Italie

"Pourquoi certains hommes n'acceptent-ils pas une sexualité qui n'est pas la leur
et qui ne les menace pas ?"
Jean-Paul Tapie

Dernière modification le 28 mai 07

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PLATE-FORME POLITIQUE DU PRIDE 2007

Nous demandons que soit appliquée la Résolution du Parlement Européen du 16 mars 2000, qui demande de garantir “aux couples du même sexe une parité de droits par rapport aux couples et aux familles traditionnelles”. C'est une mesure civile à laquelle l'Italie aussi doit se conformer pour ne pas rester à la marge du chemin d'extension des droits civils entrepris à travers l'Europe.
Le Parlement devrait discuter, le gouvernement ayant déposé son projet de loi, le thème des unions de fait. Nous considérons que le niveau de la discussion est très arriéré. Les exigences et les besoins des couples lesbiens et gays, qu'on continue à exclure du mariage par une discrimination injuste, ne sont pas aujourd'hui tenues dans la considération qu'elles méritent.
Nous demandons donc l'égalité des droits, à travers l'extension du mariage civil ou une institution équivalente. Dans le respect des différents types de liens sentimentaux, et en acord avec ce qui est advenu en Europe, nous demandons de plus la création d'institutions différentes et distinctes du mariage, qui prévoient la reconnaissance juridique publique des unions civiles.
Le thème de la responsabilité parentale devra être traité par une loi adéquate dans le cas des couples de fait, y compris de même sexe, dans l'intérêt des milliers de fils de lesbiennes et de gays qui vivent dans le pays.


LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS


La résolution du Parlement Européen de janvier 2006 a demandé “d'assurer que les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres soient protégées des violences et des déclarations de haine homophobe”. L'arrêt de la Cour de justice des communautés européennes du 30 avril 1996 a étendu aux personnes “qui transitent d'un sexe à l'autre” l'application de la directive européenne 76/207, et des lois nationales qui en découlent, sur la parité de traitement entre les hommes et les femmes. En Italie, pour les personnes LGBT, les discriminations continuent au travail, à l'école et dans la société.

Nous demandons une loi contre les discriminations à raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre, qui mette fin aux obstacles de nature sociale et normative qui limitent l'égalité effective pour les personnes homosexuelles et transgenres, et qui transcrive de manière pleine et effective les directives européennes 207 de 1976, et 78 de 2000.

Nous demandonc en particulier :

•  L'extension de la loi Mancino à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre ;

•  L'application de la directive européenne 207, de 1976, sur la parité de traitement entre les hommes et les femmes, aux personnes qui sont engagées dans un parcours de changement de sexe, selon l'arrêt de la Cour de justice des communautés euroépennes du 30 avril 1996 ;

•  La modification du décret-loi 216, de 2003, sur la mise en oeuvre de la directive 2000/78/CE pour l'égalité de traitement en matière d'emploi et de conditions de travail, notamment pour éliminer les nouvelles discriminations introduites, comme celle contre les gays et lesbiennes portant l'uniforme ; et la transcription de la directive 38, de 2000, sur la liberté de mouvement des citoyens européens dans le respect des couples de fait ou enregistrées gays et lesbiennes ;

•  L'application de la directive européenne 85, de 2005, sur le statut des réfugiés y compris gays, lesbiens, bisexuels et transgenres persécutés dans leur pays d'origine.

Nous demandons en outre que soient programmées des actions positives contre les préjugés homophobe et transphobe et contre les discriminations : interventions dans les écoles, campagnes de sensibilisation, bonnes pratiques. L'Italie doit assumer un rôle de force de proposition pour le respect des droits humains dans le monde, pour l'abolition de la peine de mort, pour la dépénalisation de l'homosexualité et de la transsexualité, présents dans la législation de dizaines de pays.


SANTE ET BIEN-ETRE DES PERSONNES LGBT

Le droit à la santé des personnes LGBT doit être garanti, mettant fin aux discriminations dans le milieu sanitaire, réactivant les campagnes ministérielles d'information sur la prévention, et garantissant les droits des personnes séropositives.

Nous demandons une modification de la loi 40, de 2004 , pour permettre l'accès à la procréation médicalement assistée aux femmes majeures célibataires, et la révision de la loi 164, de 1982, sur le changement de sexe, pour permettre le changement de prénom et du genre à l'état civil, sans obligation de subir une intervention chirurgicale génitale. Nous demandons la gratuité des thérapies nécessaires à la transition de genre, et qui prennent en compte le thème de l'intersexualité.


DOCUMENT POLITIQUE / APPEL A PARTICIPER AU PRIDE 2007

Le 16 juin est la date que nous avons choisi, pour le mouvement LGBT italien, pour convoquer la Marche nationale de Rome. Nous, lesbiennes, gays, trans et bisexuels, voulons construire une manifestation ouverte à tous les acteurs politiques, sociaux et culturels du pays qui partagent l'exigence de construire une force de proposition laïque qui se donne l'objectif, non seulement de défendre la souveraineté de l'Etat , mais qui ouvre aussi une période de réformes démocratiques, civiles et libertaires en Italie.

Nous sommes porteurs d'une dignité égale, et nous revendicons que le Parlement et le Gouvernement, ainsi que les forces sociales et politiques, reconnaissent et garantissent une dignité égale et des droits égaux , dans le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme , de la Constitution italienne , de la Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne et dans le respect du principe de la laïcité de l'Etat italien et de son autonomie vis à vis de toute ingérence confessionnelle.

Nos revendications s'insèrent dans un cadre politique et institutionnel désolant, dans un climat social et culturel de haine alimenté par les hiérarchies catholioques et soutenu par des acteurs politiques faibles et essoufflés , dans la mesure où les valeurs fondatrices du vivre ensemble et du pluralisme démocratique sont complètement troublées. Un conflit est en cours, auquel nous voulons prendre part, qui tente de se présenter comme un choc entre civilisations, entre hétérosexuels et citoyens LGBT, entre catholiques et athés, entre migrants et italiens, mais dont le risque réel est l'imposition d'une pensée unique, un retour en arrière sur le terrain des conquêtes sociales et une disparition de tout espoir d'émancipation pour les différents vécus, les identités et orientations sexuelles .

Pour cette raison, nous voulons solliciter la construction de réseaux et de relations pour que le Pride national du 16 mai 2007 soit un grand rendez-vous pour tous ceux et toutes celles qui ont au coeur la liberté, la démocratie, l'antifascisme . Nous faisons appel au mouvement des femmes, aux organisations de travailleurs, au mouvement associatif de la solidarité et de l'engagement civil, aux intellectuels, aux groupes de jeunes, aux expressions de la base, pour qu'ils nous aident à faire du 16 juin un rendez-vous du peuple, dans lequel seront présents toutes les pluralités.

Un peuple qui repousse la tentative d'imposer à l'Italie la souveraineté limitée voulue par un Etat étranger, le Vatican, qui utilise de façon instrumentale les convictions religieuses pour mettre en place des projets néo-théocratiques. Les manifestations cléricales contre tout type de reconnaissance des relations extra-matrimoniales sont le signe tangible d'une volonté prévaricatrice et anti-démocratique de la part d'institutions qui, allant jusqu'à violer le Concordat , veulent se substituer aux institutions républicaines démocratiquement élues.

Les attaques contre les libertés des femmes, des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres représentent la dernière frontière d'une lutte entre deux ères, que le pape Ratzinger veut porter jusqu'à ses conséquences les plus extrêmes. Face au silence de tant de politiques et des grands médias, nous répondons avec notre Marche, pour envahir pacifiquement la capitale du pays et rappeler que le vivre ensemble, les pluralités, les libertés sont des valeurs à défendre, en commençant par les faire vivre à la lumière du jour, dans les espaces et dans les rues de la civilisation moderne .

Nous devons en outre souligner que malgré les nombreuses garanties et les engagements pris, aucun acte législatif n'est parvenu devant le Parlement, et que les actions positives que le gouvernement pourrait entreprendre de sa propre initiative n'ont pas été mises en oeuvre, notamment pour lutter efficacement contre le harcèlement et la haine homophobe , lesbophobe et transphobe. Il y a un manque de proposition et d'engagement pour que des millions de citoyen-ne-s puissent enfin vivre dignement.

Pour cette raison, la dignité égale et les droits égaux pour les personnes LGBT restent centrales et prennent une valeur de paradigme du conflit entre ceux qui veulent un Etat laïque et ceux qui cherchent à ramener l'Italie au Moyen-Age. Nos vies sont un fait explsif parce qu'elles révèlent qu'il n'existe pas de modèle unique, mais des libertés individuelles, des autodéterminations, des familles culturelles et non naturelles.

Tous et toutes à Rome le 16 juin, ensemble parmi tant de personnes, avec joie, détermination, avec nos corps et nos idées, pour un futur de liberté !

Mesures urgentes en matière de discrimination raciale, ethnique et religieuse.

Normes en matière de procréation médicalement assistée.

La mention de la « souveraineté de l'Etat » s'oppose aux ingérences du Vatican et de la hiérarchie épiscopale.

Les relations entre l'Etat italien et le Vatican, depuis 1929, sont réglées par un Concordat.

Dicos : quelques milliers de personnes à la contre-manifestation laïque
Quelques milliers de personnes se sont réunies samedi au centre de Rome pour défendre la laïcité et le projet de PaCS à l'italienne, refusant d'abandonner totalement la ville aux catholiques qui manifestaient en masse dans un autre quartier.

Le contre-rassemblement se tenait à l'appel notamment du petit parti radical, avec le soutien des Verts et des communistes.
"Ici, c'est un rassemblement pour tous, ceux qui s'épousent, qui ne s'épousent pas, qui divorcent ou qui ne divorcent pas", a lancé Emma Bonino, ministre du Commerce extérieur et fondatrice historique du parti radical.
"Nous voulons montrer qu'il n'y a pas une seule Italie mais plusieurs. La loi doit accompagner l'évolution des sentiments", a-t-elle déclaré à l'AFP, dénonçant "l'ingérence" de l'Eglise italienne qui s'oppose au projet du gouvernement de reconnaître les couples de fait, homosexuels comme hétérosexuels.
"La gauche radicale ne pouvait laisser sans réponse le défi des catholiques à la mémoire laïque" a pour sa part estimé Bobo Craxi, fils de l'ancien président du Conseil et sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.
Le choix de la date du 12 mai a été ressenti comme une "provocation" par le camp laïque car il s'agit de la date anniversaire de la victoire du "non" au référendum du 12 mai 1974 qui visait à abroger le divorce.
e-llico Mis en ligne le 14/05/07

des centaines de milliers de catholiques contre les unions gay
Plusieurs centaines de milliers de catholiques ont manifesté samedi à Rome pour défendre la famille traditionnelle et protester contre le projet de reconnaissance des couples homosexuels du gouvernement Prodi.

Plus de sept cent mille Italiens se sont rassemblés samedi à Rome pour protester contre le projet de reconnaissance juridique des couples homosexuels.
La manifestation baptisée "Jour de la Famille " s'est tenue près la basilique Saint-Jean de Latran à l'initiative des organisations catholiques et de la droite italienne. Les plus hautes autorités religieuses de Rome et le Vatican avaient appelé à participer à cette manifestation. Les dirigeants des partis de droite et notamment Silvio Berlusconi avaient annoncé leur participation au rassemblement.
Catholiques fervents, familles avec enfants, personnes âgées constituaient le coeur de ce rassemblement catholique très démonstratif. La manifestation a pris la forme d'une grande kermesse "pour la famille" et "contre les Dicos", le projet de loi du gouvernement de centre-gauche qui tend à reconnaître juridiquement les unions de fait hétérosexuelles et homosexuelles et qui peine à avancer au Parlement, où la majorité est divisée entre laïcs et catholiques.
Deux ministres du gouvernement Prodi étaient présents au rassemblement catholique, aux côtés des représentants de partis de droite.
Le clergé italien, souvent accusé d'ingérence dans la vie politique, avait demandé aux évêques de s'abstenir de manifester, tout en encourageant les paroisses à se mobiliser.
A environ 3 km de la Place San Giovanni, sur la Place Navone , quelques milliers de personnes, dont des responsables de la gauche radicale, ont tenu une contre-manifestation pour soutenir le projet de reconnaissance des unions civiles.
e-llico Mis en ligne le 14/05/07

Les catholiques manifestent pour s'opposer à la reconnaissance des couples homosexuels
Soutenues par l'Eglise italienne, le Vatican et la droite, les associations catholiques italiennes organisent une grande manifestation samedi à Rome pour défendre la famille traditionnelle et s'opposer au projet du gouvernement Prodi sur la reconnaissance juridique des couples homosexuels.
Le rassemblement, qui se tiendra devant la basilique Saint-Jean de Latran, intervient dans un contexte de tension croissante avec les laïcs qui tiendront au même moment une contre-manifestation à Rome, sur la Place Navone.
Les associations catholiques espèrent réunir 100.000 personnes, mais les plus optimistes parient sur un million de sympathisants.
Le texte, adopté par le gouvernement Prodi début février, est mal engagé au Parlement en raison de l'hostilité de la droite et de la mouvance catholique du centre-gauche.
Deux ministres de l'aile catholique et de nombreux parlementaires de la Marguerite , un des piliers de la coalition de centre-gauche au pouvoir, prendront d'ailleurs part à la manifestation avec la droite.
L'Eglise italienne, souvent accusée d'ingérence dans la vie politique, a appelé ses évêques à s'abstenir de manifester, mais elle a encouragé les prêtres et les religieuses à se mobiliser et relayé les appels aux fidèles dans les paroisses.
Les interventions de l'Eglise contre le Pacs ont provoqué de fortes tensions avec le monde laïque ces dernières semaines, notamment quand le nouveau président de la Conférence épiscopale italienne, Angelo Bagnasco, s'est vu prêter dans la presse des propos rapprochant implicitement les unions civiles de l'inceste ou la pédophilie. E-llico Mis en ligne le 11/05/07

Pour la première fois, un homosexuel obtient le statut de réfugié
Arben, 21 ans, un jeune homme d'origine albanaise vient d'obtenir le statut de réfugié en raison de son homosexualité et des risques qu'il encourait pour sa vie dans son pays. C'est la première fois en Italie qu'un gay voit sa demande d'asile accordée par le Conseil italien pour les réfugiés et surtout la Commission territoriale. Le jeune, qui vit maintenant en Toscane, compte continuer ses études et trouver un travail. «En Albanie l'homosexualité n'est pas un crime mais elle est complètement ignorée: il n'y a pas d'information sur ce sujet et les homosexuels sont discriminés et non protégés par la loi», a expliqué Arben qui, pendant son séjour italien a reçu des lettres, dans lesquelles même des membres de sa famille le menaçaient de mort. Une fois son permis de séjour expiré, il n'avait pas trouvé le courage de rentrer chez lui et il a préféré rester en Italie, «un pays, dit-il, où je n'ai jamais eu de problèmes et où je me sens en sécurité». Têtu 09 05 07

Unions de fait : une balle et une croix gammée envoyées au chef des évêques italiens
Une enveloppe contenant une balle et une photo de lui barrée d'une croix gammée a été adressée au président de la conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco. Celui-ci est placé sous protection policière depuis la découverte d'un graffiti hostile sur le portail de la cathédrale de Gênes suite à ses prises de positions hostiles aux unions homosexuelles.
La nouvelle de l'envoi anonyme a été publiée dimanche par un quotidien de Gênes qui a fait état d'une enveloppe "contenant une balle de petit calibre" et "une photographie de Mgr Bagnasco barrée d'une croix gammée", reçue vendredi à la Curie de Gênes, ville dont Angelo Bagnasco est archevêque. L'information a été confirmée par la préfecture de police de Gênes.
Depuis plusieurs semaines, la presse fait état d'inscriptions menaçant ou critiquant le chef de l'Eglise italienne, écrites sur les murs d'églises de plusieurs villes d'Italie, à Florence, Bologne ou encore Bergame.
L'archevêque de Gênes, âgé de 64 ans, a été élu à la tête de la CEI en mars dernier. Il réaffirme régulièrement que la famille est fondée sur le mariage, et non pas sur toute autre forme d'union qui pourrait être reconnue par un projet de PaCS à l'italienne, actuellement en débat à la commission Justice du Sénat.
Mgr Bagnasco a notamment qualifié de "dangereux et inacceptable" le projet de loi du gouvernement reconnaissant les unions de fait homosexuelles et hétérosexuelles adopté le 8 février.
Une manifestation "pour la famille" est prévue le 12 mai à Rome, organisée par 21 associations catholiques en réponse au projet d'union de fait italien.
Le 10 mars, des dizaines de milliers d'Italiens ont manifesté dans la ville éternelle pour réclamer des droits pour les couples de fait homosexuels et hétérosexuels. E-llico Mis en ligne le 30/04/07

Transsexualité : le remboursement de certaines opérations examiné en Italie
La ministre italienne de la Santé Livia Turco s'est dite favorable mardi à un éventuel remboursement par la sécurité sociale d'opérations ou de traitement permettant aux transsexuels et travestis d'"harmoniser" leur corps avec leur identité sexuelle.
"Il n'y a rien de scandaleux à reconnaître aux transsexuels une plus grande attention de la part du service public. L'intimité de la personne doit être respectée et je pense donc que notre système de santé doit faire des efforts. C'est une question d'éthique", a déclaré la ministre dans un entretien au Corriere della Sera. "Je ne veux pas non plus affirmer que tout ce qui regarde le sexe doit être considéré comme un droit. Mais je crois que les services hospitaliers doivent prendre en charge ceux et celles qui ont besoin d'harmoniser leur corps avec leur identité", a-t-elle ajouté.
Actuellement en Italie, les opérations de changement de sexe - phalloplastie, hystérectomie, vaginoplastie - sont remboursées par la sécurité sociale après le feu vert donné par un tribunal. L'opération des seins, le remodèlement du visage, les traitements hormonaux ou encore l'élimination définitive des poils restent en revanche à la charge du patient.
Livia Turco s'est également déclarée favorable à ce que les travestis puissent changer de nom sans avoir subi d'opération chirurgicale de changement de sexe: "il doit y avoir une liberté de choix. On doit pouvoir appliquer à des documents d'identité ce qu'une personne ressent intimement d'être", selon elle.
Ces projets sont notamment défendus par le député communiste travesti Wladimir Luxuria, né homme mais se vivant en femme, qui ne s'est pas fait opérer pour changer de sexe mais qui a récemment déclaré dans la presse avoir subi fin mars une double opération des seins et du nez. "Je me sens mieux psychologiquement. Je l'ai fait pour moi, pas pour être plus sexy ou pour poser dans un calendrier. A présent je me reconnais", avait-il expliqué samedi dans le Corriere della Sera.
e-llico Mis en ligne le 25/04/07


Les étudiants italiens se mobilisent contre l'homophobie
Le suicide de Marco, un adolescent gay de Turin humilié par ses camarades, a poussé l'Union des étudiants ( UDS ), le principal syndicat étudiant présent dans 130 villes italiennes, et l'association ArciGay à se mobiliser pour une journée contre l'intolérance et l'homophobie. Plusieurs manifestations sont organisées aujourd'hui, mercredi 11 avril. « Ce qui est arrivé à Turin la semaine dernière nous afflige tous, lit-on dans le communiqué de l'UDS. Il s'agit de la face cachée d'un système scolaire qui n'a pas encore accepté la différence et qui ne tend pas vers une société fondée sur l'intégration et l'égalité .» Marco, qui s'est suicidé le 3 avril, ne supportait plus d'être raillé et mis à l'écart par ses camarades. « À l'école, ils ne m'acceptent pas car ils me voient comme quelqu'un de différent, je ne me sens pas intégré », résume la lettre qu'il a écrite avant de sauter de la fenêtre de son appartement. Sa mère avait pourtant alerté la directrice de l'école de cette situation, mais rien n'avait changé. Têtu 11 04 07

Pour la première fois, les étudiants turinois ne soutiennent pas le Festival du cinéma LGBT
Le Conseil des étudiants du secondaire de la province de Turin a refusé, pour la première fois, sa contribution habituelle au Festival du cinéma LGBT de Turin. «Les étudiants ont enfin abandonné le politiquement correct qui a, depuis toujours, marqué cet organisme interscolaire, a commenté Alessandro Boffa, président provincial d'Azione giovani, mouvement de jeunes associé à Alliance nationale (droite conservatrice). Il s'agit d'une victoire contre le gaspillage d'argent public destiné à une manifestation d'un goût douteux.» La subvention versée par les étudiants aurait eu pour objet de récompenser un film par un prix de 2.000 à 2.500 euros. Pour le directeur du festival, Giovanni Minerba, la décision de ne pas attribuer ce prix est «scandaleuse» et découle certainement du débat général sur l'ingérence de l'Église dans les affaires de l'État italien. Ce serait une conséquence en particulier des déclarations de «ceux qui se permettent d'affirmer que le Dico est dangereux car il contribuerait à l'augmentation de la pédophilie», a précisé Giovanni Minerba, indigné. Têtu 07 04 07

le chef de l'Eglise sous protection policière après ses propos homophobes
Le chef de l'Eglise italienne et archevêque de Gênes, Mgr Angelo Bagnasco, a été placé sous protection policière après la découverte d'un graffiti hostile sur le portail de la cathédrale de la ville suite à ces propos homophobes.

Le préfet s'est refusé à préciser quelles seront ces mesures de protection, escorte policière, surveillance ou autre.
"Honte à Bagnasco" proclamait le graffiti tracé à la peinture blanche sur le portail de la cathédrale San Lorenzo.
Il a été découvert lundi, au lendemain d'une vive polémique suscitée par des propos critiques de Mgr Bagnasco (photo) sur le projet de reconnaissance des unions civiles, hétérosexuelles et homosexuelles, un projet auquel l'Eglise s'oppose farouchement.
Critiquant ce projet pendant une messe, le chef de l'Eglise italienne avait semblé faire un rapprochement entre les unions civiles et l'inceste ou la pédophilie, déclenchant des réactions indignées de plusieurs personnalités politiques.
e-llico Mis en ligne le 04/04/07

Un enfant de chœur déclare son amour pour un camarade au cours de la messe
Un coming-out un peu insolite a eu lieu à Avezzano, ville des Abruzzes, la semaine dernière. Au cours d'une messe du soir célébrée dans l'église de la Madone de Pietraguaria, un enfant de chœur a approché l'autel pour déclarer son amour à l'un de ses camarades: «Je remercie le curé de m'avoir donné cette possibilité, pouvoir faire mes vœux à mon ami.» Un «Je t'aime» prononcé au micro, suivi d'un baiser sur les lèvres et d'une longue embrassade qui ont pétrifié les fidèles présents. Les moines qui gèrent ce sanctuaire ont immédiatement minimisé l'événement, en passant vite sur les détails: «Il n'y a rien d'étrange à dire "Je t'aime" à une personne du même sexe. Dieu, en effet, est amour.» Le choix d'un contexte public et sacré par l'enfant de chœur n'a pas été apprécié par tous les paroissiens: certains d'entre eux ont quitté l'église avant la fin de la cérémonie religieuse. Têtu 29 03 07

Un rassemblement des familles pour éviter toutes formes de concubinage
La réponse des familles italiennes à tout projet de loi reconnaissant le concubinage des couples homos et hétéros sera donnée par un rassemblement, samedi 12 mai, sur la place San Giovanni à Rome où sont attendues près de 100.000 personnes. Organisée par les associations catholiques pour défendre l'institution familiale de «toutes tentatives de la miner, de l'affaiblir sur le plan social, culturel et législatif», la manifestation «sera ouverte à tous» . Elle n'est pas censée voir la participation des prêtres et évêques, a assuré Mimmo Delle Foglie, son porte-parole, mais les propos du nouveau chef de l'Église italienne, Mgr Angelo Bagnasco, qui a fait part de son soutien pourraient changer la donne . Et les adhésions vont au-delà de tout espoir: plusieurs associations homos ont décidé d'y participer pour y défendre les familles homoparentales. «Nous aussi, nous serons présents à la manifestation, car nos familles sont elles aussi des familles italiennes, ont-elles annoncé. Nous croyons que la politique à l'égard de la famille doit être consolidée, mais sans faire de discriminations selon l'ethnie, la langue, la religion, l'identité de genre ou l'orientation sexuelle.» Têtu 28 03 07

Un conseiller régional de Lombardie réclame la torture pour les gays
Lors d'une interview accordée au quotidien Il Giornale, Pier Gianni Prosperini, représentant régional d'Alliance nationale, a accablé les homos en souhaitant pour eux «le garrot utilisé par les Apaches, une sangle humide en cuir enveloppant les tempes et qui, en se séchant au soleil, se serre de plus en plus jusqu'à faire exploser le cerveau» . Des affirmations qui ont poussé Gianfranco Fini, le leader d'Alliance nationale, à réagir immédiatement: «Qu'il démissionne, il devrait avoir honte, la droite italienne n'a pas besoin de dirigeants comme lui.» En devançant une requête de l'opposition de centre gauche qui demandait la démission du représentant régional pour «conduite morale indigne», Pier Gianni Prosperini a présenté hier, mardi 20 mars, ses excuses à la communauté homosexuelle devant le conseil régional en plaidant que ses mots «étaient tellement excessifs qu'ils ne pouvaient pas être interprétés à la lettre». Et bien entendu, on ne parle plus de démission…Têtu 21 03 07

Italie : 50 000 manifestants à Rome pour les unions civiles
50 000 personnes ont manifesté samedi à Rome pour réclamer une loi accordant des droits aux couples de fait homosexuels et hétérosexuels, alors que le processus de reconnaissance des unions civiles semble enlisé au Sénat.
"Réveille-toi, l'heure des droits a sonné !" : c'était le slogan du rassemblement de samedi après-midi à Rome, organisé par une série d'associations notamment LGBT, de syndicats et de partis politiques de gauche. L'appel contenu dans ce slogan a été entendu puisque plus de 50.000 personnes ont manifesté sous les fenêtres de l'Ambassade de France, Piazza Farnese ce lieu devenu au fil des années le point de rassemblement des manifestations en faveur d'une loi italienne similaire à celle du PaCS.
Malgré une polémique suscitée dans les rangs du gouvernement Prodi par leur éventuelle présence trois ministres ont manifesté - Barbara Pollastrini (Egalité des chances), Alfonso Pecorario Scanio (Environnement) et Paolo Ferrero (Solidarité sociale) - accompagnés par de nombreux parlementaires de gauche.
"C'est l'heure de réveiller non seulement la classe politique qui s'oppose depuis des années à des droits pour les homosexuels, mais aussi la hiérarchie catholique qui impose une véritable dictature cléricale au pays", a déclaré à l'AFP Franco Grillini, député DS (Démocrates de gauche). "J'espère qu'après cette manifestation, on se rendra compte que la société italienne est aussi libre, moderne et laïque que la société française ou espagnole et qu'elle veut les mêmes droits", a ajouté Grillini, également président honoraire d'Arcigay, principale association de défense des homosexuels.
Malgré les appels à ne pas transformer la manifestation en événement "anti-Vatican", les pancartes et slogans attaquant l'Eglise catholique fleurissaient dans la foule. Les manifestants étaient également nombreux à reprocher le manque d'audace du projet de loi adopté le 8 février en conseil des ministres, qui reconnaît des droits aux couples sans distinction de sexe, mais ne va pas assez loin, selon eux.
Le texte du gouvernement, issu d'épineuses négociations au sein de la majorité de centre gauche, est actuellement soumis à la commission Justice du Sénat en compagnie de neuf autres propositions de loi issues des bancs du Parlement.
Mais alors que la crise politique de ces dernières semaines a déjà fortement ralenti le débat législatif sur les unions libres et réveillé les réticences de l'aile conservatrice de la majorité Prodi, le président de la commission justice au Sénat Cesare Salvi a défrayé la chronique en affirmant qu'il ne s'appuierait pas sur le texte gouvernemental pour élaborer le projet de loi à présenter au Parlement. E-llico Mis en ligne le 12/03/07

Unions civiles : des milliers de manifestants attendus à Rome samedi
Plusieurs milliers de personnes sont attendues samedi à Rome pour exiger du gouvernement Prodi une loi "forte" sur la reconnaissance des unions civiles hétérosexuelles et homosexuelles.
"L'Italie change, et l'adoption d'une loi forte sur les unions civiles serait le signe d'une avancée du pays sur un plan culturel, comme de nombreux pays de l'Union européenne l'ont déjà fait", a déclaré Sergio Lo Giudice, président d'Arcigay, principale organisation de défense des homosexuels.
"Le mot d'ordre c'est "parité des droits" et "parité de la dignité", car les gays, les lesbiennes mais aussi les hétéros qui vivent ensemble, et les couples mariés ne sont pas égaux devant la loi, alors qu'il ne faudrait pas que l'on ait à tenir compte de l'orientation sexuelle", a-t-il souligné, indiquant que quelque 50.000 personnes étaient attendues samedi après-midi à Rome.
Des dizaines d'associations de défense des droits des gays, lesbiennes et transsexuels mais aussi de nombreux syndicats et des partis politiques de gauche ont appelé à un rassemblement intitulé "Réveille-toi, l'heure des droits a sonné!".
Le 8 février, le gouvernement a adopté en conseil des ministres un projet de loi reconnaissant des droits aux couples non mariés sans distinction de sexe, au terme d'épineuses négociations au sein d'un centre-gauche divisé, et malgré la pression d'une Eglise catholique défendant la famille fondée sur le mariage.
Le projet de loi du gouvernement, ainsi que neuf propositions de loi issues de parlementaires, sont actuellement en discussion à la commission Justice du Sénat. E-lico Mis en ligne le 08/03/07

Près de 53% des étudiants affirment que leurs camarades homos sont traités de pédés
Dans les écoles des provinces de Bologne et Modène, villes de l'Émilie-Romagne, les étudiants homosexuels sont de plus en plus souvent traités de «finocchi» (pédés) ou «lesbicone» (grosses lesbiennes). Ils sont aussi raillés, vexés, agressés, mis à l'écart et isolés par leurs camarades, ce dont les professeurs ont du mal à s'apercevoir. C'est le constat qui ressort d'une enquête concernant le phénomène du «bullismo» (terme dérivé de l'anglais «bullying», sans équivalent français, qui désigne les brimades, le harcèlement et les attaques aussi bien physiques que verbales). Elle a été réalisée par le projet Schoolmates dans le cadre de Daphné II , un programme européen visant à combattre la violence envers les enfants, les adolescents et les femmes. «Ceux qui nient l'évidence de cette réalité ou ceux qui s'opposent à la discussion dans les établissements scolaires de certains sujets considérés comme délicats se trompent, explique le sociologue Raffaele Lelleri, coordinateur de la recherche. Dans plusieurs écoles on ne peut pas parler d'homosexualité, mais on parle beaucoup de "finocchi". Voilà le paradoxe.» Têtu 07 03 07

Les organisations LGBT espèrent encore sauver le projet d'unions de fait
Alors que Romano Prodi n'a pas inclus les unions civiles dans son accord de gouvernement et que les opposants au projet se félicitent déjà de la mort du Dico, les militants LGBT espèrent encore le sauver.
Le ministre de la Justice Clemente Mastella, qui revendique depuis des mois son opposition au Dico (le projet d'unions de fait), a jugé que "tout est bien qui finit bien" en apprenant que le chef du gouvernement n'avait pas retenu cette réforme dans le programme en douze points imposé aux membres de sa coalition. Le parti de Silvio Berlusconi tient la réforme pour enterrée et le Vatican considère que "c'est un choix sain d'avoir mis la famille au centre" du programme "sans mentionner les couples de fait ou les unions homosexuelles".
Prodi, lui, a d'autres chats à fouetter et s'en remet au Parlement pour s'occuper de ce dossier qui lui a déjà valu beaucoup d'ennuis. "Le gouvernement a présenté son projet de loi sur les unions de fait au Parlement et il a ainsi rempli son devoir. C'est le travail du Parlement d'aboutir à un texte qui présente une ample convergence", a-t-il déclaré.
Face à une telle situation, il faut beaucoup de courage et d'optimisme pour y croire encore. Mais certains y croient. La ministre pour l'Egalité des Chances a affirmé qu'elle "travaillerait pour trouver un consensus au Parlement", tandis que Cesare Salvi, président de la commission Justice au Sénat, a souligné que l'examen du projet "commencerait le plus tôt possible".
"La crise a affaibli la situation politique et le Dico est devenu une patate chaude dont personne ne veut plus se saisir", a déclaré à l'AFP Sergio Lo Giudice, président d'Arcigay, principale association italienne de défense des droits des homosexuels.
"Mais je reste confiant, plusieurs ministres ont assuré qu'après la résolution de la crise gouvernementale le projet de loi poursuivra sa voie législative, même si cela prendra plus de temps que prévu", a-t-il ajouté. E-llico Mis en ligne le 02/03/07

  Le marketing italien a encore peur des gays
«Les entreprises italiennes ignorent, avec ostentation, la population gay.» C'est la thèse soutenue par Giampaolo Fabris dans son article publié par Affari&Finanza (Affaires et Finance), le supplément économique du quotidien La Repubblica. «L'idée la plus répandue est que le prix à payer est trop élevé de s'adresser à ce segment d'une façon trop explicite, car être gay est considéré un choix sexuel et non comme une adhésion à une culture différente qui ne coïncide pas avec celle dominante», lit-on dans cette analyse approfondie des raisons derrière le choix des grandes marques de ne pas investir sur le créneau LGBT de la péninsule, évalué à quatre millions d'individus. Selon l'auteur, «choisir de communiquer envers les gays, ce n'est pas seulement faire preuve de civisme, cela signifie s'ouvrir à un marché très large». Têtu 28 02 07

Le gouvernement Prodi abandonne les unions de fait
Un porte-parole de Romano Prodi a confirmé que le projet de loi créant les unions de fait qui devait permettre aux couples de même sexe d'accéder à certains droits était abandonné par le gouvernement.
Selon son entourage, Prodi soutiendrait toujours les unions de faits, mais laisserait désormais aux parlementaires le soin de porter éventuellement ce projet de loi. E-llico Mis en ligne le 27/02/07

Prodi reconduit, les unions gay compromises
Le président italien Giorgio Napolitano a demandé à Romano Prodi de rester à la tête du gouvernement. Ce dernier a accepté en fixant un accord en 12 points avec sa majorité qui ne mentionne pas la légalisation des unions de fait.
Après le vote de défiance sur la politique étrangère qui l'a fait trébucher, Romano Prodi est en passe de nommer un gouvernement Prodi 2. Pour éviter de nouveaux déchirements de sa majorité hétéroclite, l'ex-futur Premier ministre veut imposer un accord minimum à ses troupes. Il a donc fixé un socle d'accord gouvernemental en 12 points, non négociables, sur lequel les partis doivent s'engager en lui votant la confiance.
Hélas, la réforme, difficile et contestée au sein de la coalition de centre-gauche, concernant la légalisation des couples de même sexe, ne figure pas au nombre de ces 12 projets.
Alors que la gestation d'un maigre projet de reconnaissance des couples gay commençait à s'esquisser avec la publication il y a quelques jours des options gouvernementales, tout semble au mieux à refaire, au pire oublié.
Le projet de légalisation des "unions de fait" a déjà divisé la coalition au pouvoir des mois durant, faisant prendre un retard considérable à cette mesure promise lors des élections de l'an dernier. Le résultat en forme de compromis qui venait d'être rendu public était très en retrait par rapport aux espoirs initiaux.
Le risque que le projet passe purement et simplement à la trappe est important car sa réactivation pourrait nourrir de nouvelles divisions de la majorité à même de faire à nouveau chuter le gouvernement Prodi 2. Un risque auquel ne semble pas vouloir s'exposer le Premier ministre qui ne s'est jamais personnellement posé en défenseur zélé de ce mini-PaCS, étant catholique pratiquant. E- llico Mis en ligne le 26/02/07

Unions de fait : protestants et orthodoxes se démarquent de l'Eglise
Une Eglise protestante italienne et l'archevêque orthodoxe de Milan ont pris leur distance vendredi avec la condamnation par l'Eglise catholique du projet de loi reconnaissant les couples homosexuels et hétérosexuels non mariés présenté jeudi par le gouvernement.
Le pasteur protestant Holger Milkau, doyen de l'Eglise luthérienne en Italie, a estimé que le projet de loi sur les "Dico" (diritti dei conviventi, droits des personnes vivant ensemble) "répondait à l'objectif difficile de trouver un équilibre entre les droits à la liberté des individus et les devoirs et responsabilités liés aux valeurs profondes de la vie en commun".
"Laisser hors de cette dialectique des droits et des devoirs les couples non mariés constituerait une discrimination et un appauvrissement de notre société", a-t-il ajouté.
L'archevêque métropolite orthodoxe de Milan Euloghios I a déclaré de son côté que "l'Eglise catholique devrait rester en dehors des décisions politiques", parce qu'en intervenant trop directement, "elle crée plus de dommages que de bénéfices".
"Les évêques ne peuvent pas prétendre mettre leur marque sur toutes les lois adoptées par le parlement", a ajouté le dignitaire orthodoxe. "Les couples de fait sont une réalité de la société moderne", a-t-il encore relevé. E-llico Mis en ligne le 12/02/07

Silvio Berlusconi s'oppose à un mariage de série B
Le chef de l'opposition italienne Silvio Berlusconi a pris clairement position dimanche contre le projet de loi reconnaissant les couples homosexuels et hétérosexuels non mariés présenté jeudi par le gouvernement, dans une interview au quotidien "Il Messaggero".

L'ancien chef du gouvernement qui était resté jusqu'à présent assez vague sur cette question qui divise la société italienne indique qu'il "ne veut pas d'une sorte de mariage de série "B" qui dévaluerait la signification de la famille". "Malheureusement le gouvernement a produit (...) un mauvais compromis entre les exigences diverses de ses composants, un compromis qui ne modifie que peu les droits des individus mais qui a une grande valeur symbolique", déclare Berlusconi au quotidien romain.
Ce projet signifie "un affaiblissement du sens de la famille" et porte en lui "les prémisses de la concession de l'adoption d'enfants par les couples du même sexe ", estime le leader de Forza Italia, le principal parti de la droite italienne.
Silvio Berlusconi qui avait laissé entendre jusqu'à présent qu'il pourrait laisser leur liberté de conscience aux députés et sénateurs de son parti au Parlement a manifestement changé d'avis: "sur cette question aucun sénateur de Forza Italia ne servira de béquille au gouvernement", affirme-t-il.
L'église catholique et le Vatican se sont totalement mobilisés contre le projet de loi du gouvernement de Romano Prodi.
Le journal du Vatican L'Osservatore Romano et les évêques italiens ont porté vendredi un jugement "négatif" sur le projet de loi reconnaissant les unions de fait. "On parle Dico, mais on pense PaCS préfigurant une escalade législative en ce sens", estime l'agence des évêques pour qui le contrat d'union civile à la française est l'exemple à ne pas suivre.
Le pape s'est dit "préoccupé" devant la multiplication des lois "qui concernent des questions très délicates comme la transmission et la défense de la vie, la maladie, l'identité de la famille et le respect du mariage". E-llico Mis en ligne le 12/02/07

Le gouvernement présente enfin son projet de loi sur les unions de fait
Le gouvernement italien a adopté jeudi soir un projet de loi reconnaissant des droits aux couples de fait, hétérosexuels ou homosexuels; un projet très limité, comparé aux autres législations européennes, en raison des pressions de l'Eglise catholique.
Nouvel à-coup dans le dossier tourmenté des unions de fait en Italie : après des tractations interminables entre les différents courants de sa coalition, le président du conseil Romano Prodi a finalement annoncé un accord de sa majorité jeudi dans la journée et convoqué un conseil des ministres extraordinaire autour de ce projet.
"Ce texte de loi, qui est une marque de respect et de cohérence, reconnaît des droits mais aussi des devoirs", a souligné la ministre pour l'Egalité des chances, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres.
Elle a notamment cité "la possibilité de prendre des décisions en cas de maladie ou de décès du conjoint, l'obtention du permis de séjour, les droits de succession, la retraite ou le droit de visite en prison".
Le texte prévoit aussi "la protection du conjoint le plus démuni si après trois ans de vie commune la relation s'interrompt", comme par exemple la reprise du contrat de location.
Le projet de loi a été durement combattu par l'Eglise catholique et le Vatican qui n'ont cessé de dénoncer une atteinte à la famille fondée sur le mariage, et qui ont pesé sur la rédaction du texte, même si Romano Prodi et sa majorité s'en défendent.
En l'état actuel, le texte - qui devrait subir des modifications lors du débat au Parlement - vise à reconnaître les droits de chaque personne au sein d'un couple, plutôt que les droits du couple en tant que tel.
Contrairement au Pacte civil de solidarité (PaCS) français, la version italienne impose une durée minimum de vie commune pour pouvoir bénéficier de certains droits: trois ans pour pouvoir reprendre le contrat de location du concubin en cas de décès, ou encore neuf ans pour prétendre à des droits de succession.
La pension de réversion ne sera pas non plus un droit automatique, mais attribuée en fonction des revenus du concubin survivant.
Alors que le PaCS français est interdit aux frères et soeurs ou aux "collatéraux jusqu'au troisième degré", le texte italien pourra concerner "deux frères et deux soeurs, une nièce et sa tante", a précisé la ministre de la Famille , une façon de ne pas le réserver aux seuls liens amoureux.
Côté symbolique, aucune cérémonie n'est prévue pour officialiser la nouvelle union : ensemble ou séparément, les concubins devront aller se faire enregistrer au service de l'état civil.
"Ce texte n'est certainement pas le PaCS (à la française) mais il permet la reconnaissance de droits pour les couples de même sexe", a souligné Franco Grillini, député DS (démocrate de gauche) et président honoraire de la principale association de défense des droits des homosexuels, Arcigay. "Il s'agit d'un premier pas important vers la reconnaissance de droits que de nombreux pays en Europe ont déjà mis en oeuvre depuis longtemps", a ajouté Franco Grillini dans un communiqué. E-llico Mis en ligne le 09/02/07

Polémique après une blague de Berlusconi sur les homosexuels
Une "blague" de l'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi déclarant dans un discours que les homosexuels étaient "tous de l'autre côté", c'est-à-dire à gauche et non pas dans sa propre coalition de droite, a déclenché mercredi une vague de protestations. Gaylib, association de droite de défense des homosexuels, proteste : "Il nous a humiliés, il est impensable que le leader de notre coalition soutienne que l'homosexualité a une couleur politique. C'est mortifiant". "Berlusconi est aveugle, il a des gays dans son propre parti et aussi dans son électorat", a souligné le président d'Arcigay, principale association de défense des droits des homosexuels.
e-llico Mis en ligne le 07/02/07

PaCS : un évêque italien cite la France en exemple
Un évêque italien ose une opinion discordante face à la condamnation par l'église italienne du projet d'union civile du gouvernement Prodi. L'archevêque d'Aoste souhaite que son pays prenne modèle sur " la France laïque".
"La recherche de solutions sur d'autres formes d'unions (que le mariage) ne serait pas à exclure à priori, à condition que ce soit dans un cadre législatif qui place vraiment au centre les intérêts de la famille", a déclaré l'archevêque d'Aoste, Mgr Giuseppe Anfossi.
"Il faudrait d'abord faire comme la France , pays notoirement laïque, dont la législation en faveur de la famille peut être prise en modèle", a ajouté le prélat, président de la commission épiscopale italienne sur la famille.
"Ici, parler de politique familiale est presque impossible, presque personne ne semble se préoccuper d'un problème aussi grave que la chute de la natalité", a déploré Mgr Anfossi. e-llico Mis en ligne le 06/02/07

la ville de Padoue reconnaît ses deux premiers couples de fait
La ville de Padoue a reconnu samedi ses deux premiers couples de fait, l'un homosexuel et l'autre hétérosexuel, qui ont été enregistrés en tant que tels par les services de l'état civil.
Tommaso Grandis (27 ans) et Giorgio Perissinotto (34 ans), gay tous les deux, qui vivent ensemble depuis 3 ans, ont fait leur déclaration à l'état-civil, recevant en échange un certificat attestant de leur cohabitation fondée sur "des liens affectifs" et pas sur ceux du mariage comme c'est la règle habituellement.
Padoue est la deuxième ville italienne après Bologne en 1999 à reconnaître les couples de fait à la suite d'une délibération en décembre dernier de son conseil municipal dominé par la gauche. Cette reconnaissance a pour l'instant des effets limités aux seuls droits reconnus par la commune pour les couples (logement à loyer modéré, aide sociale), mais elle intervient en plein débat sur la reconnaissance des couples de fait par le gouvernement qui doit présenter d'ici le 15 février un projet de loi sur les unions de fait. E-llico Mis en ligne le 05/02/07

Vers un PaCS au rabais .
Le chef du gouvernement devait soumettre en conseil des ministres le 2 ou le 9 février son texte sur les unions de fait. Mais, dans une motion votée mercredi soir par 301 voix contre 266, les députés italiens ont ouvert la voie à une présentation un peu plus tardive du projet par le gouvernement en reportant au 15 février le délai maximum, fixé à l'origine au 31 janvier.
Il semble que le texte sera finalement peu ambitieux par rapport aux législations mises en place dans la plupart des pays européens. Il pourrait même reconnaître moins de droits aux couples homosexuels que le Pacte civil de solidarité (PaCS) français.
Le projet de loi autoriserait les couples non mariés, quelle que soit leur orientation sexuelle, à se voir délivrer par les municipalités des certificats confirmant qu'ils forment un couple. Cela leur permettrait de bénéficier de certains droits en matière d'assurance, de retraites et de transfert de contrats de location et d'accéder à des listes d'attentes pour des logements sociaux ou des emplois dans la fonction publique.
Le projet n'en finit pas d'être remanié sous l'influence des courants catholiques et réformistes de la majorité de Romano Prodi et face aux condamnations répétées du Vatican.
"L'Eglise catholique n'essaie pas seulement d'influencer le débat ou le contenu de la loi, mais carrément de bloquer le processus législatif par tous les moyens", a déclaré mercredi à l'AFP Franco Grillini, président honoraire d'Arcigay, principale association italienne LGBT et député DS (démocrates de gauche). "On se retrouve avec des propositions de loi qui ne règlent pas les problèmes et ne répondent pas aux attentes. C'est le triomphe de l'hypocrisie catholique", estime Franco Grillini.
e-llico Mis en ligne le 01/02/07

La loi contre le racisme a été étendue aux discriminations contre les gays et les lesbiennes
Le Conseil des ministres a approuvé à l'unanimité, jeudi 25 janvier, un projet de loi qui étend, et ce d'une façon plus stricte, les normes à l'égard de ceux qui «diffusent la supériorité raciale et qui commettent ou incitent à commettre des actes discriminatoires» . En effet, la disposition prévoit «une peine jusqu'à trois ans [de prison] envers tous ceux qui diffusent des idées racistes et une punition pouvant aller jusqu'à quatre ans au regard de ceux qui se rendent coupables d'actions de discrimination à cause de préjugés raciaux, ethniques, nationaux, religieux ou concernant l'orientation sexuelle et l'identité de genre» . Avec ces mesures, fortement voulues par le groupe parlementaire LGBT, l'Italie s'aligne sur les règles déjà en vigueur dans les autres pays européens. Têtu 29 01 07

Sondage : 67% des Italiens favorables à la reconnaissance juridique des unions civiles
67% des Italiens se déclarent favorables à la reconnaissance juridique des "unions de faits" homosexuelles et hétérosexuelles selon un sondage publié vendredi, alors que le gouvernement doit dévoiler dans les jours prochains son projet de loi sur ce sujet. Selon un sondage de l'Eurispes, l'institut d'études politiques, sociales et économiques de Rome, 67% des Italiens se déclarent favorables à la reconnaissance des unions de fait. 58,1% des personnes interrogées se disent en revanche opposées au mariage homosexuel, contre 34,2% qui y sont favorables.
L'Eurispes indique également que selon les données en sa possession, environ un millier d'enfants vivent au sein d'un couple homosexuel en Italie. 78% des sondés sont opposés à l'autorisation d'adoption pour les couples de gays et de lesbiennes, contre 13,2% qui sont pour.
e-llico Mis en ligne le 29/01/07

L'Eglise est responsable du retard énorme de l'Italie selon Stefano Gabbana
Le couturier Stefano Gabbana accuse l'Eglise catholique d'être responsable du "retard énorme" de son pays dans la reconnaissance des unions de fait, dans une interview publiée lundi.
"L'Eglise a tenu en échec les politiques qui avaient peur de perdre les votes des catholiques. A l'étranger, la pression a été moins forte. Mais nous, l'Eglise nous l'avons chez nous", a déploré le créateur faisant allusion au Vatican dans une interview publiée par La Stampa. "Chaque jour", l'Eglise "se bat contre ceux qui à son avis mettent en doute le concept traditionnel de la famille", souligne-t-il, mais il estime que "la famille de fait doit aussi être protégée" et ne comprend pas, "en tant que catholique, le combat de l'Eglise contre l'amour".

La municipalité de Venise lance une campagne contre l'homophobie chez les jeunes
«Je suis gay, et toi?»; «Ma camarade d'école est lesbienne, et alors?»; «Je suis homosexuel ne ris pas, souris-moi»: ce sont les slogans de «L'amour selon nous», une campagne contre l'homophobie réalisée avec le soutien du Conseil de l'Europe dans le cadre de l'initiative Tous différents, tous égaux . Au total, 480 affiches viennent d'envahir les calli et les campielli de Venise et seront renouvelées tous les 30 jours au cours des quatre prochains mois. «La lutte contre l'homophobie se fait de façon de plus en plus déplorable et c'est une question sur laquelle il faut se pencher, a justifié Massimo Cacciari, maire de la ville lagunaire. Et le seul moyen d'inverser cette tendance, c'est de faire appel aux écoles», et donc aux jeunes, dont le point de vue est très différent de celui des adultes. Têtu 18 01 07

L'évêque d'Aversa dissout un groupe de prière fréquenté par des homosexuels
Plus d'homos dans l'église! C'est la décision que l'évêque d'Aversa, Mario Milano, vient de prendre en ordonnant à Edoardo Capuano, curé de Pascarola, un hameau dans la province de Caserte (sud de l'Italie), d'arrêter le programme pastoral conçu pour combattre la marginalisation des homosexuels. Il semblerait que La Perla , un groupe de prière fréquenté par des gays et des lesbiennes, dérange la communauté entière: les fidèles ont exigé qu'on les chasse de l'église où il se retrouvaient pour confronter et discuter leur expériences. Le père Capuano souhaitait que «le groupe lutte contre la marginalisation sociale vécue quotidiennement par les homos». Une interprétation de la charité chrétienne très peu partagée par les habitants de Pascarola qui se sont opposé à cette ouverture à la diversité. Têtu 17 01 07

Les protestants critiquent le poids de l'Eglise dans la politique
L'Eglise vaudoise, principale branche de la minorité protestante en Italie, a reproché à l'Eglise catholique sa volonté de toujours se placer "au centre" des débats de société au mépris de la laïcité de l'Etat, dans un communiqué.
"L'Eglise catholique considère que la laïcité de la République italienne est "saine" dans la mesure où celle-ci lui reconnaît cette place centrale (...) et dit non au PaCS, à une loi sur l'euthanasie et ainsi se suite", accuse la commission bioéthique de l'Eglise vaudoise. "Face à cette prétention catholique, le gouvernement et les parlementaires, sauf de rares exceptions, n'osent plus s'exprimer" sur ces sujets, ajoute-t-elle, alors que la majorité parlementaire et le gouvernement de gauche peinent à concrétiser leur promesse électorale de légaliser les "unions de faits". E-llico Mis en ligne le 17/01/07

Manifestation au Vatican pour la reconnaissance des couples homosexuels
200 personnes environ ont manifesté à l'appel de l'organisation italienne de défense des droits des LGBT Arcigay. Elles commémoraient, comme chaque année, le suicide du poète sicilien homosexuel, Alfredo Ormando, qui s'était immolé il y a 10 ans place Saint-Pierre pour dénoncer l'homophobie de l'Eglise catholique.
Plusieurs membres de la manifestation portaient des drapeaux gay et des banderoles de protestation condamnant notamment l'ingérence permanente du pape dans la politique italienne sur le dossier des unions de fait et réclamant au plus vite le vote du statut promis par le gouvernement Prodi.
"Les interventions papales sont quasi-quotidiennes, elles frisent l'obsession", a-t-il déclaré le leader d'Arcigay. Or, a-t-il ajouté, "le Parlement doit discuter de ce sujet en toute liberté, sans pressions du Vatican, et décider en toute indépendance comme tout Parlement souverain d'un Etat laïc". E-llico Mis en ligne le 15/01/07

Examen des premiers textes de loi sur les unions homosexuelles
La commission justice du Sénat italien a débuté mercredi l'examen de propositions de loi sur la reconnaissance juridique des "unions de fait" hétérosexuelles et homosexuelles, premier pas vers l'adoption d'une législation promise par le gouvernement Prodi.
Seules ont été présentées pour l'instant des propositions de loi rédigées par des parlementaires italiens, le gouvernement n'ayant pas encore bouclé son propre projet de loi en raison d'une divergence d'opinions entre deux de ses ministres.
"Nous avons décidé de ne pas attendre le projet de loi du gouvernement, lorsqu'il arrivera, il sera rajouté aux textes qui sont déjà examinés par la commission", a indiqué à l'ouverture de la séance le président de la commission Justice.
La ministre de la Famille , issue de la mouvance catholique de la coalition de Romano Prodi, et la ministre pour l'Egalité des Droits et membre des Démocrates de gauche (principal parti), ont chacune chargé leurs services de rédiger une proposition de loi "et ne se sont même pas encore parlé", a indiquait mercredi le quotidien Corriere della Sera.
Cette situation augure mal d'un aboutissement du dossier dans les délais promis par le chef du gouvernement. En décembre dernier, Romano Prodi avait affirmé qu'un projet de loi pour la reconnaissance des "unions de fait" serait présenté avant le 31 janvier 2007. e-llico Mis en ligne le 11/01/07

Diabolik fait face à l'homosexualité dans sa dernière aventure
Sa profession? Voleur. Diabolik , personnage principal de la très populaire bande dessinée italienne, a l'habitude de s'emparer surtout de bijoux très précieux ou de sommes d'argent énormes. Bien qu'il ait une activité illégale, le voleur a des principes éthiques inébranlables: il voue une grande haine aux mafieux, aux narcotrafiquants, aux usuriers et aux bourreaux. En l'espace de 45 ans et de presque 750 épisodes, Diabolik a dû faire face à plusieurs problèmes sociaux comme la prostitution, la drogue, le viol ou l'euthanasie. Mais il n'avait jamais affronté le thème de l'homosexualité. Au moins jusqu'à sa dernière aventure, où il prend fait et cause pour les homos et les couples de fait en condamnant très durement les associations qui s'opposent à ces relations. Ce mois-ci dans les kiosques italiens, on peut constater la volonté confirmée des auteurs de maintenir le personnage vivant et actuel. Ils le soulignent d'ailleurs en estimant que « les bandes dessinées sont surtout créées pour communiquer des choses». Têtu 10 01 07

Un agent de police qui se travestissait vient d'être licencié
Un intendant de la police postale de Venise a été licencié car, en dehors de ses périodes de travail, il avait l'habitude de s'habiller en femme. Le tribunal administratif régional de la Vénétie a repoussé le pourvoi que le policier avait présenté. Il voulait ainsi s'opposer au décret d'expulsion de son service pris par l'administration de l'État en avril 2006. Dans l'ordonnance, on peut lire notamment «l'absence totale du sens de l'honneur et de la morale» . À plusieurs reprises, des collègues de la préfecture de police l'ont vu habillé «d'une minijupe, d'un tricot bleu laissant apparaître le nombril et deux pendentifs longs jusqu'aux épaules» . À sa décharge, l'agent de police avait soutenu que le fait de se travestir entrait dans la «libre expression de sa nature fantaisiste et anticonformiste» . Têtu 04 01 07

Benoît XVI est-il homo?
Benoît XVI serait-il gay? La rumeur s'enrichit ces temps-ci de détails. Pour la nourrir, les média italiens s'appuient en particulier sur le relookage du pape: l'habilleur de Jean-Paul II, bien trop sobre, a été remercié et a fait place à un nouveau créateur, très porté sur les bordures, les pompons et les chaussures rouges de chez Prada. Pire: le pape aurait un amant, en la personne de son secrétaire privé, Monseigneur Georg Gänswein, un beau blond de 50 ans, pilote amateur, joueur de tennis et ancien moniteur de ski. Le Vatican n'a pas encore réagi à ces rumeurs, reprises avec délectation dans la presse étrangère. Têtu 03 01 07

Note du Collectif antihomphobie
Même s'il est homo, il n'est pas "gay", il s'agit d'un triste sire comme tous ses comparses les plus virulents contres les autres homos car devant légitimer leur place au sein de la société hétérosexiste par un activisme acharné contre les gays, et ce d'autant plus que leur penchant naturel est connu.

Le leader d'Alliance nationale se déclare favorable à une loi pour les unions homos
Il y a 10 ans, il était convaincu qu'il n'y avait pas de place pour les gays dans l'enseignement. Aujourd'hui, il approuve le recours à l'assistance médicale à la procréation et le droit de vote pour les immigrés. Et il veut s'exprimer sur les droit civils des homos. «Si certaines personnes voient leurs droits moins protégés parce qu'elle forment une union et non une famille, il faut intervenir d'une façon législative pour lever cette disparité.» L'auteur de ces propos, c'est Gianfranco Fini, le leader d'Alliance nationale (An), dans une interview accordée à l'hebdomadaire L'Espresso. «Puisque le droit naturel et la Constitution affirment que la seule famille est celle fondée sur le mariage, nous sommes obligés de reconnaître que dans notre société il y a des rapports de vie en commun et des unions qui ne sont pas assimilables aux familles. La plupart des Italiens forment des familles, mais seul un esprit obtus peut dire que d'autres réalités n'existent pas.» Une prise de position qui, étonnamment, ne scandalise pas les membres de son parti, mais qui a déclenché la colère de Rocco Buttiglione, président de l'Union des démocrates chrétiens (UDC) –un des partis d'opposition–, qui craint «une crevasse irréparable» dans la coalition de droite, et de Lorenzo Cesa, secrétaire de l'UDC, qui la juge «incompatible avec l'inspiration en faveur de la famille du Parti populaire européen». Passé le cap du budget 2007, le débat politique recommence à s'occuper du sulfureux Pacs. Une discussion transversale qui risque de diviser même les partis de la Maison des libertés, la coalition de centre-droit. Têtu 03 01 07

Deux couples homosexuels dans la crèche des députés
Alors que les "unions de fait" divisent la classe politique en Italie –y compris au sein de la coalition de gauche au pouvoir-, le geste de ces deux députés entre dans une stratégie médiatique visant à faire pression sur le débat en cours. L'objectif revendiqué est que le Parlement approuve au plus vite une loi reconnaissant les unions civiles pour les couples homosexuels. Les deux députés estiment en effet "injuste que des millions de citoyens ne puissent pas voir leurs droits reconnus, comme cela est le cas dans de nombreux pays d'Europe".
Bruno Mellano et Donatella Poretti, tous deux élus du parti La Rose au poing, une formation de gauche laïque, ont déposé un couple de poupées Barbie et un autre de Ken à côté des bergers dans la crèche, alors qu'ils se rendaient à la Chambre des députés. Les deux "couples" revendiquaient par une pancarte nouée à leur cou le mariage gay "comme dans l'Espagne de Zapatero" et "un PaCS maintenant!". Les poupées ont été vite retirées par un huissier, mais elles ont eu le temps de produire leur effet.
Le parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia, s'est scandalisé de cette action en parlant de "double attaque vulgaire et inacceptable contre une institution italienne et un symbole religieux". E-llico Mis en ligne le 21/12/06

le malaise du mouvement LGBT face à Prodi
La principale organisation LGBT italienne, Arcigay, est en proie au doute face au gouvernement Prodi qu'elle juge incertain et inefficace. L'heure est à la mobilisation pour rappeler la gauche à ses engagements sur le statut des couples homosexuels.
"Notre confiance vis-à-vis de l'activité du gouvernement s'est écroulée vertigineusement" vient de déclarer le leader gay d'Arcigay qui dénonce les reculs des Démocrates de gauche sur les "unions de fait" promises par la majorité aux couples gay.
Aurelio Mancuso, le secrétaire d'Arcigay, annonce une grande manifestation fin février-début mars pour exiger que les unions civiles entre personnes de même sexe soient enfin reconnues. Il s'agit pour le mouvement homosexuel italien de rappeler ses engagements à Prodi. Le président du Conseil a en effet promis de présenter un projet de loi sur les unions de fait avant le 31 janvier. Mais les choses semblent mal engagées sous le double effet de la pression infernale de l'Eglise sur la question et des divergences entre différents courants de la coalition au pouvoir. E-llico Mis en ligne le 20/12/06

Budget 2007: création d'un observatoire de lutte contre la violence sexuelle et de genre
Après le retrait au cours de la discussion sur le budget 2007 de l'amendement qui permettait aux personnes vivant en «unions de fait» de bénéficier d'un héritage au même titre que les personnes mariées, deux autres modifications favorables à la communauté LGBT ont été supprimées. Si le 195e article du texte initial prévoyait l' «institution d'un observatoire pour lutter contre la violence envers les femmes et la violence en raison de l'orientation sexuelle» , son budget annuel de trois millions d'euros sera finalement destiné à un observatoire qui luttera «contre la violence sexuelle et de genre» . «Il s'agit d'une violation des accords précédemment pris et en même temps, on a indirectement défini comme innommable le droit à l'orientation sexuelle qui est légalisé dans la plupart des pays d'Europe , a commenté Donatella Linguiti, sous-secrétaire du ministère de l'Égalité. La communauté LGBT a le droit que son droit de cité soit totalement reconnu, y compris face à toute forme de violence.» En outre, le soutien financier au Fonds mondial pour la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose ont aussi été supprimés. «Le gouvernement de Romano Prodi a opté pour d'autres priorités , a déploré Vittorio Agnoletto, membre du Parlement européen et ex-président de la Lila (Ligue italienne pour la lutte contre le sida). Ainsi on trahit non seulement l'espoir de millions de séropositifs, mais aussi la volonté de millions d'électeurs.» Le nouveau budget a été approuvé définitivement par le Sénat vendredi 15 décembre par 162 voix. Têtu 18 12 06

Les homos victimes des négociations des Démocrates de gauche et de leur courant catholique?
Les orientations du futur Parti démocratique, la nouvelle coalition politique qui réunira, à partir de 2009, les DS (Démocrates de gauche, principal parti de l'Unione actuellement au pouvoir et dirigée par Romano Prodi) et la Marguerite (son courant catholique), ont commencé au cours du conseil national des DS ce mercredi 13 décembre. Une alliance qui s'avère difficile, vu les positions conservatrices de la Marguerite sur les couples de fait ou l'assistance médicale à la procréation (AMP). Les participants ont offert un tonnerre d'applaudissements à Andrea Benedino, porte-parole du conseil homosexuel du parti, qui a fait part de la «rage» et de l' «embarras» de la communauté LGBT à l'égard de l'attitude mitigée des DS sur les «droits civils élémentaires d'une nation». «Sur le compromis que vous trouverez à l'égard des couples de fait, vous jouez votre crédibilité, a-t-il averti. Si la position de l'Italie est loin de ce qui est légalisé dans la plupart des pays d'Europe, nous sommes près à descendre dans la rue.» En revanche Piero Fassino, le très prudent secrétaire des DS, a souligné «qu'on ne peut pas répondre en termes d'identité» mais «il faut rechercher des solutions qui soient partagées» car «le monde catholique est décisif et stratégique et si l'on pousse à droite, aucune alternative de progrès ne sera possible». Et tant pis si la majorité des catholiques se déclarent, dans tous les sondages, favorables aux couples de fait. Têtu 15 12 06

Unions de fait: les Italiens disent oui, malgré un ostracisme persistant à l'encontre des homos
La majorité des Italiens se déclarent favorables à la reconnaissance des droits civils pour les couples de fait, même s'ils sont encore perplexes sur la question des droits à étendre aux couples homosexuels. C'est, en synthèse, ce qui ressort d'un sondage effectué pour le quotidien La Repubblica. Alors que le gouvernement s'engage vers une loi sur le Pacs qui soit «sage et juste», selon les mots utilisés par Romano Prodi lors du dernier conseil des ministres, 59% des interviewés soutiennent la politique de l'exécutif sur ce sujet, 39% sont pour les unions civiles, indépendamment du sexe des deux partenaires, tandis que 20% les voudraient destinées seulement aux hétéros. Enfin 35% des citoyens s'y disent complètement opposés. Le sondage prend aussi en considération les préférences politiques et religieuses des interviewés. Si 62% de l'électorat de centre gauche souhaitent que les droits soient garantis à toutes les unions indifféremment, tandis que l'électorat de centre droit est beaucoup plus divisé: 31% disent oui aux unions de fait pour les couples homosexuels, alors que 21% les réclament pour les hétéros seulement. En clair, 52% des électeurs de centre droit sont favorable à une reconnaissance partiale ou totale des droits. Une considération politique indéniable qui aide à comprendre l'appel adressé récemment par Gianfranco Fini, le leader d'Alliance nationale, invitant à éviter «l'intégrisme idéologique» quand on discute de «droits individuels» qui ne doivent pas être piétinés, même s'il s'agit de couples homosexuels. Têtu 14 12 06

La «base» catholique fait mentir le pape Benoît XVI
«Horizons de laïcité» , c'est le titre –d'une brûlante actualité– du 30e congrès national des Communautés chrétiennes de base (CDB), qui vient de se terminer à Frascati, près de Rome. Près de 360 participants y sont intervenus, représentant une trentaine de CDB. Ils ont visiblement donné le feu vert aux unions de fait et à un récent cas de demande d'euthanasie, deux sujets sensibles qui marquent un moment particulièrement crucial dans la société civile italienne. «La sacralité est inhérente à l'amour: l'Église, fidèle à l'Évangile, a le devoir de reconnaître cette sacralité intime, de la témoigner d'une façon prophétique; elle ne doit en revanche pas sanctifier l'amour à travers un enfermement légaliste et sacramentaire. Le mariage est un choix positif mais non un chantage sacré», lit-on dans le document sur le Pacs publié à Frascati. Une prise de position qui «veut confirmer le besoin d'une laïcité de l'État et l'urgence d'une foi vécue d'une façon non-confessionnelle, dans une vie en commun avec d'autres cultures et religions, exempte de dogmatismes et sans que les institutions civiles manifestent de la servilité à l'égard de l'Église», a souligné Cristoforo Palomba, secrétaire national des CDB. Alors que l'ire du Vatican s'abat sur le gouvernement italien, on entend, enfin, l'existence de voix dissidentes dans le complexe milieu catholique italien. Têtu 13 12 06

Record de familles homoparentales à Milan
Les familles homoparentales réclament une rencontre avec Letizia Moratti, ancienne ministre de l'Éducation sous Berlusconi et actuelle maire de Milan. Elles veulent un dialogue avec elle, en tant que maire et femme, pour présenter leurs demandes aux institutions. D'après le recensement de 2001, Milan n'est pas seulement la ville avec plus de célibataires, mais elle est aussi celle qui compte le plus de familles homoparentales. Au 25 novembre, les parents homosexuels inscrits à l'association Famiglie arcobaleno (Familles Arc-en-ciel) étaient 109. Après le premier congrès sur l'homoparentalité en Italie, le chiffre a triplé. Un chiffre auquel on peut ajouter 70 enfants. «Quand on discute du Pacs et des unions de fait, on ne parle jamais de nos droits et des enfants de gays et de lesbiennes, affirme Giuseppina La Delfa , présidente de l'association. Il y a un silence total, une volonté évidente d'ignorer cette réalité. On parle d'enfants seulement s'ils sont adoptés. Nos enfants sont déjà ici et nous revendiquons une loi qui les protègent.» Récemment Barbara Pollastrini, chargée du ministère de l'Égalité, s'adressant aux couples qui s'engagent à partager la responsabilité parentale, a inclut les gays et les lesbiennes, en soulignant qu'il n'y a qu'en Italie que l'on est encore obligé de le spécifier. Têtu 13 12 06

Le gouvernement d'accord pour légiférer sur les unions homosexuelles
Le gouvernement italien et sa majorité sénatoriale sont tombés d'accord pour présenter avant le 31 janvier 2007 un projet de loi sur la reconnaissance juridique des "unions de fait", hétérosexuelles et homosexuelles, a annoncé le Premier ministre Romano Prodi.

Cet accord qui ouvre la voie en Italie à la reconnaissance des couples homosexuels "représente un pas en avant fondamental dans l'application du programme de la majorité et permettra d'aborder de façon sérieuse et approfondie un sujet crucial pour les droits des personnes ", a déclaré Romano Prodi.
La mise en place d'un Pacte civil de solidarité (PaCS) reste un sujet controversé entre la droite et la gauche en Italie mais également au sein de la coalition au pouvoir où communistes, Verts et radicaux poussent à l'adoption d'une loi, alors que les centristes de gauche issus de la démocratie chrétienne y sont réticents.
La question risquait même d'empêcher l'adoption du budget 2007 car une partie de la majorité voulait inscrire dans la loi de finances la possibilité pour les personnes vivant en "unions de fait" de recueillir un héritage au même titre que les personnes mariées.
Le compromis forgé jeudi soir par Romano Prodi a consisté à retirer l'amendement dans la loi de finances qui déplaisait notamment à ses alliés de la Marguerite issus de la Démocratie Chrétienne mais à fixer une date butoir pour l'adoption d'une loi sur le PaCS pour satisfaire le reste de sa majorité.
La presse italienne salue l'événement par avance, vendredi, en titrant que le gouvernement à dit "oui aux couples de fait".
Le programme électoral de la coalition de Prodi rédigé pour les législatives d'avril 2006, stipulait que le Parlement serait saisi de "la reconnaissance juridique des droits des personnes qui font partie des unions de fait", et que "ni le genre des concubins ni leur orientation sexuelle ne serait un obstacle".
Une proposition de loi, signée par 160 parlementaires italiens, avait été déposée en 2004 par un député de gauche sous le gouvernement de centre-droit de Silvio Berlusconi, mais le texte n'avait jamais été inscrit à l'ordre du jour du Parlement.
Le Vatican est fermement opposé à la légalisation des unions civiles homosexuelles.
e-llico Mis en ligne le 08/12/06

la ville de Padoue reconnaît les unions de fait
La motion votée mardi soir par le conseil municipal de Padoue, dominé par le centre-gauche, prévoit que ces couples pourront obtenir un certificat auprès des services d'Etat civil qui reconnaîtra leur statut de "famille fondée sur des liens affectifs".
Les premiers certificats, qui ont une portée symbolique mais pas d'effets juridiques, devraient être délivrés d'ici un mois, selon le quotidien La Repubblica. C'est un conseiller municipal des Démocrates de gauche, Alessandro Zan, également président régional de l'association de défense des droits des homosexuels Arcigay, qui est à l'origine de l'initiative.
Approuvée par plusieurs ministres de l'Union de centre-gauche de Romano Prodi, dont le programme prévoit cette reconnaissance, l'initiative a été jugée "honteuse" par la droite qui a appelé le gouvernement à s'expliquer devant le Parlement.
"Cette initiative est dangereuse car elle cherche à légitimer les couples de fait, ce qui n'est pas prévu par la loi, minant les principes sur lesquelles est fondée la famille", a déclaré Maurizio Lupi de Forza Italia, le parti de l'ex-président du Conseil Silvio Berlusconi.
Plusieurs projets de loi sur la reconnaissance juridique des "couples de fait", homosexuels et hétérosexuels, doivent être examinés par la commission justice de la Chambre des députés mais les partis qui composent l'Union de la gauche sont divisés sur la formulation de cette reconnaissance.
E-llico Mis en ligne le 06/12/06

  Les parlementaires LGBT ont été insultés par la droite

«Prodi boia, Luxuria è la tua troia» («Prodi voyou, Luxuria est ta putain»), c'était l'un des nombreux slogans homophobes qui ont marqué la manifestation contre le gouvernement de Romano Prodi tenue samedi 2 décembre à Rome. Deux millions de participants, selon la Maison des libertés, le regroupement des partis de centre droite, 700.000 «seulement» selon la Préfecture de police, sont descendus dans les rues de la capitale pour protester contre la loi financière qui sera probablement approuvée en fin de semaine. Alors que les modérés de l'Union des démocrates chrétiens (Udc), dirigés par Pierferdinando Casini, ont préféré organiser un meeting plus discret à Palerme, c'est l'extrême droite qui s'est unie de bon gré à la coalition de Silvio Berlusconi (Forza Italia), Gianfrano Fini (Alliance nationale) et Umberto Bossi (Ligue du nord) sur la place San Giovanni. S'accompagnant d'un florilège de drapeaux noirs, croix celtiques et saluts romains suivis d'une série d'insultes terribles et indicibles adressés aux parlementaires LGBT. Aurelio Mancuso, secrétaire national de l'ArciGay, a protesté immédiatement: «Que Berlusconi, Fini et Bossi aient le courage de condamner ces offenses graves à l'égard des homosexuels. Samedi, on a donné libre cours aux instincts homophobes les plus bas.» «Nous croyons dans le mariage entre un homme et une femme, nous croyons dans une famille qui engendre des enfants à élever» a été la réponse indirecte de Silvio Berlusconi pendant son discours. Têtu 05 12 06

Les timides avancées du gouvernement italien pour la prévention du sida
Il est important de parler «sans hypocrisie aux jeunes et surtout aux adolescents de l'utilisation correcte du préservatif» . C'est par ces termes que Livia Turco, la ministre de la Santé , a évoqué la politique de prévention italienne à destination des jeunes, au cours d'une conférence de presse concernant la Journée mondiale contre le sida. «Avec Livia Turco, nous assistons à un virage réel vis-à-vis des politiques d'information et de prévention du sida, a déclaré Franco Grillini, député des Démocrates de gauche. Après les affiches voulues par le ministère de la Santé , qui illustraient d'une façon explicite l'usage du préservatif, cette prise de position exprime une ouverture de plus, bien que considérablement timide, et cela nous amène à penser que le gouvernement de centre gauche est à même de réaliser un changement de direction radical comparé à l'inaction et au moralisme du précédent exécutif.» Il faut rappeler que Girolamo Sirchia, ancien ministre chargé de la Santé , avait destiné aux jeunes une brochure qui conseillait la chasteté et l'abstinence comme moyens de lutte contre le VIH. «Au contraire, pour se battre contre l'ignorance qui entoure les maladies sexuellement transmissibles, il est indispensable de réduire le prix du préservatif qui, en Italie, est le plus cher d'Europe», soutient Franco Grillini, qui vient de présenter une proposition de loi pour améliorer la diffusion des préservatifs. Livia Turco a tout de même jugé «excessive» l'idée d'installer des distributeurs de préservatifs dans les établissements scolaires, lors de la même conférence de presse. Têtu 04 12 06

L'Italie dédommage un écrivain condamné par une loi fasciste
Le gouvernement italien a annoncé qu'il verserait une rente à vie à l'écrivain Aldo Braibanti, âgé de 84 ans et condamné pour "manipulation mentale" en 1968 au terme d'une loi fasciste invoquée pour punir sa relation homosexuelle avec un jeune homme.
Aldo Braibanti est le seul Italien à avoir été condamné en vertu de cet article de loi fasciste qui fut abrogé en 1981. En juillet 1968, il avait été condamné en première instance à neuf ans de prison par la cour d'appel de Rome pour "manipulation mentale", une peine réduite en appel à quatre ans en 1969.
Aldo Braibanti, écrivain, philosophe, metteur en scène, artiste, avait été arrêté en 1967 sur dénonciation des parents d'un jeune homme, majeur, issu d'une famille très catholique, avec lequel il entretenait une relation sexuelle. Alors qu'il affirmait vivre avec Braibanti par choix, le jeune homme fut enfermé par ses proches dans un hôpital psychiatrique.
En 1982, après l'abrogation de la loi en question, la cour d'assises d'appel de Rome avait demandé l'annulation de la peine dans le casier judiciaire de Braibanti.
Jeudi soir, le Conseil des ministres a décidé de lui allouer une rente à vie comme dédommagement sans en préciser le montant.
"Braibanti, homosexuel déclaré, a payé pour avoir eu une relation avec un jeune homme de 18 ans dans l'Italie bigote et cléricale de cette époque. Cette reconnaissance est un beau signe de laïcité et de modernité de la part de notre République", a commenté vendredi dans un communiqué Arcigay, principale association italienne de défense des homosexuels. E-llico Mis en ligne le 27/11/06

 

 

 

 

 

Milan accueille le premier congrès sur l'homoparentalité en Italie
En quoi consiste la nouveauté représentée par les familles homoparentales? Comment grandissent les enfants dans ces milieux familiaux? Peut-on reconnaître des différences ou des problématiques dans la croissance physique et psychique des enfants élevés par des homosexuels? Sur ces questions et sur de nombreux autres points, Grandir dans les familles homoparentales, le congrès organisé par l'association des parents homosexuels Famiglie arcobaleno (Familles Arc-en-ciel), essayera de répondre. L'objectif du ce rendez-vous, qui aura lieu ce samedi 25 novembre à Milan, est de donner des pistes dans l'intérêt de l'enfant, stimuler le débat scientifique et culturel, recueillir les conclusions obtenues par la psychologie, le droit et la sociologie au cours de ces dernières années. La rencontre, qui sera suivie de deux autres journées d'approfondissement mi-décembre, offrira l'opportunité d'une confrontation entre les institutions et de vraies familles homoparentales. Les deux parties sont disposées à confronter leurs avis et à débattre afin de trouver une solution pour affronter les problématiques issues de la discrimination et de la méconnaissance de ce que les enfants de parents homosexuels vivent aujourd'hui en Italie. Têtu 25 11 06

Polémique sur deux lesbiennes mariées dans un film
Gare à parler des lesbiennes sur la RaiUno . «Le père des épouses», un film produit pour le petit écran et qui vient d'être diffusé par l'amirale des chaînes de la télévision publique italienne est au centre de nombreuses polémiques. L'intrigue était connue depuis longtemps: Riccardo, interprété par le célèbre acteur Lino Banfi, est un agriculteur «aux principes sains» d'Italie du sud qui visite sa fille, vivant en Espagne, en la découvrant non seulement lesbienne, mais mariée à sa partenaire. Mon Dieu! «Personne n'oblige la Rai à épouser les idées de Zapatero, c'est-à-dire à présenter le mariage entre deux personnes de même sexe et leur possibilité d'adopter des enfants comme un élargissement naturel des droits individuels», a déclaré Mario Landolfi, député d'Alliance Nationale et président de la commission parlementaire chargée de surveiller la télévision publique. « La Rai est une grande entreprise laïque, elle ne peut pas avoir peur de raconter la vérité ou d'essayer de répondre aux questions posées par le pays, a répliqué Agostino Sacca, directeur du département fiction, en défendant l'émission primée par 7 millions de téléspectateurs. Dans les foyers domestiques on discute du Pacs et des unions entre homosexuels, on ne peut pas tourner la tête.» Inévitable, le commentaire lapidaire qu'a eu l'Église: «Il s'agit d'un œuvre qui nuit à l'éducation et à la salubrité » a soutenu sans aucun doute le cardinal Ersilio Tonini. Amen! Têtu 23 11 06

Premier accord pour réunir un couple homosexuel binational
Le tribunal de Florence a reconnu à un citoyen néo-zélandais, partenaire d'un journaliste italien qui habite à Cecina, dans la province de Livourne, le droit d'obtenir un permis de séjour «pour motivations familiales» . La décision, prise par la juge civile Isabella Mariani, remonte au 4 juillet 2005 mais elle était, inexplicablement, passée sous silence. Jusqu'à ces derniers jours, où Il Foglio et Il Giornale, deux quotidiens conservateurs, lui ont donné une résonance nationale. Rocco Buttiglione, ancien commissaire européen à la Justice qui avait défini l'homosexualité comme «un péché», redonne l'alerte. Selon son avis, la sentence florentine «risque d'être le passe-partout» pour légaliser en Italie la reconnaissance juridique des couples de fait, homosexuels et hétérosexuels. Dans la disposition judiciaire, Isabelle Mariani souligne que la loi Turco-Napolitano de 1998, qui règle les permis de séjour pour motivations familiales, se limite à la définition d'un «membre étranger de la famille» sans d'autres spécifications. «Le droit du partenaire étranger d'obtenir le permis de séjour est évident, soutient-elle, non seulement face à l'article 2 de notre Constitution mais face aussi à la directive européenne (2004/38/CE) concernant le droit des citoyens de l'Union européenne (UE), et les membres de leurs familles (qui les accompagnent ou les rejoignent), de circuler et de séjourner librement, et d'une façon permanente, dans les territoire des états membres de l'UE.» Têtu 23 11 06

Des injures homophobes sur les murs d'un lycée de Rome font scandale
L'apparition d'inscriptions racistes, fascistes et homophobes, comme «Lesbiennes, hors d'ici!» , sur les murs du lycée Aristophane, situé dans le IVe arrondissement de Rome, est en train de créer un véritable scandale. Car il ne s'agit pas d'un incident isolé. Et la tentative de Wanda Macrì, la proviseure adjointe, probablement inquiète pour la réputation de l'établissement, de minimiser l'affaire n'a rien arrangé: elle a qualifié les inscriptions de «simple bravade». Un commentaire qui a provoqué de fortes indignations de l'association culturelle homo Mario Mieli. «Parler de simples bravades face à des manifestations racistes et d'inculture si éclatantes semble clairement en désaccord avec le rôle éducatif et de formation civile et démocratique que devrait avoir l'école», lit-on dans un communiqué invitant la municipalité de Rome à agir au plus tôt pour «rétablir la dignité de l'établissement scolaire en effaçant les inscriptions infâmes» et à organiser une rencontre avec Wanda Macrì pour «mettre en place, d'un commun accord, des initiatives pour lutter contre les discriminations, l'homophobie et le racisme». De plus, l'association se dit «prête à organiser un sit-in devant l'école pour dénoncer toutes prises de position absurdes qui touchent toujours les minorités les plus faibles et les plus discriminées». Enfin, le ministère de l'Éducation nationale a envoyé un inspecteur pour vérifier les faits et pour prendre, éventuellement, les mesures nécessaires. Têtu 16 09 06

À Bologne, la Curie s'indigne du financement public du festival homo Gender Bender
D'un côté Sergio Cofferati, maire de gauche de Bologne, qui a accordé 15.000 euros aux organisateurs du festival international Gender Bender ; de l'autre la Curie bolognaise du cardinal Carlo Caffarra et de l'évêque Ernesto Vecchi, qui ont mis le feu aux poudres en publiant dans le quotidien catholique Avvenire une attaque contre la municipalité. «Nous ne pouvons pas accepter une invasion barbare soutenue par l'argent public, a écrit la Curie. Il s'agit d'un outrage à la foi et à la raison des Bolognais.» Réponse immédiate de Sergio Cofferati: «Seule la censure et l'intolérance risquent de nous ramener au temps des barbares. Je pense que la libre expression, dans le milieu de l'art et de la culture, représente une des grandes conquêtes de l'homme et qu'elle est une richesse pour les citoyens dans un état laïque.» «Les déclarations du maire nous déconcertent et nous affligent, a répliqué la Curie. L'Église ne censure personne, mais n'accepte pas d'être censurée, parce qu'elle ne peut pas abdiquer son devoir et droit de parler pour le bien et pour la dignité de la personne humaine, en donnant aussi son avis sur la façon de dépenser l'argent public.» Têtu 03 11 06

La maison d'un couple de lesbienne dévastée par des néonazis !
L'entrée de la maison forcée, l'autocollant «Gay à l'intérieur» collé sur la porte et barré d'une croix gammée, des sous-vêtements jetés à terre, des objets volés et, enfin, le lit arrosé d'urine. Ce sont les dégâts auxquels D., 27 ans, a dû faire face en rentrant chez elle, à Mazzano, dans la province de Brescia, après une soirée au cinéma. La police cherche les auteurs de cet acte de vandalisme dans le milieu des groupes néonazis et skin. Bravade de très mauvais goût ou avertissement sous le signe du racisme sexuel ? Pour D., qui vit en couple, aucun doute: «La croix gammée est une signature précise et le néonazisme n'est pas une nouveauté dans les environs. Ces types-là devaient me surveiller depuis longtemps. Avec ma dénonciation, je me rends compte des risques de représailles mais si je reste silencieuse, je deviens leur complice.» D. et sa copine se sont établies à Mazzano depuis peu, discrètement. Mais cette vie en commun a tout de suite gêné les voisins: des insultes le mois dernier les ont déjà amenées à porter plainte devant la police. «Mais cette fois-ci les faits sont plus graves, souligne D., à la fois inquiète et indignée. Quelqu'un veut me faire payer la faute d'être lesbienne.» Têtu 02 11 06

 

 

 

Le secrétaire du Parti radical fait son coming-out bisexuel
«Je partage ce que l'écrivain Jorge Luis Borges dit, c'est-à-dire qu'on doit avoir un esprit accueillant. J'ai eu des relations au-delà de l'amitié avec des hommes comme avec des femmes.»   C'est par ces mots que Daniele Capezzone, secrétaire du Parti radical et président de la Commission des activités productives de la Chambre des députés, a fait son coming-out lors d'une interview accordé à l'hebdo Eva Tremila. Où l'on apprend qu'il aime «les gens qui pensent», qu'il préfère les boxers aux slips et aux pagnes, qu'il ne dédaigne pas les film pornographiques, qu'il parle aussi pendant l'intimité - «le dialogue est essentiel, sinon ce serait seulement de la boucherie», dit-il -, et qu'il ne se ferait jamais enduire de crème solaire par un parlementaire: «Que Dieu nous protège, je suis sûr qu'il faucherait aussi la crème», s'exclame-t-il. Les révélations de Daniele Capezzone, qui a été élu meilleur ami des gays lors d'un sondage organisé par le site internet Gay.tv, n'ont pas manquées de nourrir les commentaires ironiques de ses collègues de l'Assemblée. Têtu 30 10 06

la députée trans Luxuria pris à partie dans les toilettes de l'Assemblée nationale
La députée trans italienne, Vladimir Luxuria, a été pris à partie vendredi dans les toilettes des femmes de l'Assemblée nationale par la porte-parole de Forza Italia (droite), le parti de l'ex-chef de gouvernement Silvio Berlusconi.
"Ici, ce sont les toilettes des femmes, tu ne peux pas être là", a lancé la porte-parole Elisabetta Gardini à Wladimiro Guadagno, alias Vladimir Luxuria, selon le récit de ce dernier. "Il y a des années que j'utilise les toilettes des femmes et six mois (depuis son élection, ndlr) celles de l'Assemblée. Je ne me serai jamais attendu à une agression aussi violente", a déclaré le député de Refondation communiste (PRC).
L'affaire est remontée jusqu'au président de la chambre Fausto Bertinotti, leader du PRC, qui a regretté que "la tolérance" soit une qualité absente du parlement. Le bureau de la présidence de la Chambre a cependant été saisi de l'incident et devra trouver une solution.
Né homme mais se vivant comme femme, l'acteur et comédien icône du mouvement gay de la Péninsule a été élu député en avril lors des dernières législatives à Rome où Fausto Bertinotti l'avait persuadé de se présenter comme tête de liste du PRC.
Lire le portrait de Vladimir Luxuria . e-llico
Mis en ligne le 30/10/06

Polémiques autour d'un débat sur la transsexualité dans un lycée
Un débat sur la transsexualité organisé par les élèves d'un lycée de Recanati, ville de la province d'Ancône, et qui prévoyait l'intervention d'Alessia Bellucci, transgenre et conseillère nationale de l'association Chrysalide Action Trans, a dû être annulé. Trop de polémiques autour de la rencontre. Surtout celle déclenchée par Fabio Ambrosini, président d'Action Jeunes Recanati, mouvement de droite, qui considère «absurde d'aborder un sujet pareil dans un lycée, sans inviter aussi une partie adverse, un point de vue différent qui puisse former réellement la conscience libre d'un étudiant». Selon Fabio Ambrosini, le débat «aurait fait émerger des problématiques qui auraient pu troubler le mûrissement social des étudiants» alors que l'école ne doit pas montrer «des modèles sociaux qui s'écartent de la morale catholique qui, au contraire, nécessite un enseignement obligatoire». L'ArciGay de Pesaro a donné une réponse immédiate. «Nous pensions vivre en Italie, un état libre et surtout laïque, pas en Iran», écrit l'association LGBT qui juge «inacceptable de considérer l'essence d'une personne comme un pur problème moral». Et l'ArcyGay de Pesaro de demander ironiquement à Fabio Ambrosini: «Qui est la partie adverse d'une transsexuelle? Un(e) hétérosexuel(le) ? Un gay? Une lesbienne? Tous?» Têtu 29 10 06

Le pape Benoît XVI invite Romano Prodi à freiner sur les «couples de fait»
«Bioéthique, promotion et défense de la vie et de la famille.» Ce sont, pour l'essentiel, comme le souligne une note du Vatican, les sujets sur lesquels le Saint Siège demande à l'État italien une législation «conciliante» . Ce sont aussi, entre autres, les sujets qui ont été au centre d'une conversation de 35 minutes, au cours de la première visite officielle du Premier ministre italien au Vatican, vendredi 13 octobre. Le pape Benoît XVI a de nouveau fait part à Romano Prodi de sa crainte quant aux dispositions qui devraient inscrire dans la loi les «couples de fait». Inscription qui pourrait être, à son avis, décidée sous l'impulsion des plus radicaux du centre gauche qui attaquent volontiers l'intégrité de la famille et de ses valeurs fondamentales. D'où l'invitation à freiner la loi. Pour le leader de l'Union, la coalition au pouvoir, convaincu du rôle central de la famille, des initiatives similaires à celles de l'Espagne de José Luis Rodriguez Zapatero (ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels) sont catégoriquement exclues. Romano Prodi a, en revanche, ajouté être favorable à des formes juridiques qui  reconnaissent les droit des membres d'une «union de fait» Bref, une reconnaissance des droits individuels qui, bien qu'elle soit différente d'une reconnaissance du «couple de fait» dans son ampleur, représente pourtant un premier pas pour donner un cadre à des situations encore ignorées par la loi italienne. 17 10 06

Et si l'égalité commençait par le cimetière?
Alors que les partis de l'Union, la coalition au pouvoir dirigée par Romano Prodi, éprouvent une certaine difficulté à trouver un accord sur le Pacs, la municipalité de Civate, une petite commune de la région de Lecco, fait ses premiers pas dans la reconnaissance officielle des «couples de fait». À commencer par le cimetière! Dorénavant même les membres de couples non-mariés, sans distinction entre homos et hétéros, pourront réserver leur tombe auprès de celle du partenaire décédé selon les mêmes règles que celles jusqu'à présent valables seulement pour les conjoints mariés. Interpellé sur ce sujet, don Mario Longo, le curé de Civate, a donné son accord sur la décision prise par le conseil municipal à condition que les droits d'une famille basée sur le mariage continuent à être distincts de ceux des «couples de fait». Par exemple, dit-il, l'inscription sur la tombe du mot «famille» suivi par le nom de ladite famille, ne peut pas être garantie aux membres ne faisant pas partie de la famille traditionnelle qui reste encore malheureusement uniquement hétérosexuelle. Têtu 13 10 06

 

 

 

 

Un monument pour mieux connaître le virus au centre de Rome
L'installation Megavirus trône désormais en bonne place, piazza del Biscione, à Rome. Cette œuvre d'art, qui figure la plus grande représentation en trois dimensions du VIH, a été réalisée par les artistes Roberto Lucifero et Andrea Conte. La structure a été construite en respectant fidèlement les critères indiqués par un comité scientifique, l'aspect et les formes du virus s'acquittant d'une fonction didactique mais surtout symbolique. Cette installation s'inscrit dans le cadre du «VIH Info Pass – De l'interdiction à la connaissance», un projet culturel et artistique, soutenu également par le ministère de la Santé , qui a débuté le 16 juillet et qui s'achèvera le 1er décembre avec une grande manifestation dédiée aux femmes dans le combat contre le sida. «Le sida est de nouveau en expansion. VIH Info Pass est une initiative très importante pour encourager la prévention et notre association est très heureuse d'en faire partie , a déclaré Fabrizio Marrazzo président de l'association homo romaine ArciGay. Après des années de silence, on se félicite aussi d'apprendre que le nouveau gouvernement recommence à soutenir des initiatives et des campagnes d'information contre la diffusion du VIH.» Têtu 09 10 06

 

 

 

 

 

  L'Italie homosexuelle en 150 articles
«Dolce & Gabbana», «Fascismo», «HIV» et «Aids». Ou encore: «Discomusic», «Pasolini», «Omofobia», «Sauna», «Vladimir Luxuria», «Mario Soldati», «Porno», «Pride»… Ce ne sont que quelques exemples de symboles, personnages et personnalités dont la culture italienne a croisé l'identité homo et que Daniele Del Pozzo, organisateur du festival international Gender Bender, et Luca Scarlini ont rassemblé dans un livre intitulé Gay, un guide italien en 150 articles, qui vient d'être publié aux éditions Mondadori. Un abécédaire de l'identité homosexuelle, fruit d'un travail de 45 auteurs, aux styles, formations et intérêts différents, qui dessine la carte d'un territoire aussi étendu qu'inexploré, pour un guide curieux et amusant mais rigoureux. Têtu 03 10 06

 

 

 

 

 

Un «Loft» homo sur Gay TV
Douze participants d'identités sexuelles différentes, parfaitement inconnus, âgés de 20 à 40 ans, se retrouvent en direct à l'intérieur d'un loft pour s'affronter, échanger des expériences et approfondir des sujets d'actualité avec Alessandro Cecchi Paone, le créateur et présentateur d'Open Space, la nouvelle émission de Gay TV qui a débuté lundi 25 septembre, un ovni entre reality-show et talk-show. Les protagonistes sont très différents les uns des autres: il y a le jeune homme gêné aux entournures qui voudrait se marier avec un footballeur pour devenir la nouvelle Victoria Beckham. L'écrivain qui raconte ses expériences sexuelles dans ses livres. On y trouve aussi des frères jumeaux: un gay qui travaille dans un show room de haute couture et un hétéro qui rêve de devenir réalisateur. À leurs côtés un transsexuel sûr de lui, un macho bisexuel qui n'a pas encore choisi sa voie et un globe-trotteur cosmopolite. Mais aussi une femme hétéro très sympathique qui espère trouver un partenaire, lui aussi hétéro,  mais avec une sensibilité homo, un graphiste gay déterminé dans son travail mais assez timide avec les gens, un gay déçu par l'amour, un artiste gay qui exprime son art par les corps de ses mannequins et la chef d'entreprise passionnée de cinéma. Jusqu'à décembre, du lundi au vendredi et ce pendant trois heures, le foyer domestique des Italiens se transformera en un salon gay cathodique. Têtu 29 09 06

L'Italie intègre les dispositions européennes sur le droit d'asile
La Chambre des députés italienne a approuvé, jeudi 21 septembre, les articles concernant le droit d'asile contenus dans le texte de la Loi communautaire 2006, par laquelle, année après année, l'Italie intègre les directives européennes. Le parlement a en particulier accueilli les nouvelles normes juridiques qui étendent le droit d'asile aux ressortissants de pays où l'on relève des motivations justes et graves qui puissent justifier cette demande. «Ces normes concernent, implicitement, tous ceux qui sont discriminés et punis, jusqu'à la mort dans certains cas, à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, a expliqué la députée Vladimir Luxuria qui a pris part au débat du Parlement. L'Italie a fait un pas vers l'affirmation pleine et complète du droit à la vie pour  les hommes et les femmes persécutés à cause de leur homosexualité.» La députée Titti De Simone a aussi parlé de virage fondamental, qui, après avoir obtenu l'extension de la loi en vigueur contre le racisme aux délits et violences envers les homosexuels, ajoute à son tableau de chasse un autre résultat important: «Cette réglementation facilitera le droit d'asile pour ceux qui échappent aux discriminations. Un sujet déjà approuvé au niveau européen mais qui n'a jamais été reconnu formellement par le gouvernement précédent.» e-llico 25 09 06

La loi contre le racisme pourrait être étendue aux délits envers les gays et les lesbiennes
«Nous sommes satisfaits de la disponibilité et de la sensibilité dont a fait preuve Giuliano Amato, qui est favorable à une extension de la loi en vigueur contre le racisme aux délits et violences commis à l'encontre des homosexuels. C'est la première fois qu'un ministre de la République italienne est si attentif aux exigences de la communauté homosexuelle.» C'est par ces mots que les députés Vladimir Luxuria, Titti De Simone et Franco Grillini ont commenté leur rencontre avec le ministre de l'Intérieur, à la suite des récents et nombreux cas de violences et d'intimidations vis-à-vis des homosexuels. «Le ministre examinera les articles de la loi en vigueur pour introduire les références aux discriminations concernant l'orientation sexuelle et l'identité de genre, ont ajouté les députés, de façon qu'il puisse présenter le nouveau décret-loi contre la violence lors d'un prochain Conseil des ministres.» Selon les députés, «une grande attention a été aussi portée sur les expériences européennes sur les rapports entre les forces de l'ordre et la communauté LGBT, surtout au sujet de la prévention contre les crimes de haine». Têtu 18 09 06

Deux jeunes gays victimes d'une violente agression à Bologne
Deux étudiants ont été violemment malmenés, mercredi 6 septembre, à la sortie du Cassero, le siège de l'association ArciGay à Bologne, parce qu'ils étaient homosexuels. D'après ce qu'ils ont dénoncé à la police, les deux amis, qui s'en allaient bras dessus bras dessous, ont été tout d'abord insultés puis frappés avec une barre de fer par trois individus qui sortaient d'une voiture. « Luca et Vincenzo sont encore sous le choc de cette agression, mais ils tiennent à faire savoir qu'ils ont été battus parce qu'ils se promenaient sans cacher leur homosexualité », a expliqué Cathy Latorre, leur avocat. Un appel à « ne pas sous-estimer l'énième épisode de violence contre les homosexuels » a été lancé par le Comité provincial d'ArciGay. Pour le parlementaire Franco Grillini, « il faudrait étendre la loi en vigueur contre le racisme aux délits et violences envers les homosexuels ». Selon le député des Démocrates de gauche, cette agression « n'est que le cas le plus récent d'une série de délits, violences et intimidations vis-à-vis des homosexuels qui fait de l'Italie un pays fortement à risque pour la vie, la sécurité et la liberté de la communauté LGBT ». 11 09 06

Violée parce que femme et lesbienne
Elle raconte avoir subi un double supplice, dans le même lieu et au même moment: «Ils m'ont violée deux fois. Comme femme et comme lesbienne», explique Paola, 35 ans, qui habite la région de Versilia. Un viol, qui a eu lieu il y a deux semaines et qu'elle a immédiatement dénoncé à la police de Torre del Lago, mais qu'elle n'a qu'aujourd'hui le courage de raconter publiquement. «C'est la seule façon de me venger», dit-elle. Cette histoire dramatique et inquiétante n'est pas un cas isolé. Une autre tentative de violence, encore contre une lesbienne, a été dénoncée il y a quelques jours. Un cuisinier homosexuel a été victime d'une agression, sans oublier d'autres épisodes restés obscurs. Tous ces faits ont eu lieu à Torre del Lago, la ville de Puccini et du festival lyrique, mais aussi une destination touristique de plus en plus populaire chez les homos. Alessio De Giorgi de l'ArciGay Toscane témoigne: «L'agression subie par Paola est un exemple de crime de haine et il est le résultat d'une campagne scélérate dirigée par l'extrême droite.» Les députés Franco Grillini, Titti De Simone et Vladimir Luxuria ont invité le ministre de l'Intérieur à entreprendre un relevé des «crimes de haine et, en particulier, de ceux qui sont dictés par l'homophobie». Les parlementaires demandent aussi une disposition législative pour assimiler les crimes homophobes à ceux qui sont dictés par des préjugés raciaux, ethniques, nationaux et religieux. Têtu 04 09 06

Un livre revient sur un siècle de délits homos
Avec un titre librement et ironiquement inspiré de L'homme délinquant de Cesare Lombroso, célèbre criminologue du XIXe siècle, le nouveau livre d'Enrico Oliari, dont le titre peut se traduire par «L'homo délinquant», se propose de reconstruire un fragment de l'histoire de l'homosexualité en Italie. Une entreprise difficile, menée à terme par l'auteur après un travail de recherche laborieux et méticuleux,  puisque l'auteur a épluché les archives des journaux et des jugements des tribunaux publiés au XIXe et au XXe siècle. Enrico Oliari a en effet décidé d'aller à la recherche des fattacci (crimes), des faits divers, des délits et des scandales qui ont exposé les «urningi», terme qui désignait les homos à l'époque, au centre de la scène  publique. Il en ressort une mosaïque multiforme, constituée de 19 épisodes qui racontent une Italie déchirée entre forces cléricales et anticléricales (ces dernières composées de francs-maçons, libéraux laïques, catholiques libéraux ou membres du Mouvement ouvrier), et qui, très souvent, instrumentalisaient un scandale homo pour l'utiliser contre l'autre faction. Têtu 28 08 06

Des films hard hétéro sur la lagune vénitienne pour s'opposer aux Journées du cinéma homosexuel
Tinto Brass, le célèbre réalisateur de films porno soft (dont Caligula en 1979) , sera la vedette du festival hard hétérosexuel organisé par la Ligue du Nord en réponse aux Journées du cinéma homosexuel qui se tiendront sur la lagune vénitienne du 5 au 7 septembre . Le réalisateur présentera Monamour, son nouveau film érotique qui vient d'être rejeté de l'imminente Mostra de Venise. L'idée d'un festival hard est aussi née pour s'opposer à l'institution d'un nouveau prix qui sera remis par le prestigieux festival au meilleur film homo, toutes sélections confondues . C'est Lucio Sambo, représentant de la Ligue du Nord, qui avait lancé la proposition d'un contre-festival. Franco Grillini, président honoraire de l'ArciGay et député du parti des Démocrates de gauche, et Daniel Casagrande, organisateur des Journées du cinéma homosexuel, ont donné une réponse immédiate et ironique: «Nous sommes des passionnés de cinéma tout court, même de cinéma érotique, y compris hétérosexuel, donc, du fond du cœur, nous souhaitons à cette Ligue en version estudiantine et libertaire, un grand succès pour son initiative. Nous remarquons aussi, et avec satisfaction, que la Ligue , d'habitude si sexophobe et très proche des valeurs de l'intégrisme catholique, en proposant ce festival, dément tout ça. Nous somme sûrs que le curé du Lido vénitien trouvera quelque chose à redire.» Têtu 24 08 06

Pas de Pacs avant 2011, mais une reconnaissance des couples?
Bien que la classe politique italienne soit en vacances, Rosy Bondi, ministre déléguée à la Famille , vient de trouver le temps d'accorder une interview au quotidien Il Messaggero . Mme Bindi rappelle que la question du Pacs ne sera pas abordée avant cinq ans, le programme de l'Unione (la coalition au pouvoir, dirigée par Romano Prodi) ne l'évoquant pas. En revanche, la ministre a confirmé son intention de « modifier le code civil pour régulariser les couples qui vivent en dehors du mariage, qui ne peuvent pas être ignorés et ne doivent pas rester dans la clandestinité ». Il s'agirait d'accorder une reconnaissance juridique non pas aux unions, mais aux personnes qui vivent ensemble, selon Mme Bindi, qui rappelle par ailleurs son opposition à l'adoption par les couples homosexuels. Têtu 16 08 06

Une transsexuelle colombienne assassinée dans la province de Trento
«C'est un cas typique de crime haineux contre une transsexuelle dans la fleur de l'âge.» C'est par ces mots que la députée transgenre Vladimir Luxuria a commenté le meurtre commis en fin de semaine dernière à Gardolo, petite ville de la province de Trento. «Puisque l'appartement n'a pas été cambriolé, le mobile du crime peut être l'homophobie», a estimé la députée après les premières indiscrétions qui ont filtré sur les circonstances de l'homicide. La victime, une Colombienne de 29 ans, née Juan Carlos Charria, Lupe ou Lupita pour ses clients, a été poignardée recevant trois coups mortels. Le corps, étendu sur un lit, a été trouvé par sa colocataire, une Dominicaine de 30 ans. Selon les premiers témoignages, la transsexuelle, clandestine en Italie, se prostituait dans son appartement et faisait aussi des passes dans la rue où elle habitait. Un client pourrait être le meurtrier, probablement quelqu'un que la victime connaissait très bien. La police enquête. Têtu 02 08 06

Une entreprise de Faenza reconnaît les couples non mariés
Le groupe italien Cisa, parmi les plus importants du secteur des serrures, anticipe le Pacs et reconnaît les couples non mariés. Un accord sur la convention collective, signé après cinq mois de négociations, prévoit la création d'un registre où les couples non mariés, hétéros ou homos, peuvent bénéficier des mêmes droits que les couples mariés. La nouvelle convention collective, valable pour une durée de quatre ans, de 2006 à 2009, sera présentée aux ouvriers de l'entreprise de Faenza, dans la province de Ravenne, début septembre. Satisfaction chez les principaux syndicats métallurgiques et mécaniques qui ont signé l'accord. «Il s'agit d'un accord équilibré qui garantit aussi à l'entreprise une période de tranquillité», a commenté Giancarlo Marchi, représentant de la Fiom. La reconnaissance des droits pour les couples non mariés permet de demander une avance sur l'indemnité de départ dans les cas prévus par la loi pour les couples mariés. «Par exemple pour contracter un emprunt pour l'achat ou la restructuration d'une maison ou pour des frais médicaux», explique Giancarlo Marchi. Depuis janvier 2005, le groupe Cisa est sous le contrôle de la multinationale américaine Ingersoll Rand. Têtu 01 08 06

L'Italian Gay Open de tennis accusé de discrimination envers les hétérosexuels
Depuis 1999, l 'Italian Gay Open, un tournoi de tennis, est parrainé par la ville de Milan. Comme d'habitude, le tournoi se tiendra en septembre au club de tennis Corvetto mais cette année, pour la première fois, après avoir reçu une demande de parrainage, Giovanni Terzi, chargé du sport de la ville de Milan, a convoqué les organisateurs. «Il voulait nous connaître, raconte Luca Galati, président de l'Association des joueurs de tennis homosexuels (Atomo), mais il nous a laissé perplexes quand il a remarqué que l'appellation Italian Gay Open pouvait être perçue comme une discrimination envers les hétérosexuels.» Le tournoi est pourtant ouvert à tous, comme l'association Atomo qui peut aussi se vanter d'avoir des hétérosexuels parmi ses membres. Mais Giovanni Terzi ne transige pas: «Un changement de l'appellation est nécessaire pour permettre une communication correcte et pour éviter des divisions idéologiques au sein du conseil municipal.» Mais l'Atomo est tout aussi inébranlable: «La mission de l'association est très claire: favoriser la rencontre des homosexuels, explique Luca Galati, nous ne pouvons pas la dénaturer.» En fait, 90% des participants au tournoi sont homosexuels, un nombre suffisant pour rentrer dans le circuit international de l'Américain Gay and Lesbian Tennis Alliance. Malheureusement une motivation insuffisante pour obtenir le parrainage très convoité… 31 07 06

Un bar licencie deux employés en couple
«Si tu es gay, tu ne peux pas préparer des cocktails.» C'est par ces mots qu'un couple homosexuel a été licencié par le manager d'un bar romain. Un fait dénoncé par la Gay Help Line, la ligne d'écoute, financée par la municipalité et la province de Rome, pour toutes les victimes d'homophobie, à laquelle se sont adressés Marco Carbonaro et Aldo Pinciroli, respectivement directeur et barman du bar de la galerie Alberto Sordi, en plein centre de Rome. «La semaine dernière, raconte Marco Carbonaro, notre relation a commencé à se dévoiler, sans pourtant nuire au travail.» Mais ce n'était pas l'opinion de l'employeur, qui, au contraire, considère les deux barmen «pas en phase avec la philosophie du bar», un argument qui lui a suffi pour les licencier sans préavis. Les réactions ont été immédiates. «Il s'agit d'un énième cas de discrimination sur le lieu de travail contre les homosexuels et transsexuels, explique Titti de Simone, parlementaire du Parti de la refondation communiste. S'il existe une directive européenne (2000/78/CE) qui condamne explicitement toute discrimination en raison de l'orientation sexuelle dans le milieu du travail, la législation approuvée par le gouvernement Berlusconi s'avère pourtant difficilement applicable. Au lieu d'imposer au patron de démentir les accusations d'attitude discriminatoire, le texte oblige le discriminé à se défendre. En clair, l'Italie transforme un instrument européen fait pour défendre en une arme offensive.» Têtu 27 07 06

Un quartier homo à Rome? Non, merci!
L'idée d'un quartier à Rome n'a pas l'air de séduire la communauté LGBT. La proposition a été lancée par Fabrizio Marrazzo, président de l'association ArciGay, convaincu de la nécessité d'une zone gay près du Colosseum: «Nous constatons que Rome se classe en dernière position parmi les capitales européennes, vu qu'elle ne dispose pas d'une zone destinée à la communauté LGBT, ouverte aussi à la ville et à ses citoyens, comme le Marais à Paris ou Chueca à Madrid.» «L'idée d'un quartier gay me semble ridicule, a commenté Flavia Servadei propriétaire du Coming Out, boîte lesbienne située à Laterano, zone que Fabrizio Marrazzo aimerait voir consacrée aux homos. Je suis opposée aux ghettos: nous sommes ouverts à tous. Donc pas de plaques "gay street" ou "hétéro street.» D'ailleurs l'hypothèse a aussi laissé froid Imma Battaglia, président de Gay Project Onlus qui pense plutôt à «un espace plus  périphérique mais bien relié au centre par les transports en commun». Même Giuseppe Lobefaro, président du conseil municipal du centre historique de Rome, a formulé un jugement négatif: «L'expérience de la gay street rue Labicana a déjà été un échec. Cette idée me semble surtout une opération commerciale.» Têtu 27 07 06

 

 

 

 

Motion de censure contre le premier maire gay italien
Wikipedia, la très branchée encyclopédie du Web, l'a défini  comme «le premier maire d'une ville qui, dans l'histoire italienne, s'est déclaré homosexuel.» Durant ces trois dernières années, Rosario Crocetta, maire de Gela, ville sicilienne, «chrétien, communiste et fier d'être gay», a tenté de rendre plus paisible la vie dans sa commune, où la mafia est très puissante. Personnage particulièrement brillant, c'est son caractère intransigeant que semblent retenir ses opposants. Si bien que son mandat municipal pourrait se terminer d'un moment à l'autre. Pour le centre gauche, sa coalition, Rosario Crocetta est devenu trop encombrant. «Il fait trop d'antimafia», peut-on entendre. Et l'administration municipale est désormais en crise. La coalition de centre droit a ainsi recueilli les 14 signatures nécessaires pour présenter une motion de censure contre le maire et s'apprête à donner le coup de grâce au premier magistrat de Gela lors du prochain conseil municipal. Cela a été rendu possible par le passage dans l'opposition de deux conseilleurs municipaux, jusqu'à hier appartenant au Parti des communistes italiens (PCI), comme Rosario Crocetta. Affaire à suivre…Têtu 26 07 06

 

 

 

 

 

A new Sitges is born ?
Situé à 25 km de Pise, le village toscan de Torre del lago est devenu en quelques années la Mecque des homos italiens en quête de plage et de fête. Avec un but revendiqué : devenir l'alternative à la célèbre station balnéaire catalane, Sitges. N'écoutant que son courage, " Illico " est allé mouiller le maillot de bain et voir à quoi tout cela ressemblait.
Au commencement était la plage. La Leccione comme on l'appelle ici. Une large plage de sable fin qui semble s'étendre à l'infini le long de la Méditerranée , bordée de dunes et d'un parc naturel. En arrière plan, les derniers contreforts des Apennins offrent la vision spectaculaire de leurs neiges éternelles sous l'écrasant soleil de juillet. Un panorama de carte postale, une des plus belles plages qu'il m'ait été donné de voir. Pas étonnant que les garçons sensibles (mais aussi les filles) aient choisi l'endroit comme villégiature balnéaire… Et établissent, en bordure des dunes, une de ces cruising areas dont ils ont le secret. Mais il n'y avait rien d'autre. Et le soir venu, il fallait repartir vers Pise, Florence, Livourne, Bologne et même Milan…

D'où l'idée d'une bande de petits malins de créer quelques établissements gay pour prolonger le week-end : des Bed and Breakfast d'abord, puis des bars, des soirées, etc.
" Né en 1998, le projet Friendly Versilia ( la Versilie étant le nom de cette partie de la Toscane maritime, ndlr) a pour but de développer le tourisme gay et de sensibiliser bars, restaurants, B&B mais aussi hôtels et campings non gay, à l'accueil de la clientèle homosexuelle via une charte assurant bienveillance et non-discrimination " expliquent Alessio et Christian, qui président l'association Friendly Versilia. A les en croire, l'enthousiasme a été immédiat et soutenu par les autorités communales mais aussi la région Toscane qui alloue à l'association une somme de 45000 euros par an ! Un enthousiasme étonnant à priori en Italie, peu réputée pour l'émancipation des homosexuels. Sauf que la Toscane , pays des Arts et de la gastronomie, a toujours été la plus progressiste des régions du pays comme en témoigne la dépénalisation de l'homosexualité depuis la moitié… du XIXè siècle !
e-llico 19 07 06

Du fumier et des œufs pour protester contre le Pacs
Un groupe d'extrême droite a répandu du fumier sur le plancher et a lancé des œufs contre les guichets du bureau de l'état civil pour protester contre la volonté de l'administration municipale de Tivoli, ville du Latium, d'ouvrir un registre d'unions civiles destiné aux couples non mariés vivant sous le même toit, qu'ils soient homosexuels ou hétérosexuels. L'action, menée jeudi 6 juillet devant des employés et des retraités médusés, l'a été par une dizaine d'hommes qui a expliqué ce geste dans un tract. «Veuillez nous excuser , pouvait-on lire sous la plume de «Communauté militante Tiburtina» .Mais notre action est nécessaire car ce registre d'unions civiles n'est rien d'autre qu'un premier pas vers le PaCS et, par conséquent, vers l'adoption des enfants par les couples homosexuels. Contre l'hédonisme dominant et la fausse solidarité, nous réaffirmons les valeurs traditionnelles.» Marco Vincenzi, maire de Tivoli, qui a demandé l'intervention de la force publique, s'est indigné: «Tout le monde a le droit de manifester des opinions, mais seulement en respectant la dignité de chaque personne et des institutions.» Têtu 10 07 06

Une entreprise de Faenza reconnaît les couples non mariés
Le groupe italien Cisa, parmi les plus importants du secteur des serrures, anticipe le Pacs et reconnaît les couples non mariés. Un accord sur la convention collective, signé après cinq mois de négociations, prévoit la création d'un registre où les couples non mariés, hétéros ou homos, peuvent bénéficier des mêmes droits que les couples mariés. La nouvelle convention collective, valable pour une durée de quatre ans, de 2006 à 2009, sera présentée aux ouvriers de l'entreprise de Faenza, dans la province de Ravenne, début septembre. Satisfaction chez les principaux syndicats métallurgiques et mécaniques qui ont signé l'accord. «Il s'agit d'un accord équilibré qui garantit aussi à l'entreprise une période de tranquillité», a commenté Giancarlo Marchi, représentant de la Fiom. La reconnaissance des droits pour les couples non mariés permet de demander une avance sur l'indemnité de départ dans les cas prévus par la loi pour les couples mariés. «Par exemple pour contracter un emprunt pour l'achat ou la restructuration d'une maison ou pour des frais médicaux», explique Giancarlo Marchi. Depuis janvier 2005, le groupe Cisa est sous le contrôle de la multinationale américaine Ingersoll Rand. Têtu 10 08 06

Pouilles: Une loi pour permettre aux familles homos de bénéficier des services sociaux
Huit mois de débats passionnés et quatre journées de travail intense au sein du Conseil régional pour endiguer la politique obstructionniste menée par l'opposition. La proposition de loi sur la famille, fortement voulue par Nichi Vendola, le président communiste et ouvertement gay de la région Pouilles , a enfin été approuvée vendredi 30 juin. «Une loi humaine», selon la définition du centre gauche, qui permettra aux familles traditionnelles et aux personnes liées par des «liens de solidarité» et qui vivent ensemble, de bénéficier de 170 millions d'euros, en provenance de fonds régionaux et nationaux, et d'accéder ainsi à de nombreux services sociaux. À commencer par ceux qui sont destinés à la petite enfance, comme les crèches ou les centres ludiques, puis les centres contre la violence, pour la médiation familiale, pour la réadaptation à la vie active d'un ancien détenu, jusqu'aux structures pour la santé mentale, aux services pour les handicapés ou l'accès aux HLM. Tandis que pour Luca Volonté, coordonnateur des députés de l'Union des démocrates-chrétiens au sein du parlement italien, «un coup mortel a été porté contre la famille traditionnelle». Le responsable de Forza Italia au sein du Conseil régional a ajouté «qu'avec cette norme, le centre gauche a établi l'égalisation entre famille traditionnelle, couples non mariés et gays vivants sous le même toit». Elena Gentile, chargée des politiques sociales en Pouilles et qui s'est donné corps et âme à ce projet, se déclare satisfaite: «Ceux qui pensaient que le centre gauche était une poignée de bûcherons prêts à abattre le concept de la famille se sont trompés. Nous n'avons jamais pensé à détruire la famille, nous avons seulement reconnu des droits à ceux qui vivent au sein de formes familiales différentes.» tetu.05 07 06

Appel pour un nouveau statut pour les enfants de couples homosexuels
En Italie, le nombre d'enfants vivant dans une famille homoparentale pourrait être de l'ordre de 200.000 environ. Parce que la loi italienne ne reconnaît pas leur filiation, l'association Arcobaleno qui, depuis 2005, recueille les instances des familles homosexuelles a lors de la Gay Pride de Rome du 24 juin, officiellement présenté un appel pour une loi qui protègerait les enfants des couples homosexuels. L'association explique aussi que si la loi ne reconnaît pas aux enfants une double filiation, les institutions sont beaucoup moins regardantes quand il s'agit de souscrire à certains services. Ainsi, «pour la crèche et pour la cantine, ces enfants s'avèrent riches de deux parents. Par conséquent ils paient le prix le plus fort, comme pour les couples hétérosexuels», précise Arcobaleno. Têtu 30 06 06

Un séjour à la mer contre les homosexuels
L'appel, presque un appel aux armes, a été lancé. Il vient de la ville de Lucca, en Toscane, et se diffuse via le site Internet du groupe néofasciste Forza Nuova dans toute l'Italie: que tous ceux qui croient en la famille traditionnelle passent quelques jours de vacances dans la station balnéaire Torre del Lago entre le 6 et le 20 août. Une façon de s'opposer à la communauté homosexuelle qui célébrera  non loin une gay pride du 9 au 13 août, un événement que Forza Nuova définit comme «une mascarade honteuse» , «l'inverse de la conception de la famille et du mariage» . L'important, lit-on, c'est d'arriver à Torre del Lago accompagnés de sa fiancée, sa femme ou ses enfants; bref, de sa famille. En d'autres termes, Forza Nuova invente des vacances antigay dans un lieu où la communauté homosexuelle et gay friendly aime de plus en plus passer des vacances ou un week-end estival. Pendant ces jours-là, assure Forza Nuova, «nous organiserons des promenades, des distributions de tracts et des débats pour montrer au peuple notre présence et nos idées. Et ce, dans une ville assez touristique qui, depuis longtemps, est entre les mains de quelques personnes qui exhibent leurs mœurs sexuelles et leurs perversions.» L'ArciGay et les titulaires des établissements de la marine demeurent pantois. «Je dois dire que quand j'ai lu cet appel, j'ai pensé que c'était ridicule, commente Alessio De Giorgi titulaire de la boîte de nuit Mama Mia et ancien président de l'ArciGay toscane. Tellement ridicule que ça en devient délirant.» Têtu 26 06 06

La gay pride de Rome réclame la légalisation des unions civiles homos
Cinquante mille manifestants, selon les organisateurs, (7.000, selon la police), ont participé, samedi, à la gay pride de Rome pour réclamer la légalisation des unions civiles homosexuelles et le respect des dispositions de la constitution italienne. «Nous demandons seulement que soit respectée la Constitution » , a affirmé une des chefs de files du mouvement gay et lesbien en Italie, la députée Vladimir Luxuria, 41 ans, première transsexuelle élue à la chambre des députés dans les rangs du Parti de la refondation communiste (lire aussi son interview dans Têtu n°113, actuellement en kiosques). «Aujourd'hui, je fête mon anniversaire et la douzième gay pride organisée à Rome. Ce sera la dernière au cours de laquelle nous réclamerons la légalisation des unions civiles. J'en prends l'engagement, comme parlementaire» , a-t-elle annoncé. Le cortège est parti en fin d'après-midi de la place de la République , près de la basilique Sainte-Marie des Anges, et s'est rendu jusqu'à l'arc de Constantin après avoir traversé une partie du centre historique de la capitale italienne. La gay pride de Rome est la seconde manifestation pour la défense des droits LGBT organisée en Italie en une semaine. Près de 50.000 personnes avaient défilé le 17 juin dans les rues de Turin pour l'édition nationale de la gay pride. La manifestation avait été condamnée par l'Église, toujours très influente en Italie. «Notre cité si riche en saints ne mérite pas d'être ainsi humiliée» , s'était insurgé le cardinal archevêque de Turin, Mgr Severino Poletto. Le Vatican et l'Église italienne ont multiplié ces dernières semaines les condamnations des unions civiles qu'ils considèrent comme un affaiblissement de la famille et du mariage traditionnel. « La Constitution soutient nos batailles et nous voulons le respect de l'article 7 qui stipule la séparation entre l'Église et l'État» , a insisté samedi Vladimir Luxuria. Le collectif d'organisations gay, lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles à l'origine de la gay pride réclame des droits égaux pour les couples homosexuels, une revendication soutenue par une partie de la gauche et quelques personnalités de droite. Têtu 26 06 06

L'enfer des transsexuelles emprisonnées
«On ne connaît pas leur nombre exact parce que la bureaucratie pénitentiaire, miroir cruel de la culture dominante, ne comprend pas leur identité. Cependant un fait est certain: les transsexuelles mises sous les verrous sont la cinquième roue du carrosse dans la hiérarchie des détenus. Une situation honteuse pour notre société civile.» C'est ce que l'on peut lire en introduction d'une enquête, signée Gianni Rossi Barilli, qui vient d'être publiée dans le quotidien Il manifesto. Le reportage, qui recueille aussi les témoignages de certaines détenues, analyse leurs problèmes. «Au premier rang il y a celui du placement des transsexuelles dans le département masculin, ce qui dégénère avec la promiscuité, le comportement autoritaire et vexatoire, la violence», affirme Porpora Marcasciano, sociologue et responsable du Mouvement d'identité transsexuel. «Un autre point douloureux est l'absence d'assistance médicale et psychologique spécialisée en commençant par des traitements hormonaux qui ne sont pas garantis ou pas appropriés, lit-on dans l'article, ainsi que la médiation linguistique et culturelle pour les détenues étrangères qui représentent la majorité des  transsexuelles emprisonnées.» «Résoudre la situation n'est pas simple à moins d'un travail d'intégration culturelle déjà presque absent pour celles qui ne sont pas derrière les barreaux», conclut l'auteur, qui rappelle que l'existence d'une enquête cognitive sur la condition des transsexuelles et transgenres en prison menée par la députée Vladimir Luxuria et qui sera prochainement soumise au gouvernement et au parlement italiens. Copyright tetu.com 23 06 06

Pour l'ArciGay, voter non au référendum c'est dire non à l'homophobie de la droite
«Nous disons non au bouleversement de la Constitution italienne par une droite inconstitutionnelle qui fait fi du principe de non-discrimination.» C'est ce qu'a affirmé Sergio Lo Giudice, président national de l'ArciGay, en réponse aux déclarations de Silvio Berlusconi sur le référendum constitutionnel du 25 et 26 juin relatif au projet de «réforme fédérale». Selon l'ancien Premier ministre, «voter oui, c'est aussi dire non aux ministres qui descendent dans la rue avec les homosexuels » . «Les déclarations de Berlusconi expriment le niveau d'inculture constitutionnelle de la droite italienne, poursuit Sergio Lo Giudice. Pour Berlusconi, être aux côtés des personnes homosexuelles, est une conduite indigne. Il ignore que la Constitution italienne protège tous les citoyens des discriminations liées à leur vie privée et que la charte de Nice, approuvé par le  Parlement lorsque nous étions au pouvoir, bannit explicitement toutes discriminations sexuelles. Pour cette raison, nous invitons les personnes et la communauté LGBT à voter non à la réforme de la Constitution.» Contrairement aux référendums abrogatifs, ceux qui ont pour sujet des changements constitutionnels sont de type affirmatif: aucun quorum de participation ne sera requis. Têtu 22 06 06

La gay pride de Turin a rassemblé plus de 50.000 personnes
La gay pride de Turin a rencontré un beau succès ce samedi 17 juin en réunissant près de  50.000 manifestants et autant de badauds. L'affaire était pourtant loin d'être gagnée d'avance. Deux autres événements de poids concurrençaient la marche des fiertés: le match de football de l'Italie en Coupe du monde et le rassemblement d'innombrables scooters Vespa pour les 60 ans de la marque. Dès 17h30, une foule impressionnante se donnait pourtant rendez-vous devant la gare de Porta Susa pour réclamer l'égalité des droits. Dans une ambiance bon enfant, une trentaine de chars hauts en couleur et souvent surchargés (notamment ceux de Folies Scandal et Miss Drag Queen Piemonte) ont longé les lieux les plus célèbres de la ville (Piazza Castillo et la Via Cernaia ) jusqu'à la place Vittorio. La manifestation fut suivie d'un spectacle d'Antonella Ruggiero. Une fête très réussie, en présence de ministres tels que Paolo Ferrero, chargé de la Politique sociale, et malgré l'absence notable du maire de Turin, Sergio Chiamparino, et les polémiques des semaines précédentes avec l'Église italienne. Turin a donc tenu son rang de ville engagée pour la cause homosexuelle. En 1978, elle avait été la première en Italie à organiser une gay pride qui avait alors rassemblé 5.000 manifestants. Le succès remporté par la gay pride de Turin arrive à point nommé: la ministre des Droits et de l'Égalité des chances, Barbara Pollastrini, a annoncé aux organisateurs de la gay pride qu'elle souhaitait présenter rapidement «une législation humaine et sage pour les unions de fait, homosexuelles ou non», conformément à ce qu'était annoncé dans le programme de la coalition de gauche, l'Union. Têtu 19 06 06

Trente-quatre homos victimes de meurtre à Rome en 10 ans
Sergio Tosio Aru, un acteur gay de 39 ans, d'origine sarde, a été retrouvé mort chez lui, étranglé par un fil électrique. Un homicide motivé par le vol, selon les premières vérifications de la brigade mobile dirigée par Alberto Intini, qui n'écarte néanmoins pas la piste d'un crime homophobe. «Nous ne pouvons pas ignorer que Sergio Tosio Aru a été torturé et tué par un acte d'homophobie, a déclaré Fabrizio Marrazzo, président de l'ArciGay de Rome. Parfois être gay signifie être obligé de s'isoler pour ne pas se voir juger sans cesse par une société qui ne nous comprend pas et qui nous laisse de plus en plus seuls. Cela pousse certains à chercher de la compagnie chez la première personne qui se montre amicale et, très souvent, ces amitiés ont pour but non pas uniquement le vol de la victime, mais de donner libre cours à l'homophobie du meurtrier.» «Les institutions devraient s'engager davantage pour combattre l'homophobie, ajoute Fabrizio Marrazzo. Donc nous demandons à la municipalité de Rome de renouveler de façon plus incisive l'engagement pour la Gay Help Line, en ajoutant des interventions au niveau scolaire, et à la Région du Latium de commencer une campagne contre l'homophobie dans toute la région.» Têtu 16 06 06

 

 

 

 

Des participants de marque à la gay pride de Turin
«Y être, c'est être différent.» C'est ce qu'on peut lire en ouverture du document qui propose de participer «au rendez-vous le plus important pour la communauté LGBT» : la gay pride nationale qui aura lieu demain, samedi 17 juin, à Turin. Un document signé aussi par Fausto Bertinotti, le nouveau président de la Chambre des députés (troisième grand commis de l'État italien) et par Emma Bonino, ministre chargée des Politiques européennes. Deux adhésions de poids, auxquelles s'ajoute celle du parti de La Rose au poing (socialistes et radicaux) qui défilera avec un char drapé des slogans «No Vatican, No Taliban» et «Pas de Pacs en arrière», qui ont immédiatement troublé les catholiques de l'Union, le regroupement des partis de gauche maintenant au pouvoir. «Nous avons des relations difficiles avec l'Église italienne et le monde catholique, le gouvernement se doit de calmer le jeu, soupire Pierluigi Castagnetti, président des députés de la Marguerite. Étant, bien entendu, pour la laïcité de l'État, je suis très inquiet: celui qui est chargé de responsabilités institutionnelles devrait être plus prudent pour ne pas favoriser les incompréhensions.» Têtu 16 06 06

 

Le gouvernement désigne les ministères chargés de plancher sur les unions civiles
Le gouvernement italien a confié conjointement le dossier des unions civiles aux ministres Rosy Bindi et Barbara Pollastrini, chargées respectivement du ministère de la Famille et de celui de l'Égalité sociale. C'est ce qu'a annoncé, au cours de la conférence de presse qui a suivi le dernier Conseil des ministres, Gianni Letta, le sous-secrétaire du Premier ministre, qui a aussitôt précisé que sur un sujet aussi délicat, «il faut le plus grand engagement et la plus grande attention de la part de l'équipe gouvernementale». L'attribution formelle du dossier des unions civiles à deux ministres représente «un bon viatique» pour une définition de la réglementation en la matière, a affirmé le député Franco Grillini (Démocrates de gauche), premier signataire d'une proposition de loi en faveur du Pacs. «Cette double délégation dément une sorte de "vox populi" au Parlement selon laquelle le gouvernement se désintéressait du sujet, a souligné Franco Grillini. Au contraire une attribution si explicite démontre un engagement très fort de la part de l'exécutif.» Têtu 13 06 06

65% des Italiens sont favorables aux unions civiles
Un très net oui aux droits civils pour les couples non mariés; oui également, à une heure consacrée à l'enseignement des religions dans les programmes scolaires; oui, encore, à l'euthanasie. Les données qui ressortent d'un sondage effectué pour l' Église évangélique vaudoise par la société de recherches Eurisko sont éloquentes: les Italiens semblent être, contrairement aux idées reçues, de plus en plus laïques. «En Italie, les gens choisissent et décident librement à quoi croire et la façon d'y croire, a commenté Maria Bonafede, pasteur de la communauté vaudoise italienne. Ils ont envie d'une société pacifique et de dialogue. Les Italiens disent non aux ghettos et oui à la diversité et à la spiritualité des autres.» Selon les données, 65% des Italiens sont favorables à une reconnaissance juridique des couples non mariés et 67% affirment «chercher à comprendre les indications de l'Église catholique» sur des sujets sociaux et politiques, mais finalement «agissent selon leur  propre conscience». «Maintenant, il est très important que le nouveau gouvernement prenne acte de ces donnés, souligne Maria Bonafede. Sur le sujet des couples non mariés, par exemple, les gens ont compris sereinement que dans la réalité sociale existe une pluralité de formes familiales qui nécessitent des normes qui sauvegardent les droits. J'aurais envie de dire: chers politiques, faites quelque chose de laïque.» Tetu 30 05 06

Le gouvernement de Romano Prodi, a prêté serment hier, mercredi 17 mai.
Déjà, le nouveau ministre de la Justice , Clemente Mastella, leader du petit parti catholique Udeur, et ancien ministre du premier gouvernement de Silvio Berlusconi en 1994, a annoncé qu'il s'opposerait à la reconnaissance des unions homosexuelles, en vertu des condamnations prononcées par le pape Benoît XVI. Le parti Udeur sera décisif dans cette coalition, puisque Romano Prodi a absolument besoin de ses trois voix pour obtenir la majorité au Sénat. Beaucoup plus à gauche dans l'Union, Fausto Bertinotti, le nouveau président de la Chambre des députés et leader de la Refondation communiste, a redit son attachement à voir le Pacs adopté et a fustigé l'attitude du Pape. « La réaction du Pape est erronée, il ne voit pas que les unions de fait sont un enrichissement des valeurs qu'il défend, et dont il craint la destruction sous l'effet de la modernisation », a-t-il notamment déclaré, ce qui n'a pas manqué de susciter de vives critiques dans les quotidiens catholiques. Têtu 18 05 06
Invité mardi soir à la télévision pour la première fois depuis son élection à la présidence de la Chambre le 29 avril, Fausto Bertinotti, s'est dit favorable au Pacte civil de solidarité (PaCS) et a jugé la position du pape "erronée".
"La réaction du pape est erronée, il ne voit pas que les unions de fait sont un enrichissement des valeurs qu'il défend, et dont il craint la destruction sous l'effet de la modernisation", a déclaré Fausto Bertinotti, membre de la coalition de gauche qui vient de s'installer au pouvoir en Italie.
L'agence de la conférence épiscopale italienne s'est étonnée que le dirigeant communiste prétende ainsi "donner des leçons au pape". "Ce n'est pas un bon début" pour le nouveau président de la chambre des députés, a aussi jugé le quotidien de la conférence épiscopale, qui s'est lui aussi indigné que Fausto Bertinotti ait voulu "corriger le pape". Mis en ligne le 18/05/06 e-llico

Le babélisme des sexes prochainement sur Gay TV
Même si son titre n'a pas encore été choisi, on peut facilement prévoir que la nouvelle émission qui débutera sur Gay TV à partir de septembre suscitera certainement la curiosité du public italien. Entre le reality-show et le talk-show, du lundi au vendredi, et ce pendant trois heures, 12 participants d'identités sexuelles différentes, parfaitement inconnus et âgés de 20 à 40 ans, se retrouveront en direct à l'intérieur d'un loft pour s'affronter, échanger des expériences et approfondir des sujets d'actualité. Contrairement aux autres émissions de télé-réalité, ce show ne prévoit pas réellement d'extraire les participants de leur vie quotidienne. Chaque soir les concurrents donneront aux téléspectateurs italiens le compte rendu de leur journée, puis seront jugés par le public qui choisira non pas le participant à éliminer mais, au contraire, celui qu'il désire voir continuer (comme en France). À minuit, une fois l'émission terminée, chaque protagoniste rentrera chez lui et ne reviendra dans le loft que le lendemain à 21 heures. Le casting des 12 «lofteurs» doit refléter parfaitement la société contemporaine. C'est en tout cas ce que promet la production. Têtu 13 05 06

Le député Franco Grillini prépare la bataille du PaCS au Parlement
Même si la quinzième législature italienne n'a pas encore commencé, une nouvelle proposition de loi en faveur du Pacs a déjà été déposée à la Chambre des députés à l'initiative du député Franco Grillini (Démocrates de gauche). Une urgence politique qui soulèvera certainement un nid de guêpes même dans les rangs de l'Union, le regroupement des partis de gauche qui a récemment gagné les élections. Dans son programme électoral, un compromis, entre la gauche centriste et la gauche radicale, avait été trouvé sur la formulation générique d'une «reconnaissance des droit des unions civiles » en évitant le mot «PaCS». « Si ce sigle est déjà entré dans la tête de 50 millions d'italiens je ne comprends pas pourquoi nous devrions l'éluder », a déclaré Franco Grillini. Il s'agit d'une proposition de loi beaucoup moins consistante comparée à celle qui, dans la dernière législature, avait recueilli 160 signatures de députés de centre gauche et qui s'était enlisée lors de son passage devant une commission juridique. « C'est un match qui doit être joué immédiatement », ajoute Franco Grillini. Têtu 02 05 06

La jeunesse italienne serait de plus en plus ouverte aux relations homos
Les jeunes Italiens déclarent être ouverts à l'idée d'avoir des rapports sexuels avec des personnes d'une ethnie différente ou du même sexe. C'est ce qui ressort d'un sondage de la Fondation Iard , un organisme à but non lucratif spécialisé depuis 40 ans dans les recherches et les interventions culturelles, sociales, éducatives et dans la formation des jeunes. Cet organisme a interviewé un échantillon représentatif de jeunes pour étudier leurs perceptions de la sexualité. Les garçons manifestent une étroitesse d'esprit plus marquée : 52,5% d'eux définissent les relations homos comme des relations «contre-nature», tandis que, parmi les filles, ce pourcentage baisse à 33,6%. Têtu 28 04 06

Italie : la victoire de Prodi donne de l'espoir aux gays
La courte victoire de la gauche aux législatives italiennes, non seulement donne aux gays l'espoir de voir adopté un projet proche du PaCS mais permet aussi à un nombre inédit de candidats LGBT d'entrer au parlement.
Reste que cette victoire à l'arrachée et cette faible majorité ne vont pas lui faciliter les choses. Ce sera très probablement le cas pour la question très controversé, y compris dans son propre camp, de la reconnaissance des couples de même sexe par le biais d'un équivalent du PaCS. Durant la campagne, Prodi, catholique fervent, a soufflé le chaud et le froid sur ce sujet alors que celui-ci a été un des thèmes importants de la campagne et souvent au cœur des attaques de la droite et de l'extrême-droite. A gauche, les soutiens (des Verts, de Refondation communiste, de personnalités comme le juge Di Pietro, candidat aux législatives…) n'ont pas manqué mais on est loin, coalition oblige, de l'unanimisme pro-gay qu'a connu l'Espagne. Il y a donc peu de chances que cette revendication LGBT soit rapidement au menu des députés et des sénateurs et ce malgré l'élection de plusieurs candidats ouvertement homos et lesbiennes. Les députés sortants Franco Grillini (du parti L'Olivier et fondateur de l'association Arcigay) et Titti De Simone (Refondation communiste et fondatrice d'ArciLesbica) ont été réélus. Vladimir Luxuria (Refondation communiste) est la première députée transgenre italienne de l'histoire tandis que Giampaolo Silvestri (Verts) a été élu sénateur. Il est d'ailleurs le premier sénateur ouvertement gay d'Italie. Un beau succès pour ce militant historique des droits LGBT.
Mis en ligne le 13/04/06 e-llico

Un «mariage gay» en Italie: Gay.it et Gay.tv unissent leurs forces
La société côté en bourse Gay.it, éditrice du portail internet du même nom et propriétaire du principal tour-opérateur homo italien, Out Travel, vient d'annoncer avoir cédé 25% de ses actions à la chaîne de télévision Gay.tv. Une opération qui conclut une phase de retrustructuration musclée au cours de laquelle Gay.it a abandonné son réseau Gay.com, dont elle commercialisait en Italie la plateforme de chat et de rencontres, pour lancer un nouveau système baptisé Me2. Les membres fondateurs de Gay.it ont aussi évoqué une augmentation du capital qui n'a pas été validée par Planetout Inc., la société éditrice de Gay.com, basée à San Francesco. Depuis le 19 avril, donc, propriétaire de Gay.it sont ses membres fondateurs (55,2%), Gay.tv (25%) et Planetout Inc. (19,8%). «Pour nous, l'acquisition de 25% de Gay.it représente un premier pas décisif pour créer en Italie un groupe de medias homos fort, qui sache offrir des contenus de qualité et des services au million et demi d'homosexuels qui vivent en Italie », a déclaré Massimo Scolari, éditeur de Gay.tv. «L'union avec Gay.tv symbolise l'évolution logique de notre société après l'abandon de Gay.com: l'inéluctable nécessité d'établir des alliances plus solides et plus efficaces dans une dimension nationale» , a commenté de son côté Alessio De Giorgi, président et directeur de Gay.it. Têtu 26 04 06

Lutter contre l'homophobie grâce aux impôts
Des nouveautés fiscales sont apparues en 2006 pour les contribuables italiens. Désormais, les citoyens, en remplissant le formulaire de la déclaration de revenus, pourront affecter 0,5% de leurs impôts à l'association de leur choix. ArciGay a saisi la balle au bond et a lancé sur son site un appel à destiner ce pourcentage à une campagne nationale contre l'homophobie. « L'hostilité vis-à-vis des homosexuels nous touche tous, a déclaré Sergio Lo Gudice, président national d'ArciGay. Chaque jour beaucoup de gays et de lesbiennes sont encore la cible de nombreuses insultes homophobes et ce climat d'aversion et de mépris encourage de plus en plus les violences et les agressions. Pour le contrecarrer, ArciGay s'engage à employer l'argent récolté avec ces donations pour une campagne de sensibilisation. Nous voulons affirmer la pleine dignité des gays et des lesbiennes et inviter au respect de leur droit à ne pas se cacher et à la solidarité entre personnes hétérosexuelles et personnes homosexuelles.»19 04 06 Têtu 20 04 06

Italie : le PaCS pianissimo
De tous les grands pays européens, l'Italie est le seul à n'offrir aucun statut ni aucune reconnaissance aux couples de même sexe. La faute à l'hostilité très forte d'une Eglise catholique omniprésente (le Vatican est au cœur de Rome) et au refus obstiné de Silvio Berlusconi et de ses alliés populistes de faire quelque geste que ce soit. L'enjeu des élections du 9 avril est donc important, d'autant que la coalition de gauche s'est engagée en faveur d'une version locale de notre bon vieux PacS.
Des propos honteux de ministres contre les gays qui ne se tiendraient pas ailleurs en Europe, des sorties homophobes de dignitaires catholiques à la pelle, un retard incroyable des droits des personnes LGBT… Décidément, l'Italie est un cas à part. En effet, à ce jour, l'Italie (57 millions d'habitants tout de même) est un des pays d'Europe qui reconnaît et protège le moins ses citoyens LGBT. Pas étonnant que la gauche, qui a de sérieuses chances de l'emporter lors des législatives des 9 et 10 avril, ait — sur pression du mouvement homo italien, il est vrai — décidé d'aller enfin de l'avant sur ce sujet. Histoire de montrer sa différence, comme de s'inspirer de l'exemple de la réussite espagnole. Lors de cette campagne, le débat s'est noué, pour la première fois dans la péninsule, sur la reconnaissance du couple de même sexe. Au moyen du mariage ? Pas du tout : par une modeste reprise du PaCS qui ne permettra que de rattraper partiellement le retard.
"Je suis favorable à la perspective d'introduire le mariage pour les couples de même sexe, explique Pasqualina Napoletano, députée européenne (Démocrates de gauche) et vice-présidente du Groupe Socialiste Européen. Je trouve, cependant, que cette revendication est encore prématurée pour la société italienne. D'ailleurs, je constate que même les organisateurs de la manifestation du 14 janvier et les associations homosexuelles italiennes donnent la priorité au PaCS" soutient cette militante des droits LGBT.
Du coup, alors que différents pays d'Europe ouvrent le mariage aux homos, l'Italie avance prudemment. A cela deux raisons, une certaine pusillanimité de Romano Prodi, chef de la gauche italienne, sur cette question et le poids de l'Eglise catholique sur la vie politique et la société transalpine. "L'Unione de Prodi envisage d'introduire ce droit mais je dois ajouter, sincèrement, qu'il reste encore des difficultés au sein de notre alliance de centre-gauche sur la nature juridique à donner au nouveau PaCS, constate Pasqualina Napoletano. Certaines réserves de Romano Prodi s'expliquent par un excès de respect des positions de l'Eglise. Il est évident que, pour des raisons d'équilibre à l'intérieur de notre coalition, il faut tenir compte du vote d'inspiration catholique ; mais je pense que parfois on donne une interprétation inexacte de l'avis des catholiques."
Reste que ce numéro d'équilibriste agace les militants homos italiens. Les lesbiennes d'Arci Lesbica (principal groupe lesbien du pays) ont d'ailleurs retiré leur soutien à l'Unione. D'un côté, Prodi soutient les gays dans leurs revendications. De l'autre, il critique les manifestations qui les mettent en avant. Du coup, les militants qui savent qu'ils n'ont rien à attendre de la droite italienne qui refuse toute reconnaissance du couple homo, doivent se contenter du mieux disant, aussi loin du compte soit-il.
Prudente lors de sa campagne sur les questions LGBT, l'Unione, une fois au pouvoir, pourrait peut-être marquer la différence. C'est du moins ce qu'espèrent les militants et les politiques les plus déterminés.
"J'espère vraiment qu'un effet Zapatero puisse se créer dans notre société. Sa politique de réformes en Espagne a reçu une attention extraordinaire dans notre pays, comme dans l'Europe entière, note Pasqualina Napoletano. Je souhaite aussi que l'Europe devienne le terrain politique de la liberté et de l'égalité pour tout le monde. L'Europe est née pour ça. J'attends maintenant que les droits des homosexuels trouvent, grâce à l'Europe, une réalisation complète."

Un hôpital de Milan rappelé à l'ordre pour avoir exclu les gays du don de sang
Le ministre italien de la Santé a ordonné à un hôpital de Milan de mettre fin à sa pratique de refus des homosexuels souhaitant donner leur sang.
Après avoir révélé son homosexualité à une infirmière, Paolo Pedote, un écrivain de 39 ans, s'était vu déclarer il y a quelques semaines par l'Hôpital Polyclinique que son offre de don de sang n'était pas retenue. Après avoir rappelé que la loi italienne est non discriminante en matière de dons de sang, il s'est vu répondre que cette décision relevait des régles interne à l'établissement.
L'affaire a été divulguée par les médias italiens et le ministre de la Santé a alors mandaté une enquête à l'issue de laquelle il vient donc d'ordonner à l'hôpital en cause de se plier à la loi italienne.
L'association LGBT Arcigay s'est félicitée de cette prise de position mais regrette que le ministre n'ait pas sanctionné l'établissement pour ses pratiques illégales.
L'Itale n'est pas le seul pays où les gays sont interdits de don de sang. Les Etats-Unis, le Canada et l'Australie pratiquent des interdictions fréquentes. Le mois dernier, un homosexuel australien interdit de don a entamé une action en justice contre la Croix Rouge du pays. Parcequ'elle pratique l'exclusion des donneurs gay, la Croix Rouge américaine a été interdite de collecte de sang sur plusieurs campus ces derniers mois.
Mis en ligne le 23/09/05 e-llico

Pacs à l'Italienne : 6 régions
«En très peu de temps, les régions Émilie Romagne, Ombrie, Campanie, Pouilles, Toscane et Latium ont adopté des textes qui valident la reconnaissance juridique des couples hétérosexuels et homosexuels non mariés, légitimant ainsi un statut qui se substitue à celui de la famille naturelle fondée sur le mariage entre un homme et une femme. Têtu 09 03 06

Laïcité : manifestation d'homosexuels à Rome contre le concordat avec le Vatican
Dix mille personnes ont manifesté samedi à Rome pour réclamer "la laïcité de l'Etat" et l'abolition du concordat liant l'Italie au Vatican, à l'occasion du 77ème anniversaire de ce concordat.
Les manifestants ont dénoncé "l'ingérence de l'Eglise" dans la politique italienne, ont pris la défense du droit à l'avortement et demandé l'instauration d'un PaCS pour les couples homosexuels.
L'appel à manifester avait été lancé par un mouvement "No Vat'" (Pas de Vatican) auquel avaient notamment adhéré les diverses coordinations homosexuelles du pays.
Les accords du Latran conclus le 11 février 1929 entre le Saint-Siège et l'Italie mussolinienne ont donné une réalité officielle à l'Etat du Vatican et reconnu la religion catholique comme religion d'Etat en Italie. L'Italie est devenue officiellement un Etat laïc en 1984, mais des accords garantissent des privilèges à l'Eglise catholique et les partis laïcs en demandent régulièrement leur suppression.
Mis en ligne le 13/02/06 e-llico

World Pride : les Italiens ont la botte Revue de presse

 

 

Manifestation à Rome pour la légalisation des unions homosexuelles

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi sur la place Farnese à Rome pour réclamer une reconnaissance juridique des unions homosexuelles condamnées par le pape et les partis catholiques de la majorité et de l'opposition.
Au cours d'une cérémonie publique, un magistrat de la cour de cassation, Giovanni Palombarini, a symboliquement "uni" plusieurs personnalités politiques venues soutenir cette revendication malgré une injonction du ministre de la Justice Roberto Castelli pour le faire renoncer à "ce choix très grave".

"Toutes les personnes réunies ici attendent légitimement une reconnaissance de leur couple. La loi actuelle les ignore et nous attendons que cette lacune soit comblée avec l'arrivée du nouveau gouvernement" issu des élections législatives du 9 avril, a expliqué Giovanni Palombarini.
La manifestation était organisée par la principale association de défense des homosexuels, Arcigay, pour exiger l'adoption d'un texte de loi instaurant une reconnaissance juridique pour "les couples de fait" comme en France avec le PaCS. "L'extension des droits des couples mariés aux couples de fait est acte de bon sens", a plaidé le député Franco Grillini (DS), président d'honneur de l'association Arcigay et auteur d'une proposition de loi pour instaurer un Pacte civil de solidarité.
Sa proposition a été déposée en 2002, mais elle est bloquée au Parlement par les partis catholiques de la majorité et de l'opposition.
Le chef de l'opposition italienne, Romano Prodi, catholique pratiquant, a pris ses distances avec la manifestation organisée place Farnèse.
La radio du Vatican a critiqué samedi cette "manifestation de sexualité idéologique" et le ministre chargé des réformes, Roberto Calderoli, membre de la Ligue du nord, a dénoncé "une initiative nauséabonde". "La famille est une chose sérieuse, fondée sur l'amour entre un homme et une femme pour faire des enfants. Le Pacs et les autres cochonneries ont seulement pour but le sexe et les absurdes revendications de droits ne sont qu'un prétexte pour toutes ces tapettes", a-t-il déclaré.
"En Italie, l'Eglise catholique influence beaucoup trop la vie politique, et l'Etat est devenu un Etat confessionnel", a déclaré à l'AFP Agata Ruscica, porte-parole du conseil régional de Syracuse, qui a été "unie" samedi avec celle qui partage sa vie depuis 23 ans.
Une journée avant la grande manifestation de Rome, une quarantaine de personnes s'étaient rassemblées place Saint-Pierre au Vatican pour protester contre les propos de Benoît XVI. Ces manifestants ont aussi rendu hommage à Alfredo Ormando, un Italien de 39 ans qui s'était immolé par le feu place Saint-Pierre le 13 janvier 1998 pour dénoncer l'attitude de l'Eglise envers les homosexuels.
Mis en ligne le 16/01/06 e-llico

Cinquante mille personnes à la manifestation pour les unions civiles
«Amour libre dans un État libre. Tous en Pacs.» C'était un des nombreux slogans de la manifestation qui s'est tenue samedi 14 janvier sur la Place Farnese , à Rome, pour défendre le Pacs à l'italienne. De nombreux drapeaux: ceux du Parti de la refondation communiste et ceux des Démocrates de gauche, avec ceux des Radicaux Italiens, dont le secrétaire, Daniele Capezzone, a défini le Pacs comme «une exigence à laquelle on ne peut pas renoncer». De nombreux slogans aussi: «Pax vobis, pacs nobis» ou encore «Pacs et bonum». Mais le rassemblement n'a pas échappé à la polémique. La gauche est arrivée divisée à la manifestation: Romano Prodi, le leader de l'Union, le rassemblement des partis de gauches, a exprimé de l' «amertume» envers la manifestation, une amertume jugée «inconsidérée» par les socialistes d'Enrico Boselli, tandis que Pierluigi Castagnetti, chef du groupe de la Margherita (centre gauche), prenait ses distances avec la manifestation, conseillant «du sérieux et pas de provocations». Le centre droit s'est déchaîné contre la manifestation: Ferdinando Casini, président de la chambre des députés, a souligné que selon lui, «la famille, c'est le lieu où il y a au moins un homme et une femme». «Le Pacs et d'autres saletés ont uniquement comme fondement l'obsession du sexe et ces absurdes prétentions des pédés sont hors sujet et nauséeuses», a renchéri le ministre des Réformes Roberto Calderoli (Ligue du Nord).

 

 

 

 

 

Pour un sénateur de droite, une lesbienne ne peut pas diriger le ministère de la Famille
«Rosy Bindi ne peut pas exercer les fonctions de ministre de la Famille car elle est lesbienne.» C'est l'insulte, adressée par Massimo Saia, sénateur du parti de droite d'Alliance nationale, à Rosy Bindi, récemment nommée à la tête du ministère de la Famille , au cours d'un talk-show transmis par la chaîne Canale Italia. Une énième insulte homophobe qui s'ajoute à une série de critiques orchestrée par l'opposition et l' Osservatore Romano, quotidien du Vatican, à la suite des premières déclarations de la  nouvelle ministre lors d'une interview accordée au quotidien Corriere della Sera . «Pour la première fois, enfin, l'Italie a un ministère de la Famille , a déclaré Rosy Bindi , députée de la Marguerite , parti de centre gauche. Je dois écouter l'Église, mais prendre en compte aussi les changements de la société, les nouvelles formes familiales. Il s'agit de trouver une synthèse entre mes valeurs catholiques et le respect pour les idées et valeurs différentes des miennes.» Sur le rapport entre l'Église et l'État, la ministre a été très claire:  «L'Église peut dire tout ce qu'elle pense, mais la politique doit assumer la responsabilité des médiations et des choix.» Têtu 26 05 06

Un député réclame des «toilettes pour transgenres» au Parlement
Parmi les premiers sujets de discussion de la 15e législature italienne, il y aura celui de l'endroit où faire pipi. Le député Lucio Barani du Parti socialiste-Nouveau Psi, qui fait partie de la Maison des libertés, le regroupement des partis de centre droite, dans l'opposition, a demandé d'instituer des toilette ad hoc: «J'ai présenté au président de la Chambre des députés, M. Fausto Bertinotti, une requête parlementaire urgente. Il a voulu Vladimir Luxuria au Parlement, maintenant il doit s'acquitter de certaines obligations d'hygiène et de santé.» «Je ne m'attendais pas à ce que la politique descende si bas, avec une polémique que je considère instrumentale et blessante, a répliqué, indignée, la première député transgenre, élue du Parti de la refondation communiste. Dans la vie d'un transgenre, il y a des moments difficiles et embarrassants, comme l'utilisation des toilettes publiques. D'habitude nous allons aux toilettes destinées aux femmes parce que cela peut gêner les hommes Célibataire, 41 ans le 24 juin prochain, titulaire d'une maîtrise de littérature étrangère, Valdimir Luxuria a enchaîné avec son ironie habituelle: «La ségrégation urinaire n'est pas un sujet qui me passionne particulièrement. C'est un privilège que je ne pense pas mériter, je ne veux pas obtenir le privilège d'avoir des toilettes pour moi toute seule. Au contraire, je suis convaincue que certains services pour les femmes doivent être aussi destinés aux transgenres. Comme c'est arrivé en Grande-Bretagne où les transgenres ont obtenu le même âge de la retraite que les femmes: 60 ans au lieu de 65 Têtu 09 05 06

Selon la Ligue Nord , le programme de l'Union «sent la vaseline»
«De la famille homosexuelle à l'harmonisation fiscale, le programme de l'Union est un programme électoral qui sent la vaseline» , a déclaré Umberto Bossi au cours d'une manifestation électorale organisée samedi 25 mars à Novare. Contre le programme économique de l'Union, le regroupement des partis de centre gauche, le leader de la Ligue du Nord a lancé cette énième insulte, à double sens, très homophobe. Umberto Bossi a aussi accusé ceux qui veulent toucher à l'épargne du peuple italien car ils pénalisent, non seulement le pays, mais aussi la famille italienne: «En effet l'épargne, la famille et les enfants sont intimement liés, et le vote du 9 avril est un vote pour décider du destin de notre société. Si la famille homosexuelle prend forme, c'est la fin pour nous tous.»

Alessandra Mussolini : mieux vaut être fasciste que pédé
Alessandra Mussolini, la petite-fille du dictateur italien et l'un des chefs de file de l'extrême droite italienne, s'est vantée d'être "fasciste", ajoutant que cela valait mieux que d'être "pédé", lors d'une émission télévisée diffusée jeudi soir.
Répliquant au cours d'un débat à l'un de ses adversaires politiques qui l'accusait d'être fasciste, Alessandra Mussolini, membre de la coalition formée par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi pour les élections législatives d'avril, a lancé : "Et je m'en vante!"
La petite-fille du dictateur italien Benito Mussolini, de plus en plus irritée par les attaques de ses adversaires, s'en est prise à la candidate transsexuelle du Parti de Refondation communiste (PRC) Vladimir Luxuria, invitée sur le plateau de l'émission.
"Il s'habille comme une femme et pense pouvoir dire ce que bon lui semble. Mieux vaux être fasciste que pédé", a-t-elle déclaré, jetant un froid dans l'auditoire.
Vladimir Luxuria, qui fait beaucoup parler d'elle en Italie, défend les droits des homosexuels et veut être la première transsexuelle à entrer à la Chambre des députés.
Elle a subi de nombreuses autres piques jeudi soir lors de l'émission télévisée Porta a Porta sur la chaîne publique Rai Uno, notamment de la part du ministre de la Justice Roberto Castelli, membre de la Ligue du Nord, qui lui a demandé s'il fallait lui dire "il ou elle".
Mis en ligne le 10/03/06 e-llico

Doce &Gabbana font s'embrasser des garçons et créent un scandale
Une voiture en panne, des regards complices et un baiser ardent sur la bouche entre deux jeunes gens: cette scène apparaît dans la publicité de la maison de haute couture Dolce & Gabbana pour ses nouvelles montres. Un spot qui a immédiatement déclenché un appel à la sauvegarde de l'enfance.
«L'institut de réglementation de la publicité doit intervenir et doit imposer le retrait ou la diffusion à certains horaires de ce message publicitaire avant qu'il ne fasse d'autres dégâts parmi les enfants, a réclamé Michele Bonatesta, sénateur de Alliance nationale, le parti de droite au pouvoir avec Forza Italia de Berlusconi, et membre de la commission parlementaire de surveillance de la RAI, la télévision d'État, dénonçant «un spot qui essaie de normaliser l'anormalité».
«Je demande aux deux stylistes de retirer leur publicité, au moins dans les salles de cinéma où des films pour les enfants sont projetés», a renchéri Maria Burani Procaccini, présidente de la commission parlementaire sur l'enfance. En attendant les prolongements de cette querelle de Noël, le spot est visible sur www.dolcegabbana.it puis choisir : TV commercial.