Népal

Dernière modification le 19 avril 07

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Une organisation de défense des droits LGBT récompensée aux USA
The Blue Diamond Society (BDS), l'unique organisation de défense des droits de l'homme du Népal –et qui agit avec force pour la cause LGBT et le VIH- va recevoir une récompense internationale pour son action aux Etats-Unis.
La remise de cette récompense est prévue le 1er mai à New York et le 3 à San Francisco où elle a été proposée par l'International Gay & Lesbian Rights Commission. Blue Diamond a été fondée en 2001 avec comme objectif de venir en aide aux personnes aux minorités sexuelles et aux personnes vivant avec le VIH dans ce royaume très répressif d'Asie où les militants LGBT sont fréquemment arrêtés, emprisonnés et même torturés.
Ainsi, l'an dernier, 26 transsexuels ont été arrêtés par la police et détenus arbitrairement pendant des semaines sans pouvoir se défendre.
Le Népal qui est dirigé par un gouvernement maoïste figure parmi les pays régulièrement dénoncés par les organisations internationales de défense des droits humains pour ses violations répétées des droits élémentaires.
La récompense internationale (Felipa de Souza Award) qui doit reconnaître le travail accompli par Blue Diamond salue le courage des pionniers de la lutte pour les droits LGBT et contre le VIH dans un contexte hostile. 5 000 dollars doivent être alloués à l'organisation pour la poursuite de son action.
e-llico Mis en ligne le 18/04/07

Reconnaissance des deux sexes pour un même individu
Fin janvier, les autorités ont accordé pour la première fois à un citoyen népalais le droit d'être reconnu en même temps comme un homme et une femme. Chanda Rani, 40 ans, a reçu un passeport sur lequel figurent le sexe masculin et le sexe féminin. Pour la Blue Diamond Society ( BDS ), unique association népalaise de défense des droits LGBT, c'est une immense bataille qui vient d'être gagnée. «Près de 10.000 transgenres, gays, lesbiennes et bisexuels se sont battus dans tous le pays pour la reconnaissance de l'identité sexuelle» , s'est réjoui Sunil B. Pant, directeur de l'association. Quatre cents personnes attendent d'être reconnues à la fois comme homme et comme femme. C'est un tournant au Népal, où jusqu'ici les «metis» (transgenres) étaient harcelés par la police Têtu 07 02 07

Les gays veulent un statut légal
Les associations LGBT népalaises se mobilisent alors qu'une nouvelle constitution est en cours d'élaboration par une commission qui rassemble le gouvernement actuel -fortement contesté- et l'opposition maoïste.

" La Blue Diamond Society, la plus grosse organisation gay et transgenre du pays, Mitini Nepal, une association qui défend les droits des lesbiennes, ainsi que Shakti Samuha, une ONG qui lutte pour les droits des personnes ayant été victimes de trafic humain, mettent la pression sur les autorités et la guérilla maoïste pour que des changements interviennent dans le droit pénal népalais", selon le quotidien indien Hindustan Times.
Actuellement la loi népalaise ne reconnaît que l'hétérosexualité. La sodomie, l'homosexualité, la masturbation et toute autre forme de pratique sexuelle sont considérées comme illégales.
Les revendications des associations portent essentiellement sur la dépénalisation des relations sexuelles qualifiées de "non naturelles", mais aussi sur le mariage entre personnes de même sexe. Le statut des transsexuels, nombreux dans le pays, fait également l'objet de fortes revendications.
Mis en ligne le 29/08/08 e-llico

Première union d'un couple gay au Népal
«Just married»! C'est ce que seront normalement Anil Mahaju et Diya Kashyap (les noms ont été changés) ce samedi 26 août, à Katmandou, devenant ainsi les premiers gays népalais à s'unir, comme l'a annoncé la Blue Diamond Society ( BDS ), l'association de défense des minorités sexuelles du Népal. Une cérémonie pour célébrer leur amour, mais aussi une action symbolique et courageuse dans ce pays où la culture et les traditions condamnent fortement l'homosexualité. Le Népal s'est en effet illustré à de nombreuses reprises par une profonde violence envers les homos et les transgenres, notamment de la part des forces de police . Le mariage se déroulera selon une cérémonie semi traditionnelle : les époux seront désignés comme «mari et femme», échangeront alliances et guirlandes, mais la récitation d'un mantra nuptial par des prêtres n'aura pas lieu. Souhaitons leur tout le bonheur possible… Têtu 25 08 06

Sidaction demande la libération des 26 transsexuels arrêtés
De nouvelles arrestations de transgenres ou metis ont eu lieu, depuis lundi 13 mars, rapporte Sidaction, partenaire de deux structures de lutte contre le sida au Népal, dont Blue Diamond Society (BDS), seule association de défense des droits de minorités sexuelles. Vingt-six personnes auraient ainsi été arrêtées, sans aucune explication. Sidaction a aussitôt demandé des explications à l'ambassadeur du Népal en France, le général Prajwalla SJB Rana, et a contacté le Quai d'Orsay et l'Elysée pour « obtenir des pressions diplômatiques en vue de la libération des metis arrêtées ». Ce n'est pas la première fois que Sidaction intervient pour demander la libération de metis arrêtés par la police. « Les personnes arrêtées sont membres de Blue Diamond Society, certains sont mêmes membres du personnel », précise le communiqué de Sidaction. Blue Diamond Society lutte depuis des années contre le sida par des actions de prévention, assure un soutien juridique aux populations LGBT et leur prodiguent des soins médicaux également.  Têtu 16 03 06

La police attaque des personnes transgenres mardi 19 avril 2005.
La répétition des violences policières manifeste la menace générale contre la société civile
La police de Katmandou a attaqué des personnes transgenres le mercredi dernier, soulignant ainsi l'état de vulnérabilité dans lequel se trouve chaque citoyen népalais depuis que le roi Gyanendra a pris le pouvoir en février et qu'il a suspendu la plupart des libertés, a déclaré Human Rights Watch .
Le 13 avril, veille du Nouvel an népalais, la police a attaqué 18 « metis » (terme traditionnel pour désigner les hommes qui s'habillent et se comportent comme des femmes) qui se rendaient à un festival à Katmandou. Neuf d'entre eux ont été sérieusement blessés à coups de bâtons, de matraques et de crosses de fusils.
« Cette attaque est la plus récente d'une série de violences policières contre les personnes transgenres au Népal » confirme Scott Long, directeur du programme Droits des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles ou transgendre à Human Rights Watch. « Dans un pays où les libertés civiles et politiques ont été suspendues, cette violence dit bien que tous ceux et toutes celles qui ne paraissent ou n'agissent pas comme les autres ne peuvent plus se sentir en sécurité. »
Des policiers du commissariat de Durban Marg ont attaqué les personnes transgenres vers 23 heures dans la rue Kantipath de Katmandou. Une des victimes a été menacée avec une arme à feu, frappée à l'estomac à coups de crosse et rouée de coups. Une autre a eu une main brisée. Le commissaire de Durban Marg a assisté à la scène depuis une voiture de police garée à proximité. Le commissariat de Durban Marg est situé aux abords immédiats du Palais Royal, une zone très surveillé par la police armée et par l'armée.
Les métis ont tenté de déposer plainte au commissariat mais se sont vu refuser l'entrée par la police. Ils se sont alors dirigés vers l'hôpital Bir où leurs blessures ont été constatées et soignées.
Blue Diamond Society , une organisation non gouvernementale népalaise de défense de la santé sexuelle et des droits liés à la sexualité, possède de nombreux témoignages de faits semblables. Par exemple, dans la nuit du 12 au 13 décembre 2004, une quinzaine de policiers du district de Jamal ont attaqué deux metis dans la rue. Les agresseurs étaient habillés en civils, mais auraient montré des insignes de police. Ils ont emmené leurs victimes à Tundhikel, une vaste esplanade du centre de Katmandou, et les ont menacées de leurs armes, battues et violées.
Le 9 août 2004, 39 métis, membres de Blue Diamond Society, ont été embarqués dans une descente de police à Katmandou. Il on été retenus plus de deux semaines au commissariat de Hanuman Dhoka, où ils ont été privés de nourriture convenable et de visites. Certains d'entre eux ont été frappés et violés.

L'existence même de Blue Diamond Society a été mise en danger depuis l'année dernière. Le 5 juillet, la police a dispersé une manifestation de protestation contre la violence organisée par Blue Diamond en frappant plusieurs manifestants. Une semaine plus tard, le juge Ram Pasad de la Cour Suprême du Népal a engagé une procédure suite à une pétition envoyée par un avocat privé et demandant l'interdiction de Blue Diamond Society pour violation de l'interdiction du « sexe contre-nature » du Code pénal népalais.
Après des protestations internationales, le Ministère de l'Intérieur a indiqué en août à la Cour Suprême de Justice, qu'il ne soutiendrait pas cette procédure, se fondant sur le fait qu' « il n'y a pas de loi spécifique contre les homosexuels » au Népal. Cependant la procédure de la cour est toujours ouverte. Les audiences du 18 janvier et du 18 mars 2005 n'ont pas abouti. Une nouvelle audience se tiendra le 10 mai 2005.
« Cette tentative d'interdiction de Blue Diamond Society était un premier signe du processus aujourd'hui manifeste - provoquer un véritable effondrement de la société civile au Népal » souligne Long. « Le gouvernement doit rétablir toutes les libertés civiles et respecter le droit de chacun à la liberté d'expression et d'association. »