Poèmes Gays et Lesbiens

Chaque discrimination est une violence.
Violence réelle quand on se voit refusé un logement ou un emploi en raison de son identité.
Violence symbolique quand l'homophobie s'inscrit dans les comportements
et devient un réflexe, un "jeu" gratuit et cruel, une composante du "langage ordinaire" présent y compris dans certains médias
de Bertrand Delanoë

Dernière modification le 16 décembre 06

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Une pensée émue en mémoire de tous ceux et celles qui sont morts pour avoir voulu écrire des poèmes.
Nous ne cesserons de déplorer la disparition des oeuvres
en raison de la bêtise humaine;
ou encore la falsification des oeuvres pratiquées par les héritiers ou par la censure
qui ont remplacé il par elle et les prénoms masculins par des prénoms féminins.
Enfin nous comprenons mais regrettons que des poètes et chanteurs homosexuels
se soient autocensurés et se soient fait passer pour hétérosexuels.

Voir Sappho, Hymne à l'immortelle Aphrodite

Lautréamont, Verlaine poemes homosexuels , Rimbaud, Aragon

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Le traitement inégal dont sont victimes les personnes LGBT est justifié
par une soit disante"déficience structurelle" des dominés : narcissisme, incapacité affective, non reconnaissance de l'altérité, produits d'une stagnation dans l'évolution normale de l'appareil psychique. Daniel Borillo

Page H à Z livre : Tour du monde de la poesie gay


Poèmes homosexuels
de François Villon 91 pages
La poésie pédérastique latine du haut Moyen Age est aussi belle qu'abondante. Elle s'interrompt au XIII ème siècle. Ses auteurs étaient de plus en plus mal vus par l'Eglise, bien qu'eux-mêmes en fissent partie. Ce livre est en deux langues, le vieux français et le français moderne. Vous serez étonnés par la crudité et le langage très direct et sans ambiguïté des mots. Un recueil beau et passionnant à lire absolument pour connaître cette poésie trop peu lue.

 


Une voix au fond de moi

"Ne le dis à personne
Tais-toi. Garde ça pour toi
T'as pas envie qu'les autres se moquent
C'est intime, ça n'est qu'à toi

D'ailleurs nul n'est au courant
Chacun son jardin secret
Si tu le dis c'est dégradant
Il faut savoir être discret

Comme les copains mater les filles
Et faire ce qu'on attend de toi
Tes parents sont fiers que tu te maries
C'est pas compliqué tu vois."

Facile de taire qui on est
Rester vaincu par la honte
Oublier ses rêves et la fierté
D'exister dans ce monde

Une autre voix têtue celle-là

A marre de subir cette violence
De ne pouvoir être moi-même
Veut mettre fin à cette souffrance
Et dire que c'est les hommes que j'aime.

Poème gay de Cyrille, 34 ans :
poème d'un homme marié simple et expressif Site monchoix.net 13 01 05


Un poème sur fond d'acceptation de l'homosexualité
poème lesbien et coming-out

Cette force qui me ferait décrocher la lune et les étoiles, et dont ils veulent me priver.

Me blottir dans tes bras, où tout n'est que tendresse
M'endormir près de toi, connaître d'autres ivresses

Pour que notre bonheur donne raison au destin
Et qu'unis nos deux coeurs partent ailleurs, bien plus loin

Mais tout à coup j'ai peur, d'elle, d'eux, de tout. Je crains ses silences.

Le son de sa voix. Je tremble et je me perds dans la réalité.
Je ne sais plus. Dans ce monde où tout se veux réglementé, normalisé.
Je ne comprends pas ce qu'ils me crient,
sans cesse indéfiniment. Mon esprit se perd dans ces récriminations.

Pourquoi me dit-on qu'il ne faut pas, que de tout ça rien n'est vrai ;
que je me nourris d'illusions, que la vie ça n'est pas ça ;
que je dois t'oublier et retrouver le droit chemin, mais où est le droit chemin ?
Je croyais qu'il me suffisait de suivre mon coeur.
Où est cette route et quelle est-elle, si elle n'est pas l'amour ?
Où est ce mal dont ils me parlent ?
Quelle est ma faute,
ce sentiment dont je devrais avoir honte mais dont je me sens fière près d'elle ?
Pourquoi me sentir coupable ?
Et de quoi ?

Qui sont-ils, eux qui ne comprennent pas que mon coeur brume pour elle ?

Je sens ces regards accusateurs et terribles,
qui jugent ce qu'ils ne comprennent pas.

Je me tais et je pleure.
Je les plains de ne pas connaître ce sentiment intense et profond,

cette chaleur qui s'immisce chaque jour plus profond dans mon être ;
cette force qui me ferait décrocher la lune et les étoiles,
et dont ils veulent me priver.
Ils m'effraient, car ils ne comprennent pas.
Ils me voient comme une bête curieuse ;
comme un être dénué d'humanité, contre nature.
Ils sont tous fous, et je crois que la folie s'empare de moi, sans elle...

J'avais cru que tout était simple. J'avais fini par le croire, à force de toi...

P'tit bout vendredi 23 janvier 2004 Site monchoix.net

 

 


Rochel, 4 poèmes : Alors que pourtant le bonheur s'est imprimé

Voilà un poème que j'ai fait il y a quelques mois en m'inspirant d'un sujet d'arts plastiques dans lequel j'avais ou j'ai voulu exprimer les obstacles constants que rencontrent les homosexuels...

Premier texte

Cet homme me sourit

Comment expliquer
Que je ne suis pas comme ça,
Tel que l'on m'a rêvé ?
Comment exprimer
Cette différence qui est là,
Et que l'on voudrait me voir refouler ?

Aujourd'hui mon cœur de verre
Est fendu de toutes parts ;
Le moindre souffle d'air
Le ferait s'envoler en éclats

Son sein presque brisé
En lui retient encore
Le souffle tiède presque éteint
Qu'il m'a offert la première fois

Un ruban de velours,
Rouge de ma passion,
Mince mais pourtant tenant,
Enserre mon cœur, en retenant les fragments.

Autour de moi la terre asséchée
S'abreuve du sang qui coule
Des mes ailes blanches de liberté
Qui désormais ne me portent plus

Les chaînes rouillées de ces valeurs,
Vétustes et enracinées,
Mordent mon esprit et mon corps,
Scellées par cette serrure
Dont la clef est tenue éloignée
De la portée de ma volonté blessée.

Eparpillés aux quatre vents,
Je vois les morceaux,
Ceux des visages de porcelaine
De ceux qui par la peur ont été détruits,
Dont les larmes aujourd'hui me font vaciller

Les feuilles mortes du désespoir
Emplissent la rue mon désir
Et la pluie froide du Jamais Plus
Traverse mon manteau de papier

Le rosier immaculé grimpe,
Les roses d'influences et prêcheuses
Déchirant ma peau deviennent rouges,
Epuisant peu à peu sang et amour,
Puis se fanent dans un soupir victorieux

Les entraves des idées
Me tiennent éloigné de lui,
Mais de même m'y rattachent tant et plus
Je soupire enfin, et je sais,
Le lien de notre idylle n'est pas flétri

Vous qui dites vouloir mon bonheur,
Qui vous cachez derrière des masques,
Ecoutez la complainte chantée par mon cœur :

« Une félicité telle que celle-ci
Ne pourra pas être surpassée ;
Je veux simplement être près de lui
Je veux juste être avec lui

Je veux encore pouvoir
L'embrasser sous la pluie
Surprendre son sourire dans mon miroir
Et sentir sur ses épaules
Son manteau trop grand pour moi

Etre dans ses bras est une volupté,
Lui parler me charme,
Etre contre lui m'enchante,
Et plus que son souffle rien ne peut m'apporter de chaleur.

Son corps est ma demeure,
Ses lèvres mon plaisir,
Son être la moitié de mon cœur

L'Amour n'a pas de sexe
Et n'a aucune règle,
Il frappe comme un traître,
Sans demande et sans accord

Cet homme me sourit
Et celui que je suis se donne à lui,
Alors laissez-le m'aimer ;
Vos paroles peuvent s'envoler,
Mais laissez-moi l'aimer.

Le deuxième :

ce texte est un poème d'amour désespéré...que j'ai écrit quand je déprimais...

Vœux stériles

J'aimerais quand j'ai froid
Quelqu'un qui soit là, près de moi.
Sans que l'hiver mordant de la solitude
Pénètre par mes fenêtres ouvertes.

J'aimerais quand je pleure
Quelqu'un qui me console
Et sèche les larmes trop acides
Qui surviennent en place d'ivresse.  

J'aimerais quand la mélancolie me pèse
Quelqu'un qui sache me faire rire.
La grisaille qui recouvre mes pas
N'en serait alors plus passagère.  

J'aimerais quand je me promène
Quelqu'un qui prenne ma main
Et me montre le chemin
A travers les pièges et les appâts.
 
J'aimerais quand je ne trouve le sommeil
Quelqu'un qui veille sur mes rêves.
Las de me battre contre mes sombres songes,
Je pourrais alors m'égarer serein.  

J'aimerais qu'un nom soit sur mes lèvres
Quand je me réveille le matin.
Prononcé encore et toujours,
Il invoquerait le sentiment.  

J'aimerais que l'on m'apprenne
A vivre sans larmes ;
J'aimerais que tu ne t'échappes pas
Dès que je crois te saisir.
 
Mais, entêté, tu t'éloignes
Sans que j'arrive à te retenir.
Tes contours se troublent et s'effacent
Ainsi que ton souvenir qui s'estompe
Pour ne plus laisser de traces.      

Le troisième :

Ce poème-là est un sujet d'espagnol de mon année de troisième... A l'origine, il était en espagnol, mais je l'ai traduit...

Si tu m'aimais ! (inspiré des albums de Yann Tiersen)

Si tu m'aimais, oui, Si tu m'aimais !  
Ma vie monochrome
Jusque là faite
D'absence et d'échec,
De mes espoirs épars
Comme des éclats de miroirs à mes pieds
Dans lesquels je revois les fragments
De mes lettres d'explications,
De mes rêves froissés,
Serait de nouveau une vie !  

Si tu m'aimais !  
Ce ne serait plus moi chaque fois
Qui gagnerais la coupe,
La coupe de neige maculée
Et de rêves aux fleurs déjà fanées.  

Si tu m'aimais !  
Toi et moi dans la rue remplie d'automne
Sous le ciel humide et clair.
Moi, je surprendrais un de tes sourires
Entre les chevaux d'un manège ;
Toi, et la chaleur sur mes épaules
De ton manteau trop grand pour moi.  

Si tu m'aimais !  
Tu me laisserais m'égarer
Dans le dédale de tes paroles,
Comptine d'un autre été,
Echarpe de ton souffle chaud sur mon cou.  

Si tu m'aimais !  
Toi, celui en qui j'aimerais voir
Une autre réponse enfin.
Si seulement tu me voyais
Entre les ombres de la foule !
Si tes mots remplaçaient mon silence !
Si ta chaleur chassait mon hiver !
Avant ma chute dans le fond du puits,
Si tu me rattrapais !  
Si tu m'aimais, oui,
Si tu m'aimais !      

Le quatrième, enfin...ce poème-là, c'était pour Alain quand il est passé de Alain 85 à Zoga, ce que m'a inspiré sont adieu virtuel qui m'a tellement chamboulé :

Adieu

Quand la languissante romance des violons
M'enlace et fait valser mon esprit,
Quand la pluie tiède efface ici
Le souvenir de toute vie
Quand les rayons pâles de l'astre d'or blanc
Irriguent la terre de lumière,  
Je sens mes yeux qui se ferment…  
Quand j'entends dans le jardin
Les fleurs qui se meurent,
Quand le rire froid de la lune
Me fait grelotter,
Quand les ombres grandissantes
Hurlent leurs peurs aux étoiles,  
Je sens mon corps tomber…  
Quand les feuilles succombent au sol
Et que leurs sœurs ricanent du haut des arbres,
Quand le vent rude et froid
Chante sa victoire sur les champs abandonnés,
Quand la marée sombre des nuages
Déferle sur le ciel d'acier,  
Je sens ma pensée s'écrouler…  
Quand les routes de mon voyage
Touchent ici à leur fin,
Quand les notes qu'égrène le piano
Se perdent dans les brumes mais résonnent,
Quand le silence étend sa cape autour de moi,
Les horloges du temps se sont arrêtées.  
Et je sens mes larmes couler…  
Quand tous ici, tous ceux que j'ai tant aimés,
Et le parcours que jusque là j'ai mené tourne,
Quand on me dit que tout cela est terminé, à jamais,
Alors que pourtant le bonheur s'est imprimé,
Quand la cage qui l'abrite ne sera plus qu'un étrange rêve,
Il suffira de l'ouvrir pour me libérer…  
Et je sens mon âme s'envoler,
Sans qu'elle sache qu'un jour,
Je renaîtrais.

03 06 03 Site monchoix.net

 

 

 

Quand je ferme les yeux, c'est à toi que je pense

Quand je ferme les yeux, c'est à toi que je pense.
Ton regard, tes cheveux, la chaleur de ton corps
Qui enserrant le mien, me fit perdre le nord,
Le bruit de ton cœur tendrement me balance.

Quand mes pensées s'envolent, malgré tous mes efforts,
Que la beauté fait place à cette triste noirceur,
Je sens alors les larmes et l'infinie douleur
Rappeler à mon cœur comme je suis seul encore.

Comment pourrais-je trouver ce si parfait amour
Qui éblouit mes nuits mais vient hanter mes jours,
Que j'aimerais tant crier par delà les montagnes,
Si je n'accepte pas de me livrer bataille.

Mettre fin à ma peine, arrêter mon parcours !
J'y ai pensé jadis dans mes plus tristes jours.
En effet j'aime les hommes au lieu d'aimer les femmes
Et je n'ose avouer ce si 'terrible drame'.

Comment leur faire comprendre à tous ces beaux penseurs
Que je ne fais que suivre ce que me dis mon cœur,
Que lorsqu'il y a l'amour, il n'y a pas de pêché
Et jamais aucun frein ne pourra l'arrêter.

Après tout moi aussi j'ai droit à être heureux.
Je n'ai jamais rien fait de si mauvais mon Dieu.
Alors je vais me battre même si ce sera long.
J'y parviendrai c'est sur, je trouverai ce garçon.

Quand je repenserai à ces tristes moments
Durant lesquels jadis je voilais mes penchants
Conscient au fond de moi que j'ai bien de la chance
De vivre dans l'amour cette petite différence.

Cela rajoute en fait du piquant dans ma vie
Comme ces simples passants une copie je ne suis

J'ai enfin quelque chose pour me différencier
Sans réclamer j'échappe à la banalité.

Polo dans un moment de déprime 29 08 03 Site monchoix. net

 

 

L'ivre amour ,

J'ai marché sur des braises
Sans sentir de chaleur
J'ai respiré des fraises
Sans en sentir l'odeur

J'ai gravit des montagnes
Sans aucune jouissance
Suis allé en Cocagne
Occultant ton absence

Mon cœur au loin de toi
Même auprès de ces dames
Ne se fit jamais roi
Pour déguster leurs charmes

Mon cœur au loin de toi
Plus rien n'a de saveur
Seul ton foulard de soie
M'aide à vivre ces heures

Nul bonheur ne peut surpasser
Ton âme et la mienne enlacée
Nos langues liées et déliées
Renaître en Phénix et régner

Avec la fierté du soleil
Comme l'iris de l'arc-en-ciel
Pour pouvoir goûter au réveil
Le fruit d'un amour passionnel

J'ai écouté mes vieux vinyles
Sans même sentir leur ivresse
Me suis rendu dans bien des villes
L'esprit dénué d'allégresse

Je l'ai oublié sur le quai
Je l'ai oublié avec toi
J'ai oublié toute ma joie
Dans mes larmes brouillant tes traits

Nul bonheur ne peut égaler
Le frisson que m' offre ta main
Ô que j'aime me régaler
En caressant tes reins des miens

Avec la fierté du soleil
Comme l'iris de l'arc-en-ciel
Pour pouvoir goûter au réveil
Le fruit d'un amour passionnel

Poème gaycoécrit par Rochel et Nicolas Par Jean H. et Nicolas R.
Site monchoix.net
20 08 03

 

 

Poème : J'existe janvier 2006 par Ludovic Site Mag-Paris

La vie doit toujours continuer.
On ne vit qu'une fois,
Autant en profiter.
Vous devez donc faire vos propres choix,

Les miens sont déjà faits.
Quoi que les gens puissent dire,
Je vivrai.
Vous pouvez bien en rire,

Ou même en pleurer.
Moi je n'en en plus la force,
Je suis trop fatiguée.
Si avec vous c'est un vrai divorce

Parce que j'aime différemment,
Je ne changerais pas pour vous,
Je ne suis pas un accident,
Je suis là et j'existe envers et contre tout.

Je ne veux pas de votre morale,
Elle ne me fait aucun bien.
Je ne veux pas de l'étiquette "normale",
Pour moi elle ne vaut vraiment rien.

Ne cherchez pas s'il vous plait à me guérir,
Ni à me mettre en dessous de tout,
Encore moins à me reconvertir.
Cela ne fera que provoquer mon dégoût.

Vous pouvez l'accepter
Ou bien rejeter le tout,
Mais à présent vous le savez,
J'existerais malgré vous.

 

 


Poeme de "Garfieldd" le Proviseur de Mende

C'est comme ça...
je cherche un quidam qui a pas froid au cœur

pour détourner mon humeur
en jouant aux gens d'âme et aux lovers
oyez, oyez, braves gens
je cherche un adam pour croquer ma pomme
qui croit pas qu'l'amour c'est du vent
et qu'on peut être un homme
sans faire de mal à personne
avis au sexe fort
j'voudrais perdre le nord
dans votre sens
avis au sexe fort
j'voudrais léguer mon corps
à votre science...

 

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Tour du monde de la poésie gay collectif 12 € Editeur : Hors Commerce
160 pages

Les auteurs gays de cette anthologie proviennent des cinq continents. Ils révèlent la kyrielle des émotions et des mentalités auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Les sensibilités sont diverses, allant de l'acceptation joyeuse au combat le plus féroce, ainsi de ces pays où l'homosexualité est toujours un crime. Albert Russo, qui a rassemblé ces poèmes, a voulu donner la voix à tous ces garçons dont la vie serait, en d'autres circonstances, des plus ordinaires. Des grands auteurs du passé y figurent également, tels Constantin Cavafy, Lautréamont, Michel-Ange, Pétrone, Rimbaud, Ronsard, Shakespeare, Verlaine et Watt Whitman...

Illustrations de Moustapha Benkebouche.