respecter son opinion» . D'autre part, Yael German, maire de Herzeliya (une ville au nord de Tel-Aviv), a annoncé dans une interview à Galei Zahal, la radio de l'armée, qu'elle organiserait une gay pride dans sa ville et a appelé tous les maires du pays à la suivre. Têtu 07 11 06

Jérusalem : les homos se préparent à une Gay Pride sous contrôle
A moins d'incidents majeurs, la Gay Pride de Jérusalem aura bien lieu. Mais les homosexuels devront défiler sous protection policière, suivant un parcours soigneusement négocié et sous la forme d'un défilé très sérieux et pudique.

Les quelques milliers d'homosexuels qui se préparent à défiler vendredi à Jérusalem vont vivre une Gay Pride unique en son genre. Le déchaînement des religieux ultra-orthodoxes soutenus par les représentants des autres religions monothéistes a en effet créé un climat de très forte tension qui place la Gay Pride sous le contrôle des autorités policières.
Plus de 12 000 policiers sont prévus pour protéger l'évènement qui est menacé d'attaques violentes par ses adversaires. Le risque existe donc de voir plus de forces de l'ordre dans la rue que de manifestants homosexuels qui pourraient bien être intimidés par les opposants à la marche qui promettent de jeter 100 000 contre-manifestants à leurs trousses.
Le défilé, quant à lui, devrait prendre un tour très singulier. D'abord, le parcours de la Gay Pride est au coeur d'une négociation serrée avec la police de Jérusalem qui veut éviter la proximité avec les lieux symboliques de la ville sainte.
Le Procureur général de l'Etat d'Israël a autorisé la marche en appelant les organisateurs à définir avec la police "un itinéraire approprié". Celui-ci devrait donc éviter le voisinage d'églises, synagogues ou mosquées. à opter "pour la discrétion" .
Ensuite, l'apparence du défilé lui-même devrait trancher avec les Gay Pride auxquelles le public est habitué. Invités à opter "pour la discrétion" par le Procureur, les représentants de la Jerusalem Open House (JOH), organisation de Jérusalem représentant lesbiennes et homosexuels, ont indiqué que la marche ne sera pas "provocante". Il n'y aura donc ni chars carnavalesques, ni hommes nus.
La marche homosexuelle de Jérusalem devrait donc davantage ressembler à un cortège revendicatif qu'à une parade festive. Ces contraintes suffiront-elles pour autant à faire baisser la tension qui s'exprime depuis une semaine? Rien n'est moins sûr. Ces derniers mois, des tracts ont été distribués à Jérusalem promettant une prime de 4.500 dollars à toute personne "qui tuera un sodomite". Rappelons aussi qu'en 2005, lors du quatrième défilé homosexuel à Jérusalem, un juif ultra-orthodoxe fanatique a poignardé trois participants. Le 10 novembre prochain risque donc d'être la journée de tous les dangers pour la communauté LGBT israélienne. E-llico Mis en ligne le 07/11/06

Le Procureur soutient le droit de manifester des homos malgré les violences des ultraorthodoxes
La police a annoncé, hier soir, à Habaït Hapatuach, l'association LGBT organisatrice de la gay pride, qu'elle donnerait son autorisation à la tenue de la parade ce vendredi à Jérusalem. Cependant, la parade ne sera pas organisée selon l'itinéraire initialement prévu mais selon un autre itinéraire qui sera établi entre la police et les organisateurs. Cette annonce intervient après une rencontre entre Ilan Franko, chef de la police de Jérusalem, et Meni Mazouz, Procureur général de l'État. Ilan Franko avait espéré que le Procureur le soutiendrait dans sa décision d'interdire la marche suite aux violences des ultraorthodoxes ces derniers jours. Mais Menui Mazouz a affirmé que la communauté LGBT a le droit de manifester. Habaït Hapatuach a donné ce matin son accord pour maintenir la parade loin des quartiers ultraorthodoxes et musulmans et de la faire de manière discrète. Suite à l'annonce du Procureur, des centaines d'ultraorthodoxes ont renouvelé les manifestations violentes dans les rues de Jérusalem bloquant des routes, lançant des pierres vers des policiers et brûlant des poubelles. Une vingtaine de personnes a été arrêtée, quatre policiers ainsi qu'un photographe du quotidien Haaretz ont été blessés. La cour suprême a rejeté aujourd'hui l'appel d'un représentant des ultraorthodoxes. La police a annoncé ce matin à Haaretz qu'elle emploierait 12.000 policiers pour assurer la sécurité pendant la parade. Certains seront stationnés aux carrefours centraux du pays pour empêcher les ultrorthodoxes de bloquer les routes, d'autres seront dans les rues de Jérusalem pour empêcher des milliers d'ultraorthodoxes d'approcher la parade. D'autre part, Saar Netanel, membre ouvertement gay du conseil municipal de Jérusalem et Itaï Pinkas, son homologue gay de Tel-Aviv, ont proposé hier une issue originale à la crise: si les ultraorthodoxes ne sont pas opposés à une loi égalisant les droits des gays et des lesbiennes à ceux des hétéros, la parade sera annulée. Têtu 06 11 06

Gay Pride de Jérusalem : 12 000 policiers vont encadrer la marche autorisée officiellement
Le Procureur général de l'Etat d'Israël a autorisé dimanche la tenue "prochainement" à Jérusalem de la Gay Pride , malgré les violentes réactions que continue de susciter la marche. 12 000 policiers vont être mobilisés.

La Gay Pride de Jérusalem devrait avoir lieu malgré les troubles des derniers jours largement orchestrés par les fondamentalistes juifs pour tenter de provoquer son interdiction par les autorités. Le Procureur général de l'Etat d'Israël, Menahem Mazouz, a indiqué dimanche avoir pris la décision d'autoriser la marche gay "pour que le principe de la liberté d'expression soit respecté". Il a précisé dans un communiqué que la Gay Pride aurait lieu "prochainement" sans confirmer la date du 10 novembre, donnée par les organisateurs. Il a cependant appelé les organisateurs à opter "pour la discrétion" et à définir avec la police "un itinéraire approprié".
Une réunion doit se tenir ce lundi à cet effet, a indiqué à la télévision publique le commandant de la police du district de Jérusalem. Le porte-parole de la police a indiqué que celle-ci redoutait des violences à l'occasion du défilé.
Trois policiers ont été blessés et 30 personnes arrêtées au cours de heurts cette semaine à Jérusalem entre la police et des manifestants ultra-orthodoxes (voir photo). Dans ces conditions, 12.000 policiers seront mobilisés pour encadrer le défilé de la Gay Pride. Ce dispositif de sécurité impressionnant est rendu nécessaire par les menaces que font peser les adversaires de la marche gay.
A l'annonce de la décision du Procureur général de l'Etat, des milliers de Juifs orthodoxes ont à nouveau incendié dimanche soir des poubelles et barré des rues ainsi que plusieurs importants axes de circulation à Jérusalem. Des manifestations violentes ont également éclaté dans une ville ultra-orthodoxe proche de Tel-Aviv.
Les organisateurs de la Gay Pride ont de leur côté indiqué à la radio publique israélienne que la décision du Procureur général de l'Etat était "une victoire de la démocratie". E-lico Mis en ligne le 06/11/06

Affichages et manifestations violentes à Jérusalem, vitres d'une synagogue brisées à Tel-Aviv
La question de la tenue de la gay pride à Jérusalem le 10 novembre préoccupe maintenant le pays entier. Tous les journaux traitent le sujet en première page et tous les télévisions ouvrent leurs JT dessus. On y parle de scénarios catastrophe, de violences sans précédent annoncées de la part des ultraorthodoxes et de l'extrême droite et du dispositif policier de 9.000 agents -selon certaines sources-, avec un niveau d'alerte égal à celui qu'Israël à vécu pendant l'évacuation des colonies de Gaza en 2005. Pour donner peut-être un avant-goût de ce qui pourrait arriver, quelques centaines d'ultraorthodoxes ont manifesté violement mardi et mercredi soir à Jérusalem contre la parade. Quatre policiers ont été blessés par des jets de pierres et 13 manifestants ont été arrêtés. Au total, trois militants d'extrême droite ont été arrêtés alors qu'ils collaient des affiches appelant à une prière massive pendant la parade. Les musulmans israéliens rejoignent les ultraorthodoxes juifs dans l'idée d'empêcher la parade. Le parlementaire arabe Abas Zakhur a appelé le mufti de Jérusalem à consacrer la prière de ce vendredi à l'opposition à la parade. «C'est une ville sainte pour les musulmans et cette parade n'est pas acceptable», a-t-il déclaré au quotidien Haaretz. Selon Yediot Aharonot, les vitres d'une synagogue à Tel-Aviv auraient été brisées ce matin et la menace suivante écrite sur un mur: «Si nous, nous ne pouvons pas défiler à Jérusalem, vous, vous ne pourriez pas marcher dans Tel-Aviv». Mais beaucoup se demandent si la police ne fait pas exprès de gonfler le scénario de catastrophe pour annuler la gay pride. En tout cas, l'autorisation qui aurait dû être donnée aux organisateurs hier n'a toujours pas été délivrée. Et la Cour Suprême a été saisie de nouveau ce matin par un représentant des ultraorthodoxes qui veut obliger la police à annuler la parade pour protéger le public des violences qu'elle pourrait donc entraîner. Têtu 02 11 06

Débat houleux à la Knesset au sujet de la gay pride
La commission parlementaire de l'intérieur s'est réunie hier, lundi 30 octobre, pour discuter de la tenue de la gay pride à Jérusalem qui doit avoir lieu le 10 novembre prochain. Au cours d'une séance très houleuse entre laïcs et religieux, Eli Ishay, ministre de l'Industrie et du Commerce, membre du parti ultraorthodoxe sépharade Sash, et Yitzhak Levi, parlementaire ultraorthodoxe, ont appelé la police à empêcher la parade car «un million de personnes viendront manifester et il y a des menaces réelles de violence de la part des extrémistes», ont-ils affirmé. «Dieu est plus fort qu'Israël et que les États-Unis et Il peut plonger la ville dans le chaos… Jérusalem doit rester propre», a averti le cheikh Abad Al Salim Mansara, représentant des musulmans. Trois parlementaires du Meretz (gauche) se sont élevés pour défendre la tenue de la parade et l'une d'entre eux, Zehava Galon, a même fait savoir qu'elle y participerait. D'autre part, le chef de la police de Jérusalem s'est entretenu avec le grand rabbin des ultraorthodoxes. Celui-ci n'a pas exclu la violence de la part des ultraorthodoxes si la parade a lieu et affirmé qu'ils «iront jusqu'au bout». Le quotidien Haaretz a révélé ce matin qu'à 10 jours de la parade, la police n'a toujours pas déterminé son plan de sécurité mais qu'elle prévoit un dispositif de plusieurs milliers de policiers. Têtu 31 10 06

L'extrême droite et les ultraorthodoxes promettent une violence sans précédent
Habaït Hapatuach, l'association LGBT organisatrice de la gay pride qui doit avoir lieu à Jérusalem le 10 novembre prochain, a porté plainte pour incitation au meurtre le vendredi 27 octobre contre deux personnalités, l'une d'extrême droite et l'autre membre du mouvement ultraorthodoxe. Jeudi, Hilel Waiss et Baruch Mrzel s'étaient exprimés violemment lors du journal télévisé de la première chaîne israélienne contre la parade: «Tous les moyens sont permis pour balayer l'horreur de la parade en dehors de Jérusalem. Le coup de couteau de l'année dernière n'est rien par rapport à ce qui est prévu cette année.» Des manifestations massives des extrémistes religieux sont prévues prochainement et une fiche des «droits des prisonniers» sera aussi distribuée dans les écoles ultraorthodoxes avec entre autres le numéro de téléphone du QG des ultraorthodoxes qui serait mis en place pour venir aux besoins des personnes arrêtées lors d'une manifestation contre la gay pride. «Ce sont des tentatives abjectes de faire échouer la décision de la Cour suprême [qui a autorisé la marche, et la loi du pays par la violence», a déclaré Noa Sattath, présidente de Habaït Hapatuach. Têtu 30 10 06

58% des Israéliens donneraient la possibilité aux couples du même sexe d'élever des enfants
Alors que des milliers de juifs ultraorthodoxes ont manifesté hier soir, mercredi 18 octobre, à Jérusalem pour exiger l'interdiction de la gay pride prévue le 10 novembre dans la ville, le site du quotidien Yediot Aharonot a publié un sondage qui portait sur le degré de la religiosité des Israéliens et leur affinité avec le judaïsme. L'une des questions était: «Quelle est votre attitude face aux couples du même sexe?» , avec comme réponses possibles: «1/ il faut les interdire par une loi» ; «2/ qu'ils vivent comme ils veulent avec la possibilité d'élever des enfants» et «3/ qu'ils vivent comme ils veulent sans la possibilité d'élever des enfants» . Sans surprise, les opinons diffèrent selon que les répondants se disent religieux ou laïcs: 57% des religieux ont choisi la première réponse, contre 22% des traditionalistes et 10% des laïcs. Seuls 16% des religieux donneraient aux couples homos la possibilité d'élever des enfants contre 50% des traditionalistes et 78% des laïcs. En moyenne, 19% de la population ne souhaite pas permettre aux couples gay et lesbiens d'élever des enfants. À ce propos, l'organisation Mishpakha khadasha - New family (Nouvelle famille), qui soutient toutes les familles hors normes, souligne quand même une progression dans les opinions des Israéliens à travers ce sondage et rappelle que 1% des familles en Israël sont homoparentales. Têtu 25 10 06

Une femme est autorisée à adopter l'enfant de sa compagne
Selon le site d'infos gay gogay.co.il , pour la deuxième fois, une lesbienne a reçu l'autorisation du tribunal d'être reconnue comme mère de l'enfant biologique de sa compagne, un adolescent de 13 ans. En janvier 2005, la Cour suprême avait rendu une décision historique en ce sens . L'avocate Ira Hadar, qui représente plusieurs familles lesbiennes, a déclaré sur le site gay israélien que d'ici la fin de l'année, une dizaine de familles lesbiennes devraient achever le processus d'adoption. Grâce également à l'intervention d'Ira Hadar, l'État a annulé la condition d'âge minimum des enfants pour ce type d'adoption. Jusqu'à présent, l'État voulait interroger l'enfant adopté sur ses sentiments face à l'adoption. Têtu 20 10 06

Les propos homophobes du chef de l'état-major suscitent la colère des activistes LGBT
Les représentants de la communauté LGBT ont rencontré hier, mardi 3 octobre, Dan Halutz, le chef de l'état-major de Tsahal, l'armée israélienne, pour protester contre les propos qu'il a tenus il y a environ une semaine. Lors d'une cérémonie de nomination de sa nouvelle conseillère aux droits des femmes, il a déclaré: «Il y a deux genres, les hommes et les femmes, et il y a ceux dont il est interdit de parler». Dan Halutz n'a pas présenté d'excuses, mais il a qualifié ses propos de «blague». «Une blague stupide, a commenté Mike Hamel, président de l'Aguda, l'association LGBT israélienne, qui a participé à la rencontre. Je ne cherche pas à le rééduquer mais à faire de la prévention. L'Aguda reçoit de nombreux appels de soldats victimes d'homophobie dans l'armée.» L'Aguda a présenté à Dan Halutz la formation destinée aux officiers pour les sensibiliser aux problèmes des soldats homos. Il aurait apporté son soutien à cette formation et promis de nommer quelqu'un pour maintenir le contact avec l'Aguda. Têtu 04 10 06

 

 

 

 

Jérusalem : la Gay Pride aura finalement lieu le 10 novembre
Une solution de conciliation a finalement été trouvée entre les autorités administratives et les militants LGBT pour la tenue de la Gay Pride de Jérusalem ajournée sine die depuis la guerre du Liban. Elle aura lieu le 10 novembre prochain.
Open House, le centre gay communautaire organisateur de la Gay Pride de Jérusalem, avait saisi la Cour suprême il y a quelques jours après les refus successifs de la police d'autoriser la manifestation initialement prévue le 21 septembre. Différents prétextes avaient été mis en avant par les forces de l'ordre ou la municipalité, de la guerre du Liban aux vacances en passant par des problèmes d'ordre public ou de sécurité pour ne pas donner suite aux six dates alternatives proposées par les organisateurs de la marche. Open House entendait faire respecter par la justice son droit constitutionnel à manifester.
C'est sous la pression de cette procédure qu'une solution a donc été trouvée entre les deux parties lundi. La Gay Pride aura donc lieu et la date du 10 novembre a été arrêtée. Les deux camps sauvent la face et chacun crie victoire.

La police maintient son interdiction pendant la période pour laquelle elle n'avait pas donné son agrément et les militants gay voient enfin aboutir leur exigence de tenir la marche annuelle. Ce compromis a été trouvé au terme de trois heures de rudes négociations menées sous l'égide de la Haute cour.
Mis en ligne le 19/09/06 e_llico

La police de Jérusalem et la mairie devant la Cour suprême
Habaït Hapatuach, l'association organisatrice de la World Pride à Jérusalem, et l'Association pour les droits civiques en Israël ont attaqué devant la Cour suprême la police de Jérusalem et la mairie de la ville qui a refusé d'autoriser la  tenue de la marche de fierté en septembre. La marche, annulée en août à cause de la guerre, avait été prévue pour le 21 septembre, mais la police n'a pas donné son autorisation, évoquant des problèmes de «sécurité ». Six dates alternatives ont été proposées sans aucune réaction. Dans cette affaire, les organisateurs invoquent la liberté d'expression, le principe de l'égalité et le droit de se rassembler qui sont les droits civiques de base d'Israël. Ils accusent la police de céder à la pression des opposants à la marche. Mardi 5 septembre, Hatsvaïm Shelanu, l'association des jeunes homos du parti Meretz, a manifesté devant le bureau de Simon Peres, le vice Premier ministre, après qu'il a signé la pétition de Shas, le parti ultraorthodoxe sépharade, contre la tenue de la gay pride à Jérusalem. Têtu 12 09 06

Pour la première fois, une femme est autorisée à donner son ovule à sa compagne
Le quotidien Yediot Acharonot a révélé hier, jeudi 7 septembre, que le ministère israélien de la Santé   a autorisé pour la première fois une femme à faire don de son ovule fécondé à sa compagne pour que le couple puisse avoir un enfant en commun. Le ministère a reconnu ainsi le couple en tant que famille. «Nous sommes très émues. Pour nous, il s'agit d'un rêve qui devient une réalité», a déclaré le couple au quotidien. Les deux femmes, qui vivent ensemble depuis plus de 10 ans, ont sollicité le conseiller juridique du ministère qui a autorisé le processus. Pourtant, le conseiller a précisé que ce cas ne pouvait faire jurisprudence. En effet, un projet de loi est actuellement à l'étude et un comité étudierait cas par cas chaque demande de don d'ovule d'une femme à une autre. Jusqu'à ce jour, un couple de lesbiennes désirant un enfant avait le droit de recevoir le don de sperme d'un ami ou par la banque de sperme. Plusieurs affaires de ce genre ont déjà abouti à la reconnaissance de deux mères biologiques pour un enfant, notamment en Afrique du Sud et aux États-Unis. Têtu 08 09 06

Jérusalem: Des trouble-fête s'invitent au rassemblement contre l'homophobie
Sous protection policière, quelque 400 personnes se sont rassemblées pacifiquement hier, jeudi 10 août, à 18h, au centre ville de Jérusalem, pour protester contre l'homophobie dont est victime la communauté LGBT de la ville et pour rappeler que la lutte continue pour les droits LGBT. «Les droits des homos font partie des droits humains», «Dieu m'a créé comme il le voulait», «Jérusalem est pour tous», «arrêtons la haine gratuite», pouvait-on pu lire sur les pancartes portées par les participants. Des touristes venus exprès pour la semaine de la World Pride , mais aussi de nombreuses associations LGBT du pays et des militants homos des partis politiques de la gauche israélienne étaient présents. Mike Hamel, le président de l'Aguda, a déclaré à tetu.com que son association a toujours soutenu les actions de Habaït Hapatuach (l'association organisatrice de la World Pride ), mais a tenté d'expliquer son absence lors des autres événements de la semaine par «la volonté de ne pas empiéter sur les organisateurs » . Les membres de Habaït Hapatuach ont tout fait pour le bon déroulement du rassemblement. Ils ont distribué à chaque participant un tract expliquant que ce rassemblement était légitime et qu'une autorisation de la police n'était pas nécessaire. Ils ont précisé aussi qu'il était important de prendre quelques mesures pour que ce rassemblement ne devienne pas une manifestation (qui requiert une autorisation de la police). Il ne fallait pas, par exemple, scander des slogans. Mais le groupe anarchiste de Queeruption, qui s'était placé en marge du rassemblement, n'a pas résisté à la tentation. Une heure après le début du rassemblement, ce groupe vêtu de noir a commencé à crier des slogans contre la guerre au Liban et contre Israël en érigeant notamment le drapeau libanais. La réaction de la police à cette manifestation illégale n'a pas tardé: les policiers l'ont évacuée de force. Deux manifestants auraient été arrêtés. Les organisateurs de Habaït Hapatuach et leur service de sécurité privé ont immédiatement marqué physiquement l'espace entre les affrontements et le rassemblement pacifique en demandant à leurs sympathisants de quitter les lieux. Plus tard, lors de la soirée de clôture de la World Pride , Habaït Hapatuach a regretté qu'un «certain groupe» ait gâché la fin du rassemblement. Ironiquement, le débordement n'est donc pas venu d'une contre manifestation d'ultraorthodoxes, qui n'a finalement pas eu lieu, mais d'un groupe gay radical.
Têtu 11 08 06

En plein conflit israélo-libanais, la solidarité s'organise
Depuis le 12 juillet et le début des hostilités entre l'armée israélienne et le Hezbollah sur le territoire libanais, Helem, l'association LGBT libanaise qui a également des antennes en France, au Canada, en Australie et aux États-Unis, a suspendu ses activités en direction des homos pour rejoindre le mouvement de solidarité initié par des ONG afin d'assister les réfugiés. Venant aussi bien de la banlieue sud de Beyrouth que du Sud Liban, sans distinction de religion et d'orientation sexuelle, les personnes qui se retrouvent sans toit ou obligées de fuir leur habitation bénéficient ainsi d'une structure d'accueil. Les membres de l'association ainsi que d'autres bénévoles les attendent dans les locaux de Helem et dans d'autres lieux, comme les écoles publiques, pour les prendre en charge. Dans ce contexte, l'ouverture d'un nouveau club gay et le premier pique-nique organisé par Lebtour, le tour operator gay du Moyen Orient viennent d'être annulés.
En Israë! l, après l'annulation de la World Pride en raison du conflit, plusieurs associations LGBT s'organisent également pour aider les familles contraintes de rester dans des abris au nord du pays. Une collecte de livre et de jouets vient d'être lancée, à l'initiative de Miki Kafpi, président de la branche nord de l'Aguda, basée à Kiryat Shmona, une ville à la frontière du Liban. La communauté LGBT est invitée à déposer des cadeaux pour les enfants dans les bureaux de l'Aguda à Tel Aviv, à Beer Sheva ou encore à Eilat. Habaït Hapatuach (le centre gay et lesbien de Jérusalem), Tahala (l'association de parents LGBT) et Hochen (l'association des adolescents LGBT) y participent également. Dès le début du conflit, Habaït Hapatuach avait proposé aux habitants homos du Nord de trouver pour eux un logement chez un membre de la communauté dans le centre du pays pour fuir les roquettes du Hezbollah.
Ces actions de solidarité menée de part et d'autre de la frontière par les ! associations gay et lesbiennes des deux pays montrent leur engagement important dans la vie politique de leur région. Mais elles ne font pas oublier les bombardements et les morts. Têtu 02 08 06

Report sine die de la World Pride de Jérusalem
Les représentants de la World pride ont annoncé dimanche le report sine die de la marche initialement prévue le 10 août à Jérusalem à cause des événements survenus ces derniers jours en Israël et au Liban
"La marche a été repoussée à une date indéterminée vu que nombre de participants attendus de l'étranger ont annulé leur voyage à cause de la dégradation de la situation sécuritaire" a indiqué à l'AFP un porte-parole de la marche qui a souligné toutefois que d'autres manifestations culturelles et politiques sur le thème de la tolérance avaient été maintenues, notamment un concert et un festival de films à Jérusalem.
La mairie de Jérusalem, de tendance ultra-orthodoxe, s'est félicitée du report de la marche.
Le chef spirituel du parti gouvernemental Shass (orthodoxe sépharade), le rabbin Ovadia Yossef, avait qualifié la parade prévue "d'insoutenable abomination". D'autres rabbins de renom avaient appelé à une contre-manifestation de masse et à "empêcher à tout prix" la tenue de cette manifestation qui, selon eux, "souille la ville sainte". Le Grand Rabbin sépharade d'Israël avait adressé une lettre au pape Benoît XVI afin que celui-ci soutienne le judaïsme orthodoxe dans cette affaire.
Lors la dernière Gay Pride à Jérusalem, un juif ultra-orthodoxe avait poignardé un des participants. En revanche, les Gay Pride de Tel-Aviv se déroulent chaque année sans incident avec la participation du maire et de ministres.
Mis en ligne le 24/07/06 e-llico

Le ministère de l'Éducation lutte contre l'homophobie
L'homophobie, l'histoire de l'homosexualité, des articles sur le développement de l'identité sexuelle, une bibliographie, des conseils pour parler de l'homosexualité avec les adolescents, des récits de jeunes homos et de leurs parents… Tout cela n'est qu'une partie de ce que l'on peut désormais trouver sur le site du service psychologique et consultatif du ministère de l'Éducation israélien . Ce qui ne fait pas de mal dans le contexte actuel, plus qu'hostile à la tenue de la World Pride.
C e site est le fruit d'une coopération exceptionnelle entre Khoshen, le centre d'éducation et d'information de la communauté LGBT, et le ministère de l'Education. «Dans la société israélienne, des citoyens d'origines et d'ethnies différentes co-habitent , explique Yuji Tamir, la nouvelle ministre travailliste de l'Éducation. Parmi eux, cohabitent aussi des personnes avec des orientations sexuelles différentes. Le rôle principal du système éducatif est d'encourager les citoyens, surtout les jeunes, à être ouverts d'esprit, à accepter la différence et à être tolérants. Le système éducatif est obligé de donner une réponse aux jeunes qui font face à une crise d'identité.» Comme on pouvait s'y attendre, le parti sépharade ultra-orthodoxe, Shas, s'insurge. «Ce programme représente un grave danger pour l'éducation en Israël qui doit suivre les traditions juives et non pas les phénomènes marginaux », a ainsi écrit le ministre Nahari du Shas à la ministre de l'Éducation. «Il est grave , ajoute-il, que le ministre de l'Éducation établisse son programme scolaire en fonction d'organisations homosexuelles sans que le programme ne soit validé par le Parlement.» La ministre de son coté a réitéré ses intentions dans un article paru dans le quotidien Yadiot Aharonot . Têtu 17 07 06

World Pride à Jérusalem : pressions multiples des opposants
Des représentants du judaïsme orthodoxe en Israël ont appelé ces derniers jours à la mobilisation des fidèles contre la World Pride prévue à Jérusalem du 6 au 12 août.
Annulée l'année dernière pour cause de politique intérieure (en l'occurrence — le déplacement de colons israéliens de certains territoires occupés — , la World Pride qui se déroulera, en août prochain, doit faire face à une très forte opposition de la part des leaders religieux et du monde politique.
Le chef spirituel du parti gouvernemental Shass (orthodoxe sépharade), le rabbin Ovadia Yossef, a qualifié la parade prévue le 10 août "d'insoutenable abomination" dans son prêche hebdomadaire.
D'autres rabbins de renom ont appelé à une contre-manifestation de masse et à "empêcher à tout prix" (!) la tenue de cette manifestation qui, selon eux, "souille la ville sainte".
Deux formations de l'opposition, la Liste du Judaïsme Unifié de la Torah (ultra orthodoxe) et la Liste de l'Union nationale (ultra nationaliste et religieux) ont déposé lundi 10 juillet, une motion de censure pour interdire cette manifestation. Le Parlement l'a rejetée à une forte majorité (47 voix contre 21 et 16 abstentions sur 120 députés).
Lors du débat, le représentant du gouvernement, le ministre Yaacov Ederi, chargé du dossier de Jérusalem, s'est déclaré "personnellement hostile" à la tenue de la World Pride , tout en affirmant que la police devait décider si elle pouvait ou non l'autoriser.
Il a relevé "l'entente exceptionnelle des représentants des trois religions monothéistes, judaïsme, chrétienté et Islam contre la tenue du rassemblement".
Une pétition contre la marche a récolté par ailleurs les signatures de 24 membres du conseil municipal de la ville sur 31.
Un porte-parole de la communauté homosexuelle israélienne a cependant fait savoir qu'il n'était pas question d'une quelconque annulation. Lors d'une des dernières éditions de la Gay Pride de Jérusalem, un juif ultra-orthodoxe avait poignardé un des participants.
Infos sur la World Pride de Jérusalem sur www.worldpride.net
Mis en ligne le 17/07/06 e-llico

Escalade de violence contre la World Pride
Hier, mercredi 11 juillet, au matin, des communiqués appelant clairement au meurtre de gays ont été distribués dans les boîtes aux lettres des habitants de Mea Shearim, le quartier le plus ultraorthodoxe de Jérusalem. Ce communiqué promet 20.000 shekels (3.600€ environ) «à tous ceux qui causeront la mort de l'un des habitants de Sodome et Gomorrhe» . Il y est même conseillé d'utiliser des cocktails molotov et, au cas où les lecteurs dudit tract ne sauraient pas comment les préparer, la recette est indiquée… Le communiqué est signé par un groupe inconnu dans le monde ultraorthodoxe qui a fait aussitôt savoir par la voix de ses dirigeants qu'il s'agissait «d'une farce, ce n'est pas notre manière d'agir» . Néanmoins, la police israélienne a pris au sérieux ce communiqué et a ouvert une enquête. Des affiches signées par des rabbins ultraorthodoxes ont également fait leur apparition dans la ville pour protester contre la Marche de la fierté mondiale, prévue le 10 août, et inciter les habitants de Jérusalem à exprimer leur désaccord  «par tout moyen possible» . Plusieurs hommes politiques se sont indignés et considèrent qu'il s'agit d'une incitation au meurtre. L'association Habaït Hapatuach, organisatrice de la World Pride , a elle aussi condamné ces incitations à la haine et a expliqué : «nous ne céderons pas face aux menaces violentes et nous marcherons pacifiquement le 10 août» . Par ailleurs, Habaït Hapatuach organise aujourd'hui jeudi une conférence de presse pour annoncer officiellement le programme de la semaine Pride du 6 au 12 août.
Toutes les infos  Pride sur www.worldpride.net Têtu 11 07 06

Rassemblement de solidarité avec les homos palestiniens
Une centaine de personnes ont participé ce matin à un rassemblement de solidarité avec les membres LGBT palestiniens de Habaït Hapatuach, l'association organisatrice de la World Pride qui se tient en ce moment à Jérusalem. Ces Palestiniens homos peuvent de moins en moins et avec toujours plus de difficultés participer aux événements qu'organise Habaït Hapatuach à cause du mur de séparation. Construit il y a 3 ans par le gouvernement israélien durant la deuxième intifada, ce mur a changé la vie quotidienne des Palestiniens qui ont besoin maintenant d'autorisations spéciales pour passer en Israël, des autorisations quasiment impossibles à obtenir. Le rassemblement a eu lieu dans un point de passage important entre Jérusalem et Beït Lechem. «Une ville divisée, une seule communauté», «amour sans frontière», «nous avons de l'amour et ce sera plus fort», a-t-on pu lire sur les pancartes portées par les participants, pour la plupart des Américains et des Canadiens. À part les activistes de Habaït Hapatuach, il n'y avait pas d'autres Israéliens, «il est 8h30, c'est trop tôt pour eux» , a dit à tetu.com Hagaï El Ad, président de Habaït Hapatuach. «On a un message sérieux pour les Palestiniens, c'est qu'ils font partie de notre communauté, et pour les Israéliens, qu'il est important de dialoguer et de lutter.» Peu de journalistes de la presse internationale ont fait le déplacement, et du côté israélien, seul un journaliste d'un site d'info gay israélien était présent. La date et l'heure du rassemblement ont été changées trois fois. Les organisateurs avaient-ils peur des réactions des extrémistes juifs et arabes? En tout cas, l'un des organisateurs a avoué que ce lieu de rassemblement «vide» a été choisi pour éviter des débordements avec les populations juive et arabe dans un contexte régional déjà tendu. D'autre part, la police de Jérusalem n'a pas donné l'autorisation à Habaït Hapatuach d'organiser demain le rassemblement en centre-ville pour protester contre la campagne de haine dont la communauté LGBT a été victime. Selon la police, Habaït Hapatuach ne pourrait garantir que ses sympathisants ne «provoquent de débordement». Auparavant, la police n'avait pas voulu donner l'autorisation car ses troupes étaient mobilisées ailleurs, compte tenu de la situation dans le pays. Pour Habaït Hapatuach, il s'agit clairement d'une discrimination car la police garantit la sécurité d'autres rassemblements, dans la ville, ces jours-ci. Têtu 09 08 06

À Jérusalem, la World Pride ne parvient pas à rassembler
«En tant qu'activistes des droits humains, nous ne pouvons pas ignorer ce qui se passe actuellement au nord d'Israël et au Liban, nous devons établir le lien entre les activistes homos et le mouvement antiguerre pour promouvoir les droits de l'être humain», a déclaré Julie Dorf, coprésidente aux États-Unis de la World Pride. Louis-George Tin, président du comité de l'Idaho, a rappelé son engagement de promouvoir un réseau international de solidarité: «Bien que je ne soutienne pas l'ensemble de la politique du gouvernement israélien, je soutiens le message des organisateurs qui lient les actions pour les droits des LGBT aux actions de défense des droits de l'homme. La critique que l'on peut faire contre le gouvernement israélien peut se faire sur place. Israël est la seule démocratie dans la région, c'est pourquoi nous pouvons mener nos actions ici.» Un rassemblement de solidarité du côté israélien du «mur de sécurité», situé à proximité de Jérusalem et qui a coupé en deux les territoires de la Cisjordanie , est prévu mardi matin pour marquer la solidarité des organisateurs avec les membres palestiniens de la communauté qui ne peuvent pas participer aux événements, en raison de ce mur qui les séparent. Néanmoins, dans une lettre ouverte , Al Fatiha, l'organisation des musulmans gay américains, a appelé au boycott de la World Pride de Jérusalem. «Cette World Pride ne sera pas un rassemblement des personnes; des Palestiniens et la grande majorité de musulmans continuent à ne pouvoir avoir accès à la ville de Jérusalem. Nous ne pouvons pas, en toute bonne foi, soutenir la participation à une World Pride qui se tient dans Jérusalem isolé, avec un système israélien ségrégationniste.» Pour l'association, il ne peut y avoir de place pour la fierté dans un pays où le gouvernement et son armée attaquent la population palestinienne et maintenant libanaise. C'est dans ce contexte que s'est ouverte la semaine de la World Pride à Jérusalem. Hier soir, lundi 7 août, Saar Netanel, conseiller municipal – ouvertement gay – de Jérusalem, a présidé une réunion extraordinaire du conseil municipal: «Jérusalem est une ville compliquée par ses différents groupes de population cloisonnés chacun dans leur quartier. C'est pourquoi cette ville a besoin d'un message d'amour sans frontière», a-t-il souligné devant les drapeaux gay et israélien. Invité à participer à la réunion, le maire ultraorthodoxe et homophobe de la ville était absent et son siège est resté vide. Sharon Kleinbaum, rabbin lesbienne du mouvement juif réformé, s'y est installé pour quelques secondes en déclarant «Dites-lui qu'une femme rabbin lesbienne y était assise!». Les autres grands absents de la réunion étaient les personnalités politiques de premier plan qui avaient accompagné les organisateurs dans leur combat et les dirigeants des associations LGBT israéliennes. Malgré tout, la conférence sur la santé a attiré plus de 200 personnes et quelques dizaines de jeunes homos ont été accueillis à la Knesset par la députée travailliste Sheli Yekhimovitch, présidente de la commission qui s'occupe de droits des enfants. Têtu 08 08 06

La World Pride de Jérusalem reçoit le soutien du Parlement
La tenue de la World Pride à Jérusalem avait jusqu'à maintenant surtout préoccupé la communauté LGBT et les représentants des trois religions monothéistes. Elle est désormais devenue un débat national en Israël, abondamment relayé par les médias, depuis la réunion de la Commission de l'intérieur et de l'environnement de la Knesset qui s'est déroulée le 4 juillet. Lundi soir, une nouvelle étape a même été franchie puisque la Knesset a rejeté la motion de censure contre le gouvernement déposée par le parti ultraorthodoxe Yahadut Hatora. Ce parti qui voulait interdire la manifestation, s'est, pour l'occasion, allié à ses rivaux arabes, ce qui constitue une alliance historique sans précédant contre les homosexuels. Dans le débat qui a précédé le vote sur la motion de censure, le parti travailliste, membre de la coalition gouvernementale, s'est clairement positionné pour la première fois du côté des organisateurs de la World Pride. Quant au parti ultraorthodoxe séfarade Shas, opposant farouche de la marche, il a dû quitter le Parlement au moment du scrutin pour ne pas voter contre la coalition dont il fait lui aussi partie. De son côté, l'association Habaït Hapatuach, organisatrice de la World Pride , a fait savoir dans un communiqué que la marche aurait bel et bien lieu à Jérusalem. Ce communiqué met ainsi fin aux rumeurs et aux spéculations selon lesquelles la marche prévue le 10 août serait délocalisée à Tel-Aviv. «Les événements Pride sont une occasion de montrer au monde la ville de Jérusalem comme la capitale de la tolérance et du pluralisme, lieu d'une vraie rencontre entre religions et cultures différentes , peut-on lire dans le communiqué. Nous sommes contents d'avoir le feu vert de la Knesset » . Le porte-parole de la mairie de Jérusalem, dont le maire ultraorthodoxe mène une bataille virulente contre la marche, a indiqué que la mairie n'avait pas l'autorité légale pour valider ou annuler la parade, ce que beaucoup de ses administrés les plus religieux lui auraient demandé.
Plus d'infos sur le site World pride. Têtu 11 07 06

Mobilisation anti-World Pride à Jérusalem
Des députés israéliens, juifs et arabes, se mobilisent ces derniers jours dans le but de faire annuler la World Pride qui doit se tenir à Jérusalem du 6 au 12 août

"Les habitants de Jérusalem sont attirés par le caractère unique de cette ville, il n'y a aucune raison de porter atteinte à cette singularité par simple désir exhibitionniste", affirme Yitshak Lévy, rabbin et député (Parti d'Union Nationale) dont les propos sont rapportés par le quotidien Yédiot Aharonot.
Deux députés de la Liste Arabe Unie ont consacré ces derniers jours à faire circuler une pétition auprès des parlementaires israéliens afin d'obtenir l'annulation pure et simple de cette Gay Pride internationale.
Si les juifs ultra-orthodoxes condamnent unanimement l'organisation de cet événement, la majorité des habitants laïcs de Jérusalem et mêmes certains partis politiques habituellement favorables à la communauté homosexuelle ont également rejoint les rangs de la fronde anti-World Pride.
Le Grand Rabbin sépharade d'Israël a adressé une lettre au pape Benoît XVI afin que celui-ci soutienne le judaïsme orthodoxe dans cette affaire. Trois organisations chrétiennes basées à Jérusalem ont exhorté les autorités israéliennes à reconsidérer l'autorisation qu'elles ont accordée aux organisateurs.
Une pétition opposée à la gay parade a récolté les signatures de 24 membres du conseil municipal sur les 31 que compte la municipalité. A Jérusalem, plusieurs contre-manifestations sont prévues.
Un débat houleux, rassemblant des représentants de la communauté homosexuelle et des trois religions, s'est tenu mardi au parlement israélien (knesset). Un porte-parole de la communauté homosexuelle israélienne a fait savoir qu'il n'était pas question d'une quelconque annulation.
Mis en ligne le 05/07/06 e-llico

La sainte alliance des intolérants
Têtu : À un mois de la World Pride , les trois religions font bloc contre la parade
La commission de l'Intérieur et de l'environnement de la Knesset , le parlement israélien, s'est réunie hier, mardi 4 juillet, au sujet de la tenue de la World Pride à Jérusalem, en août prochain. Les participants de cette séance très houleuse étaient les suivants: le ministère de l'Intérieur, le ministère de la Justice , l'union LGBT, Habaït Hapatuach (organisateurs de la World Pride ), la mairie de Jérusalem, l'union des droits du citoyen et des représentants des trois religions. Raleb Magadale, président de la commission et parlementaire arabe du parti travailliste, a débuté la séance en déclarant qu'il avait rencontré les organisateurs et avait essayé de les convaincre d'annuler la parade à cause de la grande sensibilité et de la crainte liée à la sécurité publique. «En tant que musulmans, nous sommes liés à la loi religieuse et cette parade provocatrice est un phénomène inadmissible qu'il ne faut pas amplifier en y donnant son accord» s'est insurgé Ibrahim Zarzur, parlementaire du parti arabe Raam. Le parlementaire religieux Itzhak Levy a présenté un sondage selon lequel 85% des habitants de Jérusalem seraient contre la tenue de la World Pride dans leur ville. «Tous les dirigeants des religions sont contre la parade à cause de la sainteté de la ville» , a ajouté le nonce apostolique en Israël, l'archevêque Antonio Franco. «Dieu peut détruire Jérusalem comme il l'a fait à Sodome» , a affirmé le Cheikh Mansara. En revanche, deux rabbins des mouvements libéraux se sont exprimés pour la tenue de la parade à Jérusalem, de même que les parlementaires du Meretz. «Des populations déniées doivent marcher et c'est notre devoir de les protéger», a souligné le travailliste Sheli Yechimovitch. Pour conclure la réunion, le président de la commission a demandé au représentant de la police de Jérusalem de lui présenter un rapport dans lequel la police doit se prononcer sur le degré de danger que peut représenter la parade pour la sécurité publique. Parallèlement, le grand rabbin ashkénaze d'Israël, le rabbin Yona Metzger a appelé hier, dans une réunion, les dirigeants des religions à Moscou de «tout faire pour annuler la parade de l'abomination à Jérusalem» . Le grand rabbin séfarade d'Israël, Shlomo Amar a envoyé de son côté une lettre au pape lui demandant d'intervenir pour annuler la parade. Tetu 05 08 06

À la veille de la World Pride , les jeunes homos du Meretz contre la guerre
Le groupe des jeunes homos du parti politique Meretz a annoncé le 2 août qu'il est contre la guerre entre Israël et le Hezbollah. Les jeunes ont appelé à l'arrêt des hostilités des deux côtés et à l'ouverture des négociations pour la libération des soldats israéliens kidnappés contre une libération des prisonniers libanais et palestiniens. En attendant, et bien que la parade ait été annulée , la semaine de la World Pride débute à Jérusalem ce dimanche 6 août. Au programme, une conférence internationale sur la santé des personnes LGBT, de nombreuses manifestations culturelles (un festival de films gay et lesbiens, des expositions, des tables rondes sur la littérature homo, des concerts, etc.), une convention œcuménique. À la place de la marche annulée du 10 août, les organisateurs prévoient un rassemblement silencieux dans le centre de Jérusalem pour protester contre la campagne de haine dont la communauté fait l'objet. En marge de ces événements, un groupe anarchiste organise le Queeruption, un rassemblement dans un lieu désaffecté qu'ils investissent pour créer un espace libre de rencontres, de liberté et de création. Les organisateurs refusant de répondre aux questions d'un «média commercial», nous n'avons pas pu avoir de renseignements supplémentaires ni sur le lieu, ni sur la nature de cet événement, qui dispose néanmoins d'un site . Têtu 04 08 06

Les propos homophobes d'un parlementaire contre la World Pride
«La visite des adolescents gay à la Knesset fera d'elle un lieu de dictature de perversion et de Sodome et Gomorrhe… ils peuvent vivre leur vie chez eux, mais ils ne peuvent pas visiter la Knesset comme un autre groupe.» Tels étaient les propos de Atniel Shneler, parlementaire du parti Kadima, dans une lettre adressée à la présidente du Parlement, Dalya Itsik. Une visite est en effet programmée dans le cadre des festivités de la World Pride à Jérusalem en août. Le porte-parole de la Knesset a affirmé que «les homosexuels peuvent visiter le lieu comme chaque autre citoyen». Mais ces propos ont provoqué un tollé. Le groupe Hatsvaim Shelanu (Nos couleurs), les jeunes homos du parti Meretz, a envoyé une lettre virulente à la présidente du Parlement ainsi qu'au président de Kadima en leur demandant de condamner les propos homophobes du parlementaire. «Il s'agit d'un nouveau parlementaire qui voulait surtout avoir une couverture médiatique, mais son action ridicule n'a pas marché» a déclaré à Têtu, Yoav Sivan, coordinateur LGBT des jeunes du Meretz. Zehava Galon, numéro 2 de Meretz et Yael Dayan, maire adjointe de Tel-Aviv ont condamné ces propos. D'autre part, un groupe de rabbins ultraorthodoxes de Jérusalem a publié une notice dans laquelle ils se disent «prêts à une guerre sainte pour arrêter les destructeurs» … et qu'une manifestation sera organisée contre la World Pride. Têtu 26 06 06

Une Marche de la chasteté prévue deux jours avant la World Pride à Jérusalem
Après la pétition contre la tenue de la World Pride à Jérusalem lancée par un membre du conseil municipal, le rabbin ultraorthodoxe, Amnon Itzhak et son groupe extrémiste, Shofar, annoncent sur leur site la tenue de la Marche de la chasteté. «Deux jours avant la date où les personnes dégoûtantes marcheront dans le cadre de la "marche de l'abomination" mondiale, des milliers des juifs dont l'âme est libérée par la voie de Dieu, participeront à une grande marche de chasteté… Les juifs d'Israël et du monde entier à qui la sainteté et la pureté de Jérusalem sont chères, marcheront pour la particularité de la voie de la Tora », peut-on y lire. «Ces gens tournent le dos à un grand principe de la Tora "Aime ton ami comme tu aimes toi-même", a répondu Noa Satat, directrice de Habaït Hapatuach (qui organise la World Pride ) au quotidien Yediot Aharonot . Les participants donneront la meilleure réponse à cette démonstration obscure qui ne fait que donner un mauvais nom au judaïsme et à Jérusalem. Nous invitons le rabbin Itzhak à participer à un congrès interreligions qui aura lieu pour la première fois dans le cadre de la World Pride. Les représentants des religions présenteront un discours religieux basé sur le respect de toutes les personnes créées à l'image de Dieu et fidèle aux valeurs traditionnelles du judaïsme: la tolérance et l'amour d'autrui.» Têtu 19 06 06

Nouvelle attaque contre la World Pride de Jérusalem
Selon le quotidien Maariv, le maire ultraorthodoxe de Jérusalem, Uri Lopolianski, aurait signé une pétition pour l'annulation de la World Pride d'août prochain dans la capitale israélienne. Mina Panton, l'initiatrice de la pétition, est membre du conseil municipal et son but est de rassembler pas moins de 100.000 signatures afin de les transmettre à la Cour suprême pour montrer «les dangers et l'outrage que la marche impliquent. Il est étonnant, ajoute-t-elle, que les leaders israéliens ne comprennent pas l'opposition à cette marche en Israël et à l'étranger… La marche est une provocation sans précédent.» Saar Netanel, membre ouvertement gay du conseil municipal de Jérusalem, a déclaré à Maariv qu'il n'était pas surpris de l'attitude du maire et que l'opposition à la marche ne fait que renforcer la volonté des organisateurs. Il y a deux semaines, le tribunal régional de Jérusalem a ordonné à la mairie de Jérusalem de verser la somme de 350.000 shekels (plus de 62.000 euros) aux organisateurs, et le juge a même critiqué l'attitude discriminatoire de la mairie. Parallèlement, à la cinémathèque de Tel-Aviv se tient ces jours-ci un festival de films gay et lesbiens qui réunit une cinquantaine de films du monde entier. Têtu 16 06 06

Des groupes d'extrême gauche lance un appel à boycotter la World Pride
Un groupe baptisé The Coalition to Boycott World Pride Jerusalem 2006, composé des associations britannique Queers Undermining Israeli Terrorism et israélienne Kvisa Shchora (Linge noir) appellent à boycotter la World Pride de Jérusalem le 10 août prochain. Kvisa Shchora, dont les membres sont toujours vêtus de noir lors des manifestations homos, est un groupe d'action LGBT contre l'occupation israélienne et pour la justice sociale. Sur son site , le groupe appelle à signer une pétition contre la marche «dans le cadre d'un mouvement mondial de boycot d'Israël. Bien que l'événement s'intitule "L'Amour sans frontière", Israël continue depuis des décennies à occuper Jérusalem». Le groupe explique qu'en faisant le déplacement à Jérusalem, les participants montrent leur soutien à la politique du gouvernement israélien, malgré la déclaration de l'Onu selon laquelle Jérusalem est une ville internationale. Diane Langford, de Palestine Solidarity Campaign, a déclaré au site gay.com que le choix de Jérusalem légitime le pouvoir colonial. Jack Gilbert, ancien président du congrès mondial des LGBT juifs, s'est demandé sur PinkNews pourquoi les opposants de la marche ne s'intéressent pas plutôt à l'homophobie en Palestine. «Nous avons un large soutien international, a déclaré à Têtu le président de Habaï Hapatuach, organisatrice de la marche, dont la mission première est de promouvoir la fierté et la tolérance. Nos événements sont une occasion extraordinaire d'associer de nouveau Jérusalem aux valeurs comme l'égalité et la tolérance.» Têtu

Homophobie à l'université religieuse Bar Ilan
«Nous sommes venus ici pour dialoguer et expliquer que les personnes LGBT font partie de la société et même ici, dans cette université, il y a une communauté LGBT. Quand on célèbre la journée des étudiants, tout le monde doit pouvoir s'y retrouver», a déclaré Mike Hamel, président de l'association LGBT Haaguda lors de la manifestation à l'entrée de l'université religieuse Bar Ilan. Quelques activistes de Haaguda sont venus, en effet, protester lundi 29 mai contre la décision de l'Union des étudiants de retirer à la dernière minute le stand de Haaguda qui leur avait été promis dans le cadre de la journée des étudiants. Le «manque de place» a été la raison évoquée. «Cela sent l'homophobie», a répondu Haaguda qui a demandé à être présente durant cette journée pour dialoguer avec les étudiants religieux, majoritaires dans ce campus situé au centre du pays. Paradoxalement, en même moment, le chanteur ouvertement gay Ivry Lider se produisait sur le campus et fut l'artiste principal du concert pour la journée des étudiants. Certains manifestants ont critiqué le fait qu'il n'ait pas annulé son concert suite à la décision de l'Union des étudiants. Le chanteur, pour sa part, a annoncé après le concert qu'il dialoguait avec son public à travers ses chansons. La direction de l'université a promis d'enquêter sur les protestations de Haaguda. Têtu 03 06 06

La mairie de Jérusalem versera 350.000 shekels au CGL de la ville
Le tribunal régional de Jérusalem a ordonné dimanche 28 mai à la mairie de Jérusalem de verser la somme de 350.000 shekels (61.000 € environ) à Habaït Hapatuach ( la Open House ), le CGL de la ville, organisateur de la World Pride d'août prochain. La mairie avait en effet décidé de rejeter à plusieurs reprises les demandes de subventions que le centre avait déposées. Le juge a critiqué la conduite de la mairie qui avait distribué les subventions non pas selon les normes du ministère de l'Intérieur mais selon des critères discriminatoires. D'autre part, sept juges de la Cour suprême israélienne se sont réunis dimanche pour étudier la plainte de cinq couples mariés en Canada afin que le ministère de l'Intérieur reconnaisse leur mariage. Les deux parties ont exposé leurs arguments et le jugement sera rendu dans quelques mois. Têtu 30 05 06

Des déclarations exceptionnelles des politiques contre l'homophobie
«J'appelle le public à être tolérant envers la communauté LGBT et à combattre toute expression de haine, d'hostilité et de maltraitance qui pourrait exister contre cette population », a déclaré Moshe Katsav, président de l'État d'Israël dans un communiqué exceptionnel publié le 17 mai, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie. C'est la première fois qu'un président s'exprime en faveur de la communauté LGBT. Moshe Katsav a ajouté qu'il soutenait le combat de l'Union des parents des gays et des lesbiennes, qui lui ont demandé de faire une déclaration publique contre l'homophobie. Le même jour, Yossi Beilin, numéro 1 du parti gay-friendly Meretz, a expliqué devant la Knesset le sens de la journée mondiale contre l'homophobie et a rappelé que la tenue de la World Pride à Jérusalem placerait Israël parmi les états qui acceptent pleinement leur communauté homo. Yossi Beilin a aussi appelé Yuli Tamir, la ministre de l'Éducation d'enseigner la tolérance et le pluralisme. Yuli Tamir, qui a ensuite pris la parole, a déclaré que le système de l'éducation doit, en effet, faire face à la situation et qu'elle renforcera l'enseignement contre l'homophobie. Par ailleurs, des centaines de personnes ont participé à la gay pride d'Eilat, dans le sud du pays, le vendredi 19 mai. Têtu 22 05 06

Une nouvelle circulaire en faveur du droit d'héritage des couples homos
Quelques jours après la formation du nouveau gouvernement en Israël, le ministère de la Justice a publié, le dimanche 9 mai, une circulaire dans laquelle il est précisé que les couples du même sexe pourront hériter de leur partenaire. Cette précision intervient dans le cadre d'une réforme que le ministère prépare depuis près de sept ans. Un comité propose en effet de ne plus mentionner dans la loi les mots «époux» et «épouse», ce qui permettrait aux couples gay et lesbiens de bénéficier pleinement de la loi sur l'héritage. La nouvelle réforme devra néanmoins être validée par le parlement israélien. Le pas vers la reconnaissance de l'héritage des couples du même sexe intervient après la décision du procureur de l'État de ne pas faire appel à la décision d'un tribunal régional qui, en 2004, avait permis à un homo de 77 ans d'hériter de son partenaire, même en l'absence de testament . Têtu 11 05 06

L'EuroPride à Tel-Aviv en 2009 ?
Tel-Aviv aimerait bien confirmer son statut de ville gay-friendly. Selon le site israélien gogay.co.il, l'Union LGBT de Tel-Aviv aurait donc l'intention de poser sa candidature pour accueillir l'EuroPride en 2009. Bien qu'Israël ne soit pas membre de l'Union européenne, elle participe régulièrement à des événements européens tels que l'Eurovision. Si la candidature est retenue, l'événement serait encore plus festif, car  la Ville Blanche (inscrite au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco depuis 2003) fêtera ses 100 ans. L'Union LGBT de Tel-Aviv aurait reçu le soutien de la mairie, du ministère des Affaires étrangères et du ministère du Tourisme. Tel-Aviv, considérée comme la capitale gay d'Israël, n'accueillera pas cette année sa traditionnelle gay pride. En effet, les organisateurs telaviviens ont décidé de soutenir les organisateurs de la World Pride à Jérusalem et de défiler à leurs côtés en une seule marche, celle du 10 août prochain. Têtu 02 05 06

Les préparatifs pour la World Pride s'accélèrent
La Open House , l'association organisatrice de la World Pride à Jérusalem, a ouvert sur son site des forums de discussion sur des sujets divers qui intéresseront ceux et celles qui pensent participer aux festivités, du 6 au 12 août prochain. Les internautes pourront y trouver par exemple un/e partenaire de voyage ou un logement chez l'habitant, et pourront même communiquer en français dans un forum dédié aux francophones. Sur ce site, on trouve aussi des infos complètes sur tous les événements organisés pendant la semaine. La Open House a également mis en place un autre site qui permet aux touristes gay et lesbiennes de bénéficier d'offres spéciales pour des hôtels à Jérusalem et à Tel-Aviv. Des excursions conçues spécialement pendant la semaine de la World Pride sont aussi proposées au départ de Jérusalem dans différentes régions d'Israël ainsi qu'en Jordanie et en Égypte.

Malgré les espoirs, pas de parlementaires homos à l'issue des élections législatives
Les Israéliens élisaient hier, mardi 28 mars, leurs 120 représentants au Parlement. Malgré un nombre exceptionnellement élevé de candidats homos, dont certains parmi les 10 premiers candidats des petits partis, aucun n'a réussi à être élu à la Knesset , le Parlement israélien. Le Parti travailliste, qui a inscrit dans son programme électoral il y seulement quelques jours un paragraphe soutenant les droits des LGBT obtient 20 sièges, derrière le premier grand parti, Kadima (28 sièges). Meretz, le parti dont le programme est le plus gay-friendly, perd deux sièges et ne disposera que de quatre députés. La lutte pour les droits de la communauté LGBT repose donc sur ses épaules. Il faudra attendre encore quelques jours pour savoir si ce petit parti entrera dans un gouvernement que composera sans doute Ehud Olmert, le chef du parti Kadima, qui est Premier ministre par intérim depuis l'hospitalisation d'Ariel Sharon. Une chose est sûre: le prochain Premier ministre israélien est sensibilisé à la communauté gay. En effet, sa fille, Dana, est ouvertement lesbienne. Têtu 28 mars 06

Triangles roses : Israël reconnaît les homosexuels tués dans l'holocauste
Pour la première fois, la communauté LGBT d'Israël a été invitée à participer aux cérémonies commémoratives de l'holocauste. Deux membres de la Jerusalem Open House (JOH) ont pris part, au nom de la communauté homosexuelle israélienne, à la cérémonie au pied du monument à la mémoire de la rébellion du ghetto de Varsovie au mémorial Yad Vashem.
" En tant qu'homosexuel et fils d'une famille de survivants de l'holocauste, j'ai senti que je bouclais un cycle en participant à la cérémonie, au nom de la JOH , en tant que représentant de la communauté LGBT " explique Amir Sumaka'iFink de la Jerusalem Open House.
Cette participation des associations LGBT aux cérémonies commémoratives de la déportation en Israël intervient alors qu'en Europe et aux Etats-Unis de semblables participations ont déjà lieu depuis plusieurs années.
Mis en ligne le 26/04/06e-llico

Les travaillistes sont enfin du côté des gays et des lesbiennes
Mieux vaut tard que jamais. À une semaine des élections législatives du 28 mars, le Parti travailliste a enfin inclus cette semaine dans son programme électoral publié sur son site un paragraphe qui parle des droits des LGBT. Sous la rubrique «Pays juif et démocratique», on peut lire: «Le Parti travailliste fera le nécessaire pour mettre fin à toute discrimination des citoyens fondée sur l'orientation ou l'identité sexuelle. Le parti s'opposera à toute loi ou tout règlement portant atteinte à l'égalité des personnes d'orientation ou d'identité sexuelle différente. Le parti soutient le droit de chaque citoyen et citoyenne à institutionnaliser son couple avec la personne de son choix. » Le Parti travailliste, qui rejoint quatre autres partis politiques ayant déjà inclus les droits des LGBT dans leurs programmes électoraux respectifs, devient ainsi le premier grand parti politique à aborder le sujet ouvertement. Ce pas important du parti pour attirer des nouveaux électeurs serait dû à Itaï Fuchs, membre ouvertement gay du conseil municipal de Tel-Aviv, qui a quitté Meretz, il y a environ un mois, pour s'associer aux travaillistes. Uzi Even, un ancien parlementaire ouvertement gay du Meretz, aurait, lui aussi, quitté son parti pour s'associer aux travaillistes après la publication de ce nouveau paragraphe gay-friendly. Têtu 23 03 06

Des spots publicitaires politiques très gay-friendly
Trois semaines avant les élections législatives en Israël, la diffusion de spots des différents partis politiques a débuté hier soir, mardi 7 mars, à la télévision nationale. Le contraste et la diversité de la société israélienne sautent aux yeux. Trois partis parlent dans leurs programmes politiques des droits LGBT et cela se voit. À côté des spots des partis ultra-orthodoxes, Meretz (gauche), qui destine son message aux délaissés et aux minorités, a présenté des hommes et des femmes devant le Mur des lamentations, chacun faisant un vœu. «Faites que je me marie avec Boaz (prénom masculin)», demande l'un d'eux, un jeune homme d'une vingtaine d'années. Un autre parti gay-friendly, Alé Yarok (la feuille verte), du centre gauche, préconise, entre autres, la légalisation de la marijuana, de la prostitution et des jeux de hasard et présente un programme de protection de l'environnement. Ce parti a choisi notamment de montrer un mariage lesbien où de belles jeunes filles en robe de mariée blanche finissent la cérémonie par un baiser sur la bouche devant leur guitariste, un joint aux lèvres. Dans les prochains jours, Shinui (centre) présentera ses deux candidats homos, Yonatan Danilovich et Sharon Perle, qui parleront de leur homosexualité et des droits pour l'égalité des chances.

 

Le mouvement des conservateurs juifs prêt à défendre le mariage homo?

Une décision historique pourrait tomber demain, mercredi 8 mars, lors de la réunion du Comité sur la loi juive du mouvement conservateur, l'une des quatre branches de la religion juive, qui cherche à lier judaïsme et modernité. Réunis dans le Maryland aux États-Unis, 25 rabbins discuteront en effet d'une motion visant à reconnaître les mariages des couples du même sexe et à permettre aux rabbins homosexuels, hommes et femmes, de pratiquer leurs fonctions, sans cacher leur orientation sexuelle. Si cette proposition a des chances d'être adoptée, la réunion promet néanmoins d'être houleuse et intense, car elle va à l'encontre d'une décision adoptée en 1992 sur le statut des homosexuels. Les conservateurs juifs espèrent attirer ainsi plus d'adhérents après une baisse significative de fréquentation de leurs synagogues. À ce jour, seul le mouvement des juifs réformistes est gay-friendly. Il est d'ailleurs devenu majoritaire aux États-Unis. Quant aux orthodoxes, mouvement majoritaire en Israël, ils ne reconnaissent ni le mariage ni les rabbins homosexuels. Il y a quelques années déjà, le mouvement conservateur avait autorisé les femmes rabbins à occuper les fonctions rabbiniques, une avancée que les orthodoxes ne reconnaissent toujours pas. Rêtu 15 03 06

Justice : Israël reconnaît l'adoption d'enfants par un couple de lesbiennes
L'Etat d'Israël a formellement reconnu dimanche l'adoption de leurs enfants par un couple de lesbiennes, reconnaissant à chacune des deux femmes le statut de parent légitime des enfants de l'autre
Les deux femmes élèvent ensemble les trois enfants qu'elles ont eu par insémination artificielle. Par un document officiel, l'Etat a reconnu à chacune d'entre elles le statut de parent légitime des enfants dont elle n'est pas la mère naturelle. Cette reconnaissance est survenue après une longue bataille juridique qui a été tranchée en faveur des deux femmes par la Cour suprême l'an dernier.
La situation des droits des couples de même sexe est complexe en Israël. En effet, la justice israélienne a reconnu de facto en décembre 2004 la validité des mariages homosexuels pour tout ce qui concerne les questions de propriété et d'héritage. Mais, cette reconnaissance de facto ne signifie pas pour autant que l'Etat reconnaisse formellement la légalité de telles unions. En Israël, seul le mariage religieux est reconnu.
Mis en ligne le 13/02/06 e-llico

La justice israélienne reconnaît à une lesbienne le statut de veuve
La justice a donné raison à une Israélienne, qui avait demandé à sa compagnie d'assurance, au décès de sa compagne Riki-Or, de la reconnaître veuve et d'accorder à sa fille biologique le statut d'orpheline. Le juge a reconnu la vie commune de deux femmes et a estimé qu'elle deviendrait légalement la veuve de Riki-Or. À 31 ans, Riki-Or avait ému l'opinion publique après avoir publié son histoire personnelle dans le quotidien Yediot Aharonot, en mai 2004. Atteinte d'une maladie sanguine arrêtant la production des globules, elle avait appelé sa mère biologique, qui l'avait abandonnée à la naissance, à reprendre contact avec elle pour une greffe de moelle. Parce qu'elle était malade, c'est sa compagne qui a porté leur enfant. Riki-Or est décédée en novembre 2004. La veuve entend poursuivre en justice également la sécurité sociale afin d'obtenir une pension pour elle et sa fille.

L'agresseur de la Gay Pride reconnu coupable
Yishay Shlisel, un ultra orthodoxe de 30 ans, qui avait poignardé trois personnes lors la Gay Pride de Jérusalem en juin 2005, a été reconnu coupable hier, mardi 31 janvier, de tentative de meurtre, d'agression préméditée et de blessure grave par le tribunal régional de Jérusalem. Aujourd'hui, le procureur de l'État demandera au tribunal une condamnation de 10 ans de prison. «L'accusé a démontré une conduite extrême et fanatique, a déclaré le juge à l'audience, il n'a eu aucune tolérance envers les participants de la parade, il a agi consciemment et est prêt à subir les conséquences de ses actes.» «Il est clair qu'il était venu pour assassiner et j'aurais pu me faire tuer, a affirmé l'une des victimes, Adam Russo, exprimant sa satisfaction du verdict. Son acte est comparable à chaque attaque raciste.» Comme à chaque audience, les activistes gay et lesbiennes étaient présents au tribunal au moment du verdict. Hagaï El-Ad, le directeur de la Open House , organisatrice de la World Pride qui aura lieu à Jérusalem du 6 au 12 août prochain, a estimé que «la décision du tribunal n'est pas seulement importante pour la garantie des droits de la communauté LGBT mais [qu']il s'agit d'une victoire de la démocratie et de la liberté d'expression». Saar Netanel, membre ouvertement gay du conseil municipal de la capitale, a assuré que les festivités de la World Pride seront bien maintenues comme prévu. Têtu

 

 

 

Les propos homophobes d'un candidat à la présidence
Le Parlement israélien n'élira que dans un an le président du pays – un poste qui n'a pas de contenu politique mais plutôt symbolique – mais l'élection s'annonce déjà controversée. Le Premier ministre Ehud Olmert a fait savoir que son candidat préféré était le rabbin ultraorthodoxe de Tel-Aviv, Mei Lau. Un problème: le rabbin a déclaré dans le quotidien Yediot Aharonot qu'il s'opposait à la tenue des gay prides et à  la reconnaissance des couples du même sexe. La réponse des militants LGBT et des personnalités n'a pas tardé. Shulamit Aloni, ancienne ministre de l'Éducation et de la Culture a appelé hier, dimanche 28 mai, à tout faire pour torpiller cette candidature. «Celui qui a des opinions pareilles n'est pas apte à être président. Il existe des personnes à qui ces propos font du mal», a-t-elle déclaré au quotidien Maariv . De leur côté, quelques activistes de la communauté, comme Itaï Pinkas, membre du conseil municipal de Tel-Aviv et le Prof. Uzi Even, ancien député de la Knesset , ont envoyé une lettre au Premier ministre dans laquelle ils lui demandent de ne plus soutenir la candidature du rabbin Lau. «Le rabbin a attaqué notre mode de vie et il porte atteinte à la légitimité qu'un large public en Israël donne à la communauté homo, écrivent-ils. Ce type de propos a une influence, et l'on en a vu la preuve l'année dernière, quand un ultraorthodoxe a poignardé un homo lors de la gay pride à Jérusalem». Les signataires de la lettre ont rappelé qu'il y a seulement quelques jours, l'actuel président d'Israël a publié une déclaration exceptionnelle contre l'homophobie Têtu 26 05 06

L'homophobie continue à la mairie de Jérusalem à 3 mois de la World Pride
« Comment Jérusalem va-t-elle se préparer à la World Pride Telle a été la question posée par Saar Netanel, homo et conseiller municipal de Jérusalem pour le parti Meretz, lors de la réunion du 4 mai dernier. « L'année dernière, nous avons essayé de dialoguer en offrant des alternatives, mais il s'agit d'une provocation, et il y a des personnes qui veulent créer des émeutes », a répondu le maire ultraorthodoxe peu avant que le conseil ait voté à une large majorité de ne pas répondre à la demande de Netanel. Les membres du parti ultraorthodoxe séfarade, Shas, ont proposé de relocaliser la marche à Jérusalem Est (la partie arabe de la ville): « ils verront ce qui les attend là-bas », a-t-on pu alors entendre. Un autre membre ultraorthodoxe a ajouté: « il n'y aura pas de provocation, car il n'y aura pas de marche ».  Quand Saar Netanel a demandé au député maire pourquoi la mairie n'a toujours pas financé la marche (malgré les obligations légales qui s'imposent à elle), le député a répondu « C'est bien comme ça ». Et Saar Netanel a dû essuyer une remarque désobligeante de la part du maire lui-même: « Fais attention quand tu marches derrière lui », a crié le maire vers un membre qui est passé derrière le siège de Netanel. têtu 10 05 06

 

 

 

Les propos homophobes d'un candidat à la présidence
Le Parlement israélien n'élira que dans un an le président du pays – un poste qui n'a pas de contenu politique mais plutôt symbolique – mais l'élection s'annonce déjà controversée. Le Premier ministre Ehud Olmert a fait savoir que son candidat préféré était le rabbin ultraorthodoxe de Tel-Aviv, Mei Lau. Un problème: le rabbin a déclaré dans le quotidien Yediot Aharonot qu'il s'opposait à la tenue des gay prides et à  la reconnaissance des couples du même sexe. La réponse des militants LGBT et des personnalités n'a pas tardé. Shulamit Aloni, ancienne ministre de l'Éducation et de la Culture a appelé hier, dimanche 28 mai, à tout faire pour torpiller cette candidature. «Celui qui a des opinions pareilles n'est pas apte à être président. Il existe des personnes à qui ces propos font du mal», a-t-elle déclaré au quotidien Maariv . De leur côté, quelques activistes de la communauté, comme Itaï Pinkas, membre du conseil municipal de Tel-Aviv et le Prof. Uzi Even, ancien député de la Knesset , ont envoyé une lettre au Premier ministre dans laquelle ils lui demandent de ne plus soutenir la candidature du rabbin Lau. «Le rabbin a attaqué notre mode de vie et il porte atteinte à la légitimité qu'un large public en Israël donne à la communauté homo, écrivent-ils. Ce type de propos a une influence, et l'on en a vu la preuve l'année dernière, quand un ultraorthodoxe a poignardé un homo lors de la gay pride à Jérusalem». Les signataires de la lettre ont rappelé qu'il y a seulement quelques jours, l'actuel président d'Israël a publié une déclaration exceptionnelle contre l'homophobie Têtu 26 05 06

L'homophobie continue à la mairie de Jérusalem à 3 mois de la World Pride
« Comment Jérusalem va-t-elle se préparer à la World Pride Telle a été la question posée par Saar Netanel, homo et conseiller municipal de Jérusalem pour le parti Meretz, lors de la réunion du 4 mai dernier. « L'année dernière, nous avons essayé de dialoguer en offrant des alternatives, mais il s'agit d'une provocation, et il y a des personnes qui veulent créer des émeutes », a répondu le maire ultraorthodoxe peu avant que le conseil ait voté à une large majorité de ne pas répondre à la demande de Netanel. Les membres du parti ultraorthodoxe séfarade, Shas, ont proposé de relocaliser la marche à Jérusalem Est (la partie arabe de la ville): « ils verront ce qui les attend là-bas », a-t-on pu alors entendre. Un autre membre ultraorthodoxe a ajouté: « il n'y aura pas de provocation, car il n'y aura pas de marche ».  Quand Saar Netanel a demandé au député maire pourquoi la mairie n'a toujours pas financé la marche (malgré les obligations légales qui s'imposent à elle), le député a répondu « C'est bien comme ça ». Et Saar Netanel a dû essuyer une remarque désobligeante de la part du maire lui-même: « Fais attention quand tu marches derrière lui », a crié le maire vers un membre qui est passé derrière le siège de Netanel. têtu 10 05 06