Religions et Homosexualité : acceptation

Mgr Gaillot : "le mariage homosexuel me parait aujourd'hui la reconnaissance d'un droit,
faire appel à l'ordre naturel est devenu un combat d'arrière-garde"


Homosexualité et christianisme

Dernière modification le 10 juin 07

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NSAE nous sommes aussi l'Eglise

SemGai : séminaire gay
David et Jonathan
Eglise chretienne oecuménique MCC Provence-Languedoc
Centre du Christ libérateur Belgique : http://home.tiscali.be/ccl.be/
http://homophobia.free.fr/biblia.html

Face au douloureux problème que pose la papauté, aux croyantEs homosexuelLEs,
quelles actions mener pour éviter l'intériorisation de l'homophobie ?
Comment faire en sorte que les chrétienNEs hétérosexuelLEs évitent le pêché d'orgueil ?

Peut-on invoquer les écritures pour condamner l'homosexualité ?

Le catholicisme est-il homophobe ?

Le Christ aurait-il porté le préservatif ?

Catholicisme

 

Sondage : les catholiques pratiquants moins tolérants vis-à-vis de l'homosexualité
Les catholiques pratiquants sont plus à droite que la moyenne des Français sur la plupart des questions de société, dont l'homosexualité, selon un sondage Ifop-Cevipof que publie l'hebdomadaire la Vie jeudi.
56% d'entre eux estiment que "l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité". La proportion passe à 76% chez les non pratiquants, tout près de la moyenne nationale (77%).
Cette étude a été réalisée à partir d'un sondage Ifop-Cevipof (Centre d'études de la vie politique française-Sciences po), réalisé en 4 vagues auprès de 22.400 personnes entre mars 2006 et janvier 2007. La Vie a utilisé les réponses des catholiques à ce sondage qui prend en compte les âges, professions, religions, type d'habitat, lieu de résidence, etc. e-llico Mis en ligne le 07/06/07

"Un point c'est tout"
la bible est une bibliothèque dans laquelle il convient de faire très attention à bien choisir les livres

Récemment, une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que l'homosexualité est une perversion. « C'est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22: "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination". C'est clair, non ? La Bible le dit. Un point, c'est tout », affirma-t-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte. «Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J'apprends beaucoup à l'écoute de votre programme et j'essaie d'en faire profiter tout le monde. Mais j'aurais besoin de conseils quant à d'autres lois bibliques.

1. Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?

2. Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux Mexicains, mais pas aux Canadiens. Pourriez-vous m'éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

3. Je sais que je ne suis autorisé à toucher aucune femme durant sa période menstruelle, comme l'ordonne le Lévitique, chapitre 18, verset 19. Comment puis-je savoir si elles le sont ou non ? J'ai essayé de le leur demander, mais de nombreuses femmes sont réservées ou se sentent offensées.

4. J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

5. Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

6. Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ. Idem pour sa femme, qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, mon oncle passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure
embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? Ne pourrait-on pas les brûler vifs au cours d'une réunion familiale privée, comme cela se fait pour ceux qui dorment avec des membres de leur belle-famille, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?
Je me confie pleinement à votre aide. Merci de nous rappeler que la parole de Dieu est éternelle et immuable. Un point, c'est tout. »

La «base» catholique fait mentir le pape Benoît XVI
«Horizons de laïcité» , c'est le titre –d'une brûlante actualité– du 30e congrès national des Communautés chrétiennes de base (CDB), qui vient de se terminer à Frascati, près de Rome. Près de 360 participants y sont intervenus, représentant une trentaine de CDB. Ils ont visiblement donné le feu vert aux unions de fait et à un récent cas de demande d'euthanasie, deux sujets sensibles qui marquent un moment particulièrement crucial dans la société civile italienne. «La sacralité est inhérente à l'amour: l'Église, fidèle à l'Évangile, a le devoir de reconnaître cette sacralité intime, de la témoigner d'une façon prophétique; elle ne doit en revanche pas sanctifier l'amour à travers un enfermement légaliste et sacramentaire. Le mariage est un choix positif mais non un chantage sacré», lit-on dans le document sur le Pacs publié à Frascati. Une prise de position qui «veut confirmer le besoin d'une laïcité de l'État et l'urgence d'une foi vécue d'une façon non-confessionnelle, dans une vie en commun avec d'autres cultures et religions, exempte de dogmatismes et sans que les institutions civiles manifestent de la servilité à l'égard de l'Église», a souligné Cristoforo Palomba, secrétaire national des CDB. Alors que l'ire du Vatican s'abat sur le gouvernement italien, on entend, enfin, l'existence de voix dissidentes dans le complexe milieu catholique italien. Têtu 13 12 06

 

 

 

 

Eglises & homosexualité : l'archevêque de Canterbury reçu par le pape le 23 novembre

Cette visite au Vatican de Mgr Williams marquera le 40ème anniversaire de la rencontre historique entre le pape Paul VI et le chef de l'Eglise anglicane d'alors, Mgr Michael Ramsay.
Malgré la volonté oecuménique affichée par Benoît XVI, le rapprochement entre les deux Eglises est compliqué par le fait que l'Eglise anglicane a ouvert en 1994 la prêtrise aux femmes et envisage maintenant d'ordonner des femmes évêques, alors que dans l'Eglise catholique la prêtrise est réservée aux hommes.
Rowan Williams, 71 ans, est depuis 2002 le chef spirituel des 70 millions d'anglicans dans le monde. Théologien de la frange "libérale" de l'Eglise anglicane, il s'est déclaré à titre personnel pour l'ordination de prêtres et d'évêques homosexuels. E-llico Mis en ligne le 06/11/06

La plainte contre la Bible et le Coran est classée sans suite
Suite à son audition, le 5 septembre dernier au tribunal de Grande instance de Thionville (Moselle), Salvatore Pertutti a vu sa plainte classée irrecevable. Lassé des propos injurieux, notamment homophobes, tenus par des personnes se justifiant de leur religion, Salvatore s'était attaqué au problème à la source: il avait porté plainte contre la Bible et le Coran pour diffusion de propos à caractère sexistes, homophobes et sectaires. Le juge d'instruction vient de classer la plainte irrecevable, au motif que les éditeurs des ouvrages sont situés à Paris, rendant incompétente la justice du territoire. Mais M. Pertutti ne se décourage pas: «L'évolution de cette affaire est encourageante, estime-t-il. En effet le premier refus d'instruire cette plainte, en juillet 2005, avait pour motif qu'elle était infondée et que mes arguments n'étaient pas valables. Cette fois, le magistrat ne déclare pas ma plainte "farfelue", mais met en avant un problème de procédure.» Son avocat, Éric Munier, a d'ailleurs fait appel, estimant la décision infondée. «La justice ne pourra pas éternellement faire l'autruche dans ce dossier» , tranche M. Pertutti. Il espère notamment obtenir l'inclusion dans les prochaines éditions de la Bible et du Coran d'un avertissement contre les propos injurieux et sectaires qui y sont tenus. Têtu 09 10 06

L'association chrétienne des lesbiennes et des gays réclament que leurs unions célébrées en Espagne soient reconnues par l'Église.
De fait, d'après Enric Vilà, membre de l'association, «en Catalogne, le mariage de deux hommes célébré en 1999 a été consacré par un jésuite, et l'an dernier un autre couple de lesbiennes a pu faire bénir son union. Des franciscains et des bénédictins auraient aussi accepté de reconnaître ces mariages.» Mais les choses ne sont pas aussi simples car, explique Enric Vilá, «la hiérarchie ecclésiastique nous discrimine et les homosexuels s'étonnent que nous soyons croyants». Le théologien néerlandais et homosexuel Frans Bossink a présenté à Barcelone les différentes solutions pour que des ecclésiastiques ou des prêtres puissent bénir les mariages de couples du même sexe: une bénédiction lors de la messe du dimanche ou du déjeuner de mariage ou l'organisation d'une cérémonie spéciale comme pour les mariages œcuméniques. «Nous ne proposons pas que le mariage des couples homosexuels soit reconnu comme un sacrement, a expliqué Frans Bossink, mais que les couples, s'ils le désirent, parce qu'ils démarrent un projet commun, puissent recevoir la bénédiction d'un représentant de l'Église.» Têtu 03 10 06

Grande Loge Féminine de France : première cérémonie de présentation d'un couple homosexuel
La Grande Loge Féminine de France (GLFF, principale obédience féminine) a accueilli samedi à Paris pour la première fois une "cérémonie de présentation" d'un couple de femmes homosexuelles.
"Nous faisons cela parce que ce geste revêt une portée politique, pour faire avancer l'égalité des droits, sans aucune exclusive", a déclaré à l'AFP l'une de ces deux femmes, une enseignante d'une soixantaine d'années qui a préféré conserver l'anonymat.
"Il n'y a pas de persécution ou d'exclusion à la GLFF , mais un non-dit et notre idée est que le couple homosexuel soit normalisé", a-t-elle ajouté.
La cérémonie s'est tenue en présence de délégations de la GLFF et de représentants d'autres obédiences maçonniques ainsi que de la Fraternelle des Enfants de Cambacérès, groupement réunissant des francs-maçons homosexuels de toutes obédiences.
Cambacérès, franc-maçon et homosexuel, devint après le 18 Brumaire deuxième consul de la République. Il prit une part importante à la rédaction du Code civil dont il rédigea le discours préliminaire.
La cérémonie traditionnelle de reconnaissance conjugale permet d'accueillir dans les temples maçonniques les conjoints francs-maçons ou non des adhérents.
La GLFF avait voté en 2005 une modification de ses textes constitutionnels afin que les couples pacsés, qui en étaient jusqu'alors exclus, puissent y avoir accès. Elle devenait ainsi la première obédience maçonnique à inscrire cette égalité des droits dans ses textes et la tradition maçonnique.
La GLFF revendique 11.600 adhérentes et s'affirme comme la première obédience maçonnique féminine mondiale.
Mis en ligne le 11/09/06 e-llico

Les prêtres gay du Vatican discutent sur Internet
«Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux.» C'est par ces mots tirés du sermon sur la montagne, raconté dans l'évangile selon Saint-Matthieu, que s'ouvre Venerabilis , le site de la «confraternité homosexuelle des prêtres catholiques». Le nom est en latin, le domaine en Turquie et ses fondateurs au Vatican. La nature et la précision des faits qui y sont référencés laissent penser qu'il s'agirait de personnes importantes du Vatican. Texte multilingue avec un arrière-plan doré similaire à celui utilisé par le site officiel du Saint-Siège, Venerabilis est réglé par un modérateur aguerri capable de deviner parfois même la profession des interlocuteurs anonymes et de lancer des jugements sans appel. Têtu 07 09 06

 

 

 

Paris : mobilisation contre l'inauguration du parvis Jean-Paul II
L'inauguration, dimanche, du parvis Jean-Paul II face à Notre-Dame à Paris suscite des réactions de contestation côté LGBT. Act Up-Paris, Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence , Les Putes, mais aussi les Radicaux de gauche et les Verts dénoncent la décision du maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Eddie Aït, Conseiller régional d'Ile-de-France et Secrétaire national du PRG (Parti Radical de Gauche) aux questions LGBT et Gilles Alayrac, Conseiller de Paris, membre du Bureau National du PRG, "s'indignent" de l'inauguration à venir du parvis Jean-Paul II face à Notre-Dame (inauguration prévue le dimanche 3 septembre 2006).

Gilles Alayrac rappelle que le PRG a voté contre la dénomination "Parvis Notre-Dame, Place Jean-Paul II" lors de la séance du 13 juin 2006 du Conseil de Paris.
Pour Eddie Aït, également Vice-président de l'association des Elus Locaux Contre le Sida (ELCS), "une telle manifestation est une insulte aux morts du sida et à toutes celles et à tous ceux qui souffrent de cette maladie. Une telle cérémonie revient à faire l'éloge d'un pape homophobe qui a combattu l'usage du préservatif". Le PRG indique qu'il sera présent dimanche pour faire connaître son mécontentement.
Act Up-Paris dénonce, avec d'autres groupes LGBT comme les Sœurs, les Panthères roses ou les Putes, la décision de Bertrand Delanoë d'attribuer une place de la capitale à l'ancien pape. "Le catholicisme réactionnaire de Jean-Paul II, dogme que son successeur Benoît XVI conforte toujours, n'a pas à être honoré par notre ville et nulle part ailleurs" écrivent plusieurs associations et mouvements politiques dont les Verts.
"Monsieur Delanoë, votre alliance électoraliste "contre-nature" est choquante pour toutes celles et tous ceux qui luttent contre le sida,
pour les droits des femmes, pour l'avortement et la contraception et contre toutes les discriminations. Cet acte incompréhensible et indécent va à l'encontre de la "sacro-sainte" laïcité à laquelle nous tenons toutes et tous", affirment haut et fort les contestataires de cette décision qu'ils demandent au maire de Paris de reconsidérer en se basant d'ailleurs sur des déclarations de Bertrand Delanoë lui-même où il affirmait avoir "toujours été en désaccord avec Jean-Paul II sur les questions de société".
Un rassemblement de protestation est prévu le 3 septembre à 12h00 sur le Parvis de Notre-Dame.
Mis en ligne le 31/08/06 e-llico

Un homme porte plainte contre la Bible et le Coran, jugés sexistes et homophobes
Parce qu'il était choqué par les propos sexistes et homophobes qu'il entendait sur les chantiers, un électricien de Thionville (Moselle), Salvatore Pertutti, a décidé de porter plainte contre la Bible et le Coran. Rien que ça. « J'ai pris des notes sur les insultes que j'entendais sans cesse contre les femmes et les homos , explique M. Pertutti, et j'ai constaté que les gens qui les proféraient se justifiaient souvent par les religions. En lisant la Bible et le Coran, j'ai été atterré de la violence des propos qui y sont écrits. Or la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, augmentée en 2004 pour condamner l'homophobie, n'autorise pas de tels propos. Il faut désacraliser les religions, qui sont incompatibles avec la tolérance que tout le monde prône de nos jours. » Cet hétérosexuel de 40 ans a porté plainte une première fois contre les éditions du Cerf qui éditent ces ouvrages: une plainte classée sans suite par le procureur de Thionville. M. Pertutti a donc récidivé en novembre 2005, cette fois en portant plainte contre X, pour diffusion de propos à caractère sexistes, homophobes et sectaires. Il est assisté gratuitement par un avocat de Moselle, Eric Munier. Il sera entendu demain, jeudi 31 août, pour la première fois par la juge d'instruction du TGI de Thionville. Si son combat semble légèrement fou, il a au moins pour mérite d'ouvrir le débat: « Je suis désormais connu de mes collègues de chantier pour les interpeller sans cesse sur leurs propos, parce qu'ils sont trop souvent intolérants , raconte M. Pertutti. Ils m'ont d'ailleurs surnommé Moïse… » Têtu 29 08 06

 

 

 

 

Sida : des leaders religieux appellent à ne plus parler de châtiment
Des responsables religieux ont appelé, à l'occasion de la 16e conférence internationale sur le sida, à Toronto, à éviter les termes bibliques tels que "châtiment" pour évoquer le sida et à mieux utiliser les lieux de culte pour combattre la pandémie.

"Nous encourageons les gens à ne pas parler de châtiment dans un sens biblique", a déclaré lundi le révérend Jape Heath, secrétaire général du Réseau africain des leaders religieux porteurs du virus VIH ou atteints par le sida. "Utiliser simplement ce mot, c'est renforcer le point de vue selon lequel Dieu punit l'humanité" avec cette maladie, a-t-il commenté.
D'autres sont allés encore plus loin, en estimant que certains leaders religieux devaient s'excuser pour leur inaction face à la pandémie qui a déjà tué 25 millions de personnes dans le monde. "Nous devons publiquement nous confesser et nous repentir pour notre complicité dans la stigmatisation des gens touchés par le VIH/sida et leur marginalisation, en particulier les femmes et les enfants", a ainsi souhaité l'évêque Mark Hanson, responsable de l'église luthérienne évangélique américaine.

"Nous devons être honnêtes et reconnaître que notre silence nous a rendu complices, ainsi que nos actions et nos paroles honteuses (...) et la manière dont nous avons formulé des arguments moraux (...)", a-t-il avancé.
L'évêque a notamment regretté que la morale ait été placée au-dessus du pragmatisme en matière d'éduction sexuelle et de prévention du sida, ajoutant que cela avait conduit à la diabolisation du préservatif par exemple.
L'église catholique romaine et les leaders musulmans, qui font l'objet des plus fortes critiques parmi les militants antisida, ne participaient pas à ce débat de responsables religieux.
Mis en ligne le 16/08/06 e-llico

Eglise anglicane : risque de schisme sur l'homosexualité
L'église anglicane est menacée d'un schisme au sein de sa branche américaine après le rejet mardi par l'Eglise épiscopale, d'un moratoire portant sur l'ordination d'évêques homosexuels. Lors d'une convention à Columbus, dans l'Ohio, une majorité de représentants épiscopaliens, la branche américaine des anglicans, a rejeté une résolution appelant "à limiter" les nominations d'évêques homosexuels et les rites destinés à bénir les unions de personnes de même sexe. A l'origine, les responsables internationaux de l'église anglicane espéraient une résolution parlant de moratoire mais les épiscopaliens s'étaient employés lundi à édulcorer le texte. Le rejet de la résolution est survenu deux jours après l'élection d'une femme à la tête de l'Eglise épiscopale pour la première fois de son histoire, une décision déjà jugée provocatrice par certains observateurs. Dès son élection comme Primat, Katharine Jefferts Schori, 52 ans, évêque libérale du Nevada, avait proclamé que l'homosexualité n'était pas un péché et que la Bible ne devait pas être interprétée littéralement.
Mis en ligne le 21/06/06 e-llico

Dieu n'est pas homophobe, mais certains religieux le sont.
« Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme, ce serait une abomination » Lévitique, 18 – 22
« … les hommes de même, abandonnant les rapports naturels avec la femme, se sont enflammés de désir les uns pour les autres, commettant l'infamie d'homme à homme et recevant en leur personne le juste salaire de leur égarement ». Epître aux Romains, 1 – 27
«  Lot dit à son peuple : "Vous livrez-vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n'a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier" ». Sourate 7, 80 – 81
Noyées dans l'immensité des Livres Saints des trois religions, quelques phrases seulement évoquent les rapports sexuels entre hommes. Malgré les exégèses, nombre d'institutions et de responsables religieux continuent à les prendre au pied de la lettre. Elles ont été utilisées, depuis des siècles, comme prétexte pour légitimer des positions politiques ou éthiques et étayer une homophobie dont les racines étaient sans doute ailleurs, dans la peur de l'autre, du différent.
Et pourtant de nombreux homosexuels, aujourd'hui, affirment leur croyance dans les religions du Livre. Il est possible de vivre pleinement, et leur foi en ce Dieu qui les a crées et leur vie affective et sexuelle.
Ainsi, nous, femmes et hommes, croyants, juifs, chrétiens, musulmans déclarons que :
- L'utilisation des Livres Saints pour condamner les actes homosexuels entre deux adultes qui s'aiment est indigne du travail exégétique qui n'a cessé d'être réalisé depuis la rédaction de ces textes et revient à s'enfermer dans des réalités culturelles et sociétales d'un autre temps.
L'exégèse a, par le passé, permis de remettre en question l'esclavage ou la subordination des femmes. C'est la même démarche qui devrait remettre aujourd'hui en cause l'homophobie ;
- Chaque femme, chaque homme, qui se reconnaît homosexuel fait l'expérience d'un décalage avec la norme que nous propose, voire nous impose, notre environnement, décalage qui exige de se mettre en route vers un ailleurs. En cela, il rejoint les expériences fondamentales d'Abraham, de Jésus, de Muhammed, dont les messages ont pour base le refus des carcans de leur temps ;
- Les religions qui se veulent chemin de réalisation de l'homme ne peuvent être telles si elles écartent du chemin tous ceux qui s'écartent de leur norme ;
- Les textes sacrés portent un message universel. Chaque conscience religieuse est le fruit d'une recherche et doit tendre vers une appropriation personnelle. Ainsi le message religieux n'a de valeur que dans la mesure où il ne reste pas déconnecté des hommes ;
- La responsabilité des autorités religieuses est lourde : leurs positions, leurs écrits, leurs affirmations, cautionnent souvent des silences coupables et des pratiques homophobes au nom de « justes discriminations ». Dépassant largement leur rôle, ces autorités incitent la société civile à refuser la reconnaissance des réalités homosexuelles. Cette ingérence récurrente dans la sphère politique laisse présager des jours sombres pour une laïcité qui nous est chère ;
- Ainsi, l'homophobie que nous subissons, l'incompatibilité supposée entre religion et homosexualité, ne sont pas le fait de Dieu, mais de ceux qui prétendent parler en Son nom.
François Lutt, président de David et Jonathan (accueil chrétien des gais et lesbiennes) ; Joël Behmoras, président du Beit Haverim (Groupe juif gay et lesbien de France) ; Caroline Blanco, Centre du Christ Libérateur ; Frère Jean-Michel, prieur de la Communion Béthanie  ; Michel Desroches, Rendez-vous chrétien (Lille) ; Fabrice Lebert, Eglise MCC (Montpellier) ; Raphaëlle Lecoq, Groupe chrétien LGBTH 31 (Toulouse) ; Philippe Potyralla, président de « Présence75 » (lieu de rencontre des chrétiens inclusifs à Paris) ; Père Marie Bernard (Bernard Duvert) fondateur de la Fraternité Max Jacob, Raanan Gabay, président du World congress of gay, lesbian, bisexual, and transgender jewish organisation (Congrès mondial juif LGBT) ; Muhsin Hendricks, secrétaire national de The Inner Circle (groupe gai et lesbien musulman d'Afrique du Sud) ; Rowland Jide Macaulay, secrétaire général de African Gay Christians (groupe des chrétiens LGBT d'Afrique). Têtu 17 05 06

Un archevêque anglican appelle son Église à cesser la discrimination des homosexuels
Un archevêque anglican sud-africain a demandé à son Église de mettre un terme à ses discriminations contre les homosexuels, annonce le Washington Post. «La communion anglicane devrait être au premier rang pour combattre les maux sociaux et ne devrait pas s'inquiéter de ce que Gene Robinson [homosexuel dont la nomination comme évêque anglican du New Hampshire, le 2 novembre 2003 aux États-Unis, a divisé l'Église, fait ou non. Il a été élu par son peuple et les gens sont à l'aise avec cela », a déclaré Njongonkulu Ndungane. Il estime que l'homosexualité est un « problème secondaire » et place parmi ses priorités la lutte contre la pauvreté, l'épidémie de VIH/sida et les inégalités dans le domaine de l'éducation. Il serait loin d'être le seul, puisque, selon lui, 70% des quelque 77 millions de fidèles anglicans sont fatigués du débat sur la nomination des homosexuels et accordent plus d'importance aux « questions de vie ou de mort de ce monde ». Le successeur du prix Nobel de la paix Desmond Tutu, qui condamne également l'homophobie, est fortement critiqué pour ses positions sur l'homosexualité par l'archevêque anglican du Nigeria Peter Akinola. Têtu 17 05 06

Le cardinal de Séville défend la loi sur l'identité de genre
Les transsexuels espagnols viennent de recevoir un soutien de poids. Pour le cardinal de Séville, Carlos Amigo, «la future loi qui va réguler le changement de sexe et l'identité des transsexuels est une affaire légale. Le sexe d'une personne peut être différent de son identité et ne peut donc être assigné sur simple inspection externe des organes génitaux » . Cette déclaration étonnante de la part d'un représentant de l'Église catholique intervient en plein débat sur le retard pris par le gouvernement pour faire adopter la loi. Celle-ci, selon le ministre de la Justice , Juan Fernando Lopez Aguilar, sera votée avant l'été et devrait reconnaître que les transsexuels peuvent changer d'identité sans pour autant être obligés de se soumettre à une opération chirurgicale. La Fédération des lesbiennes, gays et transsexuels (FELGT) a annoncé qu'elle saluait la décision prise par le ministère de la Justice. Têtu 11 05 06

Une communauté religieuse inclusive s'implante en Afrique de l'Est
La communauté religieuse espagnole de San Sebastian, basée à la Grande Canarie , commence à s'implanter au Kenya et en Ouganda afin de permettre aux homosexuels de pratiquer leur foi, rapporte le site Afrol News . «Avec l'intérêt croissant des gens marginalisés en Afrique et en Asie, comme dans certaines parties d'Europe, on a décidé de nous concentrer essentiellement sur ces zones de besoin. En substance, cela signifie que le développement de confréries au Royaume-Uni cessera » , a justifié le révérend Paul Gibson, leader du mouvement. Les confréries qui s'établissent en Afrique de l'Est ont pour but de «devenir la voix des chrétiens [catholiques et protestants] qui ont été marginalisés par un système d'administration démodé », poursuit le révérend, faisant principalement référence aux homos ougandais et kenyans rejetés par le gouvernement et les Églises homophobes de leur pays. « Une telle exclusion est contraire à l'apprentissage fondamental de Jésus et est odieux aux yeux de Dieu », selon les préceptes de la «communauté inclusive» de San Sebastian, qui précise ne pas être exclusivement gay. Pour des raisons de sécurité, le révérend Gibson ne peut pas donner la location des nouvelles confréries. Mais il indique une adresse électronique où des renseignements peuvent être obtenus : commofsebastians@hotmail.com

Le cardinal Carlo Maria Martini s'écarte des positions du Vatican
Une photo à la une et une longue dissertation sur des sujets bioéthiques hautement controversés à l'intérieur. C'est ainsi qu'apparaît dans le dernier numéro de L'Espresso, une intervention du cardinal Carlo Maria Martini. Dans une conversation avec le savant scientifique Ignazio Marino, après un long silence, il aborde des sujets épineux pour les hommes de science et les hommes de foi. Des embryons à l'avortement, de la contraception à l'euthanasie, de l'aide médicale à la procréation à l'adoption des enfants par des célibataires, la pensée du cardinal est claire: « Sur certaines zones grises de la bioéthique, on ne doit pas adopter des jugements apodictiques mais rechercher le dialogue ». L'ancien archevêque de Milan, qui a aussi été un des candidats à la succession du pape Jean Paul II, considère le préservatif comme un « mal mineur pour éviter le sida», même s'il ajoute «qu'on ne peut pas prétendre que l'Église diffuse l'utilisation du préservatif en amoindrissant des autres méthodes moralement soutenables comme l'abstinence ». Une façon de raisonner qui a du poids et qui sonne comme un recalage implicite au travail systématique de désinformation béni par le Vatican au sujet de l'inefficacité du préservatif comme instrument de prévention contre le sida. Têtu 24 04 06

Suède : l'église luthérienne va bénir les partenariats gays
L'église luthérienne de Suède a décidé jeudi de bénir les partenariats homosexuels. Ces bénédictions auront lieu en marge de la messe dominicale pour la famille et les amis des couples homosexuels qui la réclameront. "Le Conseil de l'Eglise s'est vu confier la tâche de trouver une solution pour ces bénédictions de partenariats homosexuels (...) Cela entrera en vigueur en 2006", a déclaré à l'AFP Kristiina Ruuti, une porte-parole de l'Eglise officielle de Suède qui tient actuellement son congrès annuel à Uppsala. La décision a été prise par une majorité de 160 représentants de l'Eglise réformée suédoise tandis que 81 ont voté contre et 8 se sont abstenus. Les prêtres "qui ne voudront pas les célébrer ne seront pas obligés mais la congrégation devra alors trouver quelqu'un pour le faire", a ajouté la porte-parole.

Les homosexuels en Suède disposaient jusqu'ici, selon la législation en vigueur, des mêmes droits au sein de leurs partenariats que les couples mariés hétérosexuels, bien que le mariage homosexuel dans le pays scandinave ne soit pas encore légalement institué. Mais il n'y avait pas encore de reconnaissance de leurs unions par l'Eglise. "Nous ne parlons pas de mariage mais de bénédiction (d'un partenariat) par l'Eglise", a précisé la porte-parole.

Un comité gouvernemental examine actuellement l'opportunité de changer la loi de 1987 sur le mariage de façon à en faire un acte "neutre", éliminant toute distinction entre unions hétérosexuelles et homosexuelles. Depuis février 2003 les couples homosexuels se sont vus accorder le droit d'adopter des enfants.
Mis en ligne le 28/10/05 e-llico

Norvège : l'Eglise protestante divisée sur la question de l'homosexualité
L'Eglise protestante de Norvège est divisée sur la reconnaissance des unions homosexuelles dans un pays où officient déjà des pasteurs ouvertement homosexuels
Le Laerenemnd, l'organisme de réflexion théologique dont l'avis est consultatif, a été incapable de trancher sur la question de l'acceptation ou du refus des unions de même sexe.
Ses 20 membres sont divisés en deux camps de force égale. Fait inédit, sur les 11 évêques faisant partie de l'organisme, une majorité (six) s'est prononcée en faveur de la reconnaissance de l'union homosexuelle.
Selon le compte-rendu officiel de la réflexion qui expose les deux points de vue, les partisans de la reconnaissance de l'union homosexuelle ont fait valoir que "l'Eglise est tenue d'accueillir tous les hommes avec le même amour de son prochain, la même charité et le même respect, afin que leur dignité soit renforcée".
Les opposants ont pour leur part argué que "les textes de la Bible s'appuient sur le fait que Dieu a créé l'être humain sous la forme de l'homme et de la femme et que la différenciation des sexes est l'expression d'un ordre dans la Création qui implique que l'homme et la femme sont faits l'un pour l'autre et qu'ils ont la responsabilité de perpétuer l'espèce".
La doctrine théologique en vigueur dans l'Eglise de Norvège exclut officiellement que des personnes vivant dans le cadre d'une union homosexuelle puissent officier en son sein. Mais au moins deux hommes ouvertement homosexuels occupent la fonction de pasteur après avoir été recruté par des évêques libéraux.

 

 

Un évêque anglican appelle l'Église à plus de compréhension envers les homosexuels
Un évêque anglican a appelé l'Église à plus de compréhension envers les gays et les lesbiennes dans une interview accordée au journal nigérian Saturday Independent . «L'Église devrait chercher à mieux les comprendre, souligne Ayo Ladigbolu. Je ne dis pas que nous devrions les admettre dans nos églises ou les unir par les liens sacrés du mariage. Ce que je dis c'est que l'Église, comme nous essayons de comprendre le VIH/sida, devrait aussi essayer de comprendre les gays et les lesbiennes Le religieux ajoute que la Bible «condamne les relations entre homme et entre femme», mais qu'il faut se demander si elle fournit toutes les réponses concernant l'homosexualité. «Certains diront que c'est comme ça que Dieu les a faits (…) Et si des gens vous disent cela et disent que ça vient de l'intérieur parce que c'est la façon dont ils sont nés ou que c'est la façon dont l'environnement les a créés, qu'est-ce que vous faites? Vous n'avez aucun droit de dire que la façon dont Dieu vous a fait est mauvaise », commente Ayo Ladigbolu avant de conclure: «Vous ne pouvez pas les tuer, vous ne pouvez pas les rejeter, car ils appartiennent à des familles et à des communautés. Et c'est pour cela que je dis que l'Église devrait chercher à mieux comprendre ce phénomène sous les ordres de Dieu pour que nous puissions réagir comme il faut.»

L'abbé Pierre se prononce pour l'homoparentalité et la reconnaissance de l'amour des couples homosexuels "alliance" Libération 27 octobre 2005
Dans un livre, l'abbé Pierre avoue avoir cédé «de manière passagère» au désir • Il se déclare favorable au mariage des prêtres, à l'ordination des femmes et à l'homoparentalité.
Il a beau avoir consacré très jeune sa vie à Dieu, l'abbé Pierre a couché. Pas souvent, jamais de façon régulière, mais le vœu de chasteté qu'il a prononcé n'a pas été respecté. «J'ai donc fait le vœu de chasteté (...). Cela n'enlève en rien la force du désir, et il m'est arrivé d'y céder de manière passagère. Mais je n'ai jamais eu de liaison régulière». Cette confession, le Français préféré des Français, la fait dans un livre publié jeudi chez Plon: «Mon Dieu... pourquoi?». Résolument progressiste, il se dit favorable à l'ordination des femmes. Pour le fondateur d'Emmaüs, le crispation autour de cette question est un mystère. Il affirme n'avoir «jamais compris pourquoi Jean Paul II et le cardinal Ratzinger avaient affirmé que jamais l'Eglise n'ordonnerait des femmes. Une telle affirmation suppose que cette pratique serait non conforme à la substance même de la foi chrétienne (...). Le principal argument avancé, c'est que Jésus n'a choisi aucune femme parmi ses apôtres (...). Pour moi, cet argument n'a rien de théologique mais relève davantage de la sociologie».

Pour le Vatican, le coup est rude. Sa position sur l'homosexualité pourrait détonner plus encore: l'abbé, qui dit comprendre le désir des couples homosexuels de faire reconnaître leur amour par la société, suggère toutefois de parler d'«alliance» homosexuelle plutôt que de «mariage» car cela «créerait un traumatisme et une déstabilisation sociale forte».

Il rappelle au passage que son secrétaire le père Péretti a contribué à fonder l'association d'homosexuels chrétiens David et Jonathan et laisse la porte ouverte à l'adoption d'enfants par des homosexuels. Il faut, selon lui, s'assurer que les enfants ne subissent pas de préjudice psychologique ou social car «ce serait à mes yeux la meilleure raison qui pourrait interdire l'homoparentalité. Pour le reste, on sait tous qu'un modèle parental classique n'est pas nécessairement gage de bonheur et d'équilibre pour l'enfant».

Réaction de Monseigneur Lustiger : "à plus de 90 ans, il a perdu la tête !"
Collectif Anti-Homophobie : La morgue de Monseigneur est indigne d'un homme d'église qui se veut emprunt d'humilité quand il ne s'agit pas d'homosexuels, et d'une église digne de ce nom.

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Habemus papouille !
Chers cardinaux,
Alors que vous vous apprêtez à entrer en conclave sous les peintures de la chapelle Sixtine pour trouver un-e successeur-e au bien aimé Karol, permettez à la lesbienne noire que je suis de présenter ma candidature à sa succession.
Catholique, femme, homosexuelle, noire, je compte par cette lettre de motivation vous prouver que je suis la personne idoine pour incarner l'église du siècle qui s'ouvre. Certes, une candidature protestante, au sexe indéterminé et asiatique ferait aussi l'affaire car je suis persuadée qu'un des premiers enjeux pour les religions est de rompre avec une certaine vision de la nature, une conception essentialiste qui enferme les gens dans leur apparence, notamment de sexe. Malgré tout, je pourrai assurer une visibilité nouvelle. Visibilité de la majorité réelle des catholiques aujourd'hui : nous, les femmes, additionnées aux personnes de couleur et aux "inverti-e-s" représentons aujourd'hui très largement la majorité face aux hommes, hétérosexuels et blancs. Mais une visibilité, aussi et surtout, qui fasse comprendre d'emblée que bien des choses doivent changer dans l'église catholique, dans les églises chrétiennes en général, mais surtout dans le monde.

Noire, parce que l'Afrique est le continent martyr, symbole de l'écrasement des plus faibles qu'engendre un capitalisme sans entraves à l'échelle mondiale. Africaine, je sais ce que veut dire l'application la plus brutale de la logique productiviste et consumériste : cette logique détruit la création, maltraite les peuples du sud, mais aussi ceux et celles du nord, en commençant par les classes populaires, pour beaucoup issues des migrations. Un nouvel Empire romain crée un apartheid planétaire et laisse par exemple mourir trois millions de personnes du sida en gardant pour lui les brevets des médicaments, en préférant financer les campagnes pour l'abstinence plutôt que celles intégrant l'usage du préservatif.

Femme, parce que l'église catholique fut jusque-là le triste symbole des dominations de genre qui en temps de guerre comme dans le quotidien des existences conjugales banales et du travail se traduisent par les violences, l'inégalité professionnelle et d'accès aux fonctions politiques, l'assignation aux fonctions maternelles. Femme aussi parce les féministes chrétiennes furent parmi celles qui dans les églises revendiquèrent le plus fortement de revenir à un modèle communautaire - celui des premières églises - en rupture avec une hiérarchie qui depuis trop longtemps empêche un fonctionnement démocratique et décentralisé de l'église, un véritable partage du pouvoir entre clercs et laïcs. Des problèmes qui sont aussi ceux des démocraties modernes. Parce qu'en Christ, il n'y a plus ni hommes ni femmes, nouvelle papouille de l'église catholique, j'inviterai les chrétiens et chrétiennes à la fraternité et à la sororité, à une démocratisation radicale des églises et des sociétés.

Lesbienne, parce qu'il faut rompre avec un moralisme qui empêche d'accueillir chacun-e - dans les églises, dans la société - tel-le qu'il ou elle est. Parce qu'il faut en finir avec une étroitesse d'esprit qui réduit chacun-e à l'image qu'on se fait de lui ou d'elle, au lieu de - comme le fit Jésus - l'inviter, le ou la soutenir pour qu'il ou elle atteigne le plus humain de lui-même ou la plus humaine d'elle même, pour soutenir à son tour ses sœurs et frères. Parce qu'au temps du relâchement des comportements de safe sex au nord, chacunE doit être considéré-e comme libre de sa sexualité pour en être responsable. Parce qu'en Christ, il n'y a plus ni homo, ni hétéro, nouvelle papouille de l'église catholique, non seulement je remettrai en chantier l'éthique sexuelle et familiale des églises, mais j'inviterai les sociétés à rediscuter en permanence toutes ces nouvelles idoles que sont les normes d'identité et de n'en accepter aucune comme base d'une quelconque législation discriminatoire.

Catholique, parce qu'il est temps de redonner à ce mot son sens premier, c'est-à-dire universel en prenant enfin, réellement en compte ce fait indubitable que tout le monde n'est pas catholique, encore moins chrétien-ne, encore moins croyant-e, et que le monde des athées existe bel et bien. Nouvelle papouille de l'église catholique, je relancerai le dialogue œcuménique, sortirai le dialogue inter religieux de son impasse élitiste pour en faire la base de l'action pour le monde, en alliance avec les courants humanistes. Parce que l'universel n'est pas donnée d'emblée - par le nord, l'occident ou le marché - mais se construit de la rencontre des diversités, je redonnerai la liberté à tou-te-s les catholiques du monde de répondre, à leur manière, avec leurs réalités culturelles et sociales à la question de Jésus à ses disciples : " qui dites-vous que je suis ? ". Parce qu'en Christ, il n'y a plus ni juif-ve, ni grec-que, nouvelle papouille de l'église catholique, je prendrai des cours auprès du Dalaï-Lama pour être une conscience pour le monde plutôt qu'une gendarme pour mes fidèles.

Chers cardinaux, je ne doute pas que vous m'élirez, conscients que vous êtes de l'urgence pour le monde d'entendre le message d'un évangile libérateur de toutes les dominations, y compris celles des institutions ecclésiales. Dans la foulée, convoquez un Concile de Vatican III et préparez les sandwichs : il va y avoir du boulot !

Les signataires de ce texte, des chrétiens du groupe Pavé, se considèrent comme théologiquement noir-e-s, femmes et lesbiennes.
contact@groupe-pave.org
PAVE, 11 rue du Major Martin 69001 LYON.

 

 

12 questions à Son Eminence le Cardinal Ratzinger, élu Pape

1 Dans le second de deux de vos documents (signés par le pape Jean-Paul II) et dénonçant les homosexuels, Votre Sainteté ne cite aucune étude scientifique sur l'homosexualité. Votre attitude anti-intellectuelle ne vous rappelle-t-elle pas celle qui condamna Galilée pour avoir dit que la Terre tournait ?

2 Des jeunes catholiques qui ont foi en Votre Sainteté, ont acquis une orientation homosexuelle comme il est normal et naturel de 0 à 5 ans, puis ils apprennent votre catéchisme, il en résulte des suicides, dépressions nerveuses, conduites à risques, échecs scolaires… pour tous ces pauvres croyants, or vous professez l'amour du prochain, n'y a-t-il pas là une contradiction ?.

3 Votre Sainteté a-t-elle à ce point besoin des grands de ce monde, qu'elle se range à leurs côtés, contre les paroissiens et paroissiennes homosexuelLEs qui souffrent le martyr à cause de leur homophobie et contre tous ces fidèles qui entrent dans les ordres pour se cacher et échapper ainsi à un mariage (pour les seuls hétéros) qui est la norme admise ?

4 Pourquoi cette contradiction entre l'amour des Hommes entre eux d'une part et des Femmes entre elles d'autre part, tel qu'il est, sincère, authentique généreux, profondément humain et l'idée préconçue de Votre Sainteté d'un amour qui ne serait noble et chrétien qu'entre 2 individus de sexe opposé ? Pourquoi le sexe de la personne est-il plus important pour vous que les sentiments ?

5 Pourquoi notre Sainte Mère l'Eglise Apostolique et Romaine octroie-t-elle aux hommes les prérogatives de commander, confesser, prêcher... toutes les tâches honorifiques, pas fatigantes, propres, et laisse-t-elle aux femmes celles de faire le ménage et de soigner les malades et les mourants sauf au moment de l'extrême onction ? Notre Eglise a dit que les femmes n'avaient pas d'âme, puis elle a reconnu son erreur, est-ce que l'âme des femmes ne monte pas aussi haut dans le ciel pour que Votre Sainteté leur réserve une telle différence de traitement ?

6 Pourquoi Votre Sainteté interdit-elle aux catholiques de parler de Dieu comme Mère ? De Dieu tant comme femme que comme homme ? De bénédiction originelle au lieu de péché originel ?

7 Notre Seigneur Jésus s'est-il jamais exprimé sur le préservatif, le contrôle des naissances, l'homosexualité ou l'ordination des femmes ? [En fait, la recherche démontre désormais que de nombreuses femmes ont occupé des postes de direction dans l'Église primitive.] Tous les spécialistes des questions sexuelles s'accordent à dire que l'homosexualité est normale et naturelle, pourquoi vous mettez vous aux côtés des plus rétrogrades des croyants ? (au risque d'assister à la lente mais inexorable érosion de l'influence de Notre Sainte Mère l'Eglise, prions pour elle). Pourquoi donc Votre Sainteté est-elle si sûre de sa position absolutiste ? Cette inexorable érosion serait-elle un châtiment juste pour la rédemption de vos fautes envers les femmes et les personnes des diversités sexuelles ?

8 Pensez-vous qu'il soit chrétien que la théologie de Votre Sainteté interdise la régulation des naissances contribuant à la destruction de 25 000 autres espèces chaque année et à la dégradation de la qualité de vie des humains, entraînant à terme une décroissance et une disparition de l'humanité et du Christianisme ?

9 Pourquoi avez-vous canonisé le fondateur de l'Opus Dei, laissant ainsi l'impression que le fascisme mène à la sainteté ? Pourquoi Notre Sainte Mère l'Eglise Apostolique et Romaine a-t-elle canonisé l'abbé Escrivá qui favorisa Franco et le fascisme et non le saint martyr Oscar Romero qui oeuvra pour les pauvres contre les militaires du Salvador ?

10 Pourquoi les problèmes d'injustice socio-économique occupent-ils si peu de place dans la définition de la moralité que Votre Sainteté a donnée et qui semble concerner le sexe à 98 pour cent ? Savez-vous que votre destruction [avec le concours de la CIA ] de la théologie de la libération et des communautés de base en Amérique latine a tellement dépouillé le catholicisme que les Pentecôtistes sont en train de s'accaparer ce continent ? Pour tout cela, ne pensez-vous pas demander pardon à Dieu, comme l'église l'a déjà fait pour avoir dit que les noirs n'ont pas d'âme, pour l'inquisition...?

11 Pourquoi Votre Sainteté scie-t-elle la branche sur laquelle Notre Eglise est assise en interdisant à ses nombreux fidèles homosexuels victimes de la répression familiale et qui veulent échapper au mariage, l'entrée de nos séminaires, les obligeant ainsi à s'assumer, à aller grossir les rangs de ces « Marche des Fiertés » qui sont la honte de nos pays catholiques, de revendiquer le « mariage homosexuel » ou pire encore, de se trouver une autre église telle que le PAVE qui ne demande que ça ?

12 Votre Sainteté peut-elle dormir la nuit sachant que votre théologie interdisant les préservatifs en cette ère du Sida a provoqué la mort ou la souffrance atroce autant qu'inutile, de millions d'humains en Afrique et ailleurs ? Quand enfin en demanderez vous pardon ?

 

 

 

Italie : Des curés pro gay
"Si Jésus était aujourd'hui à Rome, il défilerait avec les gays". Le meilleur défenseur des gays est un prêtre. Don Gino Rigoldi, le "curé des banlieues et des prisons" ne plaisante pas : "Il faut des excuses. L'Eglise doit demander pardon. Les gays ont été chassés, offensés, tués. Si Jésus était à Rome, il serait avec eux". Et il n'est pas le seul. Don Luigi Ciotti, fondateur d'une communauté d'aide aux toxicomanes et aux malades du sida, lui fait écho : "Je défends vos droits, je suis avec vous. Avec ceux qui ont faim et soif de justice. Avec ceux qui veulent une église capable d'accueillir chacun et de défendre les droits bafoués". Un peu avant la manifestation, le Pape avait interdit à Monseigneur Jacques Gaillot, de participer à la World Pride. Don Domenico Pezzini, prêtre à Lodi, affirme que "L'Eglise ne peut pas être réfractaire au dialogue", et Don Pierino Gelmini, fondateur du groupe d'aide aux toxicomanes, Incontro, d'ajouter que "trop des mots sans aucun sens ont été prononcés par la hiérarchie vaticane". Enfin Don Vitalino Della Sala, le "prêtre communiste", qui le 8 juillet, était en tête du cortège a ajouté : "Les fautes de l'Eglise sont tellement graves que, paradoxalement, même si j'étais homophobe, je serais venu". jbc e-llico

Espagne 
Le chef de la conférence espagnole des religieux critique l'attitude homophobe de ses collègues
Le président de la Confer , la conférence espagnole des religieux, une organisation qui regroupe 399 congrégations religieuses dont 104 masculines et 295 féminines (soit environ 64.000 religieux), considère que Jésus n'aurait jamais partagé la position du Vatican sur l'homosexualité. Le frère Alejandro Fernandez Barrajon a ainsi expliqué que «ce n'est pas évangélique de discriminer une personne pour son orientation sexuelle. L'important, ce n'est pas l'orientation sexuelle mais la maturité sexuelle et affective des candidats à la vocation sacerdotale. Jésus ne l'aurait pas fait.» Le frère Alejandro Fernandez Barrajon n'a d'ailleurs pas caché ses dissensions avec certains ecclésiastiques. «Ce n'est pas bon que l'Église appuie des manifestations contre quelqu'un, a-t-il déclaré faisant référence à l'attitude des prélats espagnols qui ont participé aux manifestations contre le mariage des couples homosexuels et la réforme de l'éducation. Ce que doit faire l'Église, c'est rechercher des positions communes. L'Église doit être celle de tous et pour tous.» Têtu

Canada : les évêques du Québec acceptent le dialogue interne
"La lettre des 19 prêtres soulève une question complexe dans notre société, à savoir la conception que l'on se fait de la sexualité. (...) La Conférence religieuse canadienne identifie un certain nombre de questions discutables sur lesquelles elle souhaiterait que les évêques entrent davantage en dialogue", ont indiqué les évêques québécois dans un communiqué.
"Le dialogue est ouvert. Nous sommes réceptifs à toute suggestion qui favoriserait une meilleure concertation entre toutes les instances de la vie de l'Eglise", ont poursuivi les évêques qui ont présenté jeudi la visite "ad limina" (visite périodique d'évêques au Vatican) qu'ils effectueront à Rome du 1er au 15 mai. Les évêques ont en même temps déploré que les 19 prêtres aient choisi de faire connaître leur position par voie de presse. "Nous regrettons d'avoir été entraînés par la force des choses dans une dynamique de confrontation qui risque de durcir les positions", ont-ils dit.
Le Cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, a déclaré à Radio-Canada qu'il était prêt à rencontrer les dissidents de l'Eglise: "Je pourrais en discuter encore (pour voir) s'il n'y a pas des évolutions que je dois faire personnellement ou que l'Eglise doit faire", a-t-il dit.
Jugeant "possible la dissidence responsable" au sein de l'Eglise, ils ont invité cette dernière, et notamment les évêques du Québec, à un "dialogue" afin que les "chrétiens se mettent à l'écoute de l'expérience de vie de leurs frères et soeurs homosexuels".
Mis en ligne le 10/03/06 e-llico

Canada : 19 prêtres dénoncent la position de l'Eglise catholique sur l'homosexualité
Dix-neuf prêtres catholiques québécois ont dénoncé publiquement dimanche la position de l'Eglise catholique romaine sur l'homosexualité et appelé à un dialogue sur cette question à l'intérieur de l'institution.
Dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien La Presse , ces prêtres expriment leur "désaccord" face à la récente directive du Vatican s'opposant à l'accès à la prêtrise des homosexuels. Ils critiquent aussi un mémoire de la Conférence des évêques catholiques du Canada hostile à la loi canadienne autorisant le mariage civil homosexuel.
"Toute l'argumentation sous-jacente à ces textes ne nous convainc pas. On y parle de "loi naturelle" comme s'il s'agissait d'une donnée aussi immuable qu'évidente", écrivent-ils. Or, "l'être humain n'a jamais fini de chercher et de découvrir sa "vraie nature", ajoutent ces prêtres réunis dans le "Forum André Naud", un groupe de réflexion du nom d'un théologien sulpicien québécois décédé en 2002 et très critique sur la doctrine de l'infaillibilité papale, notamment dans le domaine de la morale sexuelle.
Ils rappellent que même dans l'Eglise, l'esclavage a été considéré "pendant des siècles" comme "naturel", alors qu'il est aujourd'hui jugé "contre-nature". Ils affirment que "l'Histoire et le sens commun démontrent" que l'Eglise ne détient pas "toute la vérité sur l'être humain" et qu'en matière "de la vie politique, sociale, familiale et sexuelle" son "enseignement officiel s'est plus d'une plus fois avéré erroné".
Mis en ligne le 27/02/06 e-llico

 

 

Protestantisme

 

Sondage : les protestants moins tolérants que la moyenne des Français à l'égard de l'homosexualité
Les protestants voteraient plus à droite que la moyenne des Français à l'élection présidentielle selon un sondage Ifop pour le magazine Réforme et selon le même sondage, ils sont moins nombreux que la moyenne à juger "acceptable" l'homosexualité (63% contre 77%).
e-llico Mis en ligne le 05/04/07

6 février 2007 L'Église Réformée de Lyon n'a pas signé !
Communiqué
L'Église Réformée de Lyon n'a pas signé la « déclaration des responsables religieux de Lyon contre le mariage homosexuel » pour deux raisons.
D'abord, parce que l'Église évangélique luthérienne de France et l'Église Réformée de France sont engagées ensemble dans une réflexion nationale sur la famille « Parole, parentalité, espérance, quels repères pour les familles ? » qui devrait aboutir au terme d'un débat synodal du 17 au 20 mai 2007.
Dans ce cadre, signer une déclaration publique contre le mariage homosexuel dès à présent serait contradictoire avec les règles de débats internes que nos Eglises se sont données avant de rendre une parole publique.
Ensuite, et plus fondamentalement, parce que le sujet du mariage homosexuel lui semble être une question trop importante pour être « prise en otage » dans un débat préélectoral.
Elle n'a pas voulu joindre sa voix à ceux qui utilisent cette période avec opportunisme pour contraindre des candidats à prendre des engagements sans qu'un débat de société ait eu lieu dans le respect des règles démocratiques.
Guillaume de Clermont pasteur président de l'Église Réformée de Lyon

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13 février 2007 Lettre ouverte de deux conseillers presbytéraux de la paroisse luthérienne des Billettes (Paris) au pasteur Jean-Frédéric Patrzynsky pasteur de la paroisse luthérienne de Lyon

Monsieur le pasteur,
C'est avec tristesse et amertume que nous avons vu votre signature au bas d'un texte dans lequel des personnalités religieuses lyonnaises, de différents niveaux, déclarent contraire « aux récits fondateurs de l'humanité » l' idée selon laquel1e deux personnes de même sexe pourraient avoir accès au mariage et élever des enfants.
Nous déplorons en particulier l'argumentation calamiteuse à laquelle vous recourez afin de parvenir à cette conclusion. En effet, vous invoquez, de manière liminaire, les « souffrances », les « maladies » et les « deuils » auxquels, selon vous, le mariage des homosexuels surajouterait le délitement complet des liens familiaux et le déséquilibre des jeunes générations. Cette
rhétorique nous semble erronée et dangereuse. Erronée car elle laisse paraître en filigrane les phantasmes les plus caricaturaux à l'endroit des homosexuels. Dangereuse, car elle conforte l'idée d'une prétendue infériorité des homosexuels, notamment quant à leur capacité d'éduquer des enfants. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si votre déclaration a naturellement trouvé sa place sur le site Internet de M. Christian Vanneste, député du Nord, dont la condamnation pour injures à caractère homophobe vient d'être confirmée par la Cour d'Appel de Douai. Nous regrettons
vivement que, par votre signature, l'Église luthérienne ait pu contribuer à apporter de l'eau à un aussi sinistre moulin. Le ministère de la Parole est une chose, le sens politique qui permet 'évaluer la portée de ses déclarations en est une autre et semble vous faire cruellement défaut. Ce texte nous laisse penser que vous vous exprimez à propos d'une réalité que vous semblez ne pas connaître ou que vous connaissez mal. Des dizaines de milliers d'enfants, élevés au sein de familles homoparentales, existent déjà, en France, aujourd'hui. Votre discours, que vous le vouliez ou non, risque d'avoir pour effet de jeter davantage l'opprobre sur ces familles et que ces enfants soient regardés comme l'étaient naguère les enfants illégitimes ou issus de couples divorcés. Les Églises, il est vrai, ne contribuaient pas vraiment à l'atténuation de leurs souffrances. Enfin, nous regrettons que par la signature d'un de ses ministres, ce soit l'ensemble de l'Église luthérienne de France qui paraît avoir pris officiellement position, cela encore, que vous le vouliez ou non. Nous
aimerions savoir quelle est votre légitimité à cet égard et si vous avez pris soin de consulter l'Inspecteur ecclésiastique et le Conseil synodal auxquels votre ministère est rattaché. Il est normal que le citoyen que vousêtes ait une opinion sur ces questions, quelle qu'elle soit. Il est pareillement normal qu'en tant que pasteur, vous puissiez avoir votre avis et l'exprimer au sein de l'Église. Nous aurions souhaité, en revanche, que sur des sujets qui concernent le débat politique actuel, une attitude de réserve fût observée de votre part, à l'instar de nos frères réformés et
comme l'a rappelé le pasteur de Clermont, président de la Fédération Protestante de France.
Recevez, Monsieur le pasteur, nos fraternelles salutations en Christ.
Donald Potard et François Decraene

Au terme de son synode annuel l'église réformée se dit prête à engager une réflexion sur l'homosexualité, l'union des homosexuels et leur accès au ministère 23 mars 2004

L'assemblée régionale des Églises protestantes réformées s'ouvre à l'homoparentalité
«Une ouverture timide mais une ouverture quand même», explique le pasteur Richard Bennahmias à propos de l'homoparentalité, question abordée lors de la réflexion des Églises protestantes réformées du Sud-Ouest qui se sont réunies à Tarbes, les 17, 18 et 19 novembre pour discuter du thème «Parole, parentalité, espérance» . Membre du synode régional, le pasteur Richard Bennahmias, qui ne cache pas son homosexualité, a expliqué à tetu.com que «les rapporteurs du synode ont le rôle de conduire la réflexion depuis les Églises locales jusqu'au synode régional. Ils ont tenu à ce que les nouvelles formes de familles soient présentes lors de la réflexion des délégués». Le pasteur précise que c'est la seule assemblée au plan régional à avoir évoqué la question de l'homoparentalité à sa connaissance. «Il nous semble important de dire aujourd'hui qu'il n'y a pas un seul modèle de famille qui serait normatif mais qu'il y a plusieurs manières de "faire famille", notamment par l'adoption, la procréation médicalement assistée (PMA), la cellule monoparentale, la famille recomposée ou l'homoparentalité. Chacune de ces formes familiales, qu'il ne nous appartient pas de juger, est à accompagner et soutenir» , pouvait-on lire dans le paragraphe final de la synthèse adoptée par les délégués des Églises protestantes réformées. Le pasteur évoque «la manière très protestante» dont les échanges ont eu lieu sur cette question, «sans polémique, mais avec fermeté, discrétion et douceur» . Une douceur et une discrétion qui ont leurs limites car selon lui, «il faudrait moins de timidité aux gays protestants pour s'affirmer plus» . Cette synthèse régionale alimentera le synode national de mai 2007 qui se tiendra sur le même thème. Têtu 22 11 06

 

 

Anglicanisme

 

Fin du synode des anglicans: les conservateurs posent un ultimatum à la branche américaine
Le synode des primats anglicans, qui s'est tenu du 15 au 19 février, à Dar Es-Salaam, a fait l'objet de débats tendus entre libéraux et conservateurs concernant l'homosexualité. Dans une déclaration finale obtenue laborieusement, les leaders religieux estiment qu'il faut encourager la réconciliation au sein de la communion. Toutefois, elle souligne: « Nous pensons qu'un manque de clarté perdure à propos de la position de l'Église épiscopale, en particulier sa position sur l'autorisation de rites de bénédiction à l'égard de l'union de personnes de même sexe ». La branche américaine doit faire part de son positionnement au plus tard le 30 septembre, au risque de voir ses relations avec le reste des anglicans demeurer « endommagées ». Il est aussi question, entre autres pour traiter de l'homosexualité, de créer « un Conseil pastoral pour agir au nom des primats dans les consultations avec l'Église épiscopale ». Integrity, un groupe de revendication représentant des gays et des lesbiennes épiscopaliens, ne se satisfait pas de ces demandes et appelle les épiscopaliens à pousser leur évêque à les rejeter. L'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, leader spirituel de la communion, a annoncé que la déclaration ne mettra pas fin aux disputes mais qu'elle permettra « d'avancer avec dignité ». Il a également rappelé que « les pratiques homosexuelles n'étaient pas compatibles avec les Écritures », d'après la doctrine anglicane. Têtu 20 02 07
Ce synode était décisif pour l'Eglise anglicane qui compte quelque 77 millions de fidèles et est menacée de schisme en raison des désaccords sur la question homosexuelle et la nomination de femmes évêques.
Le primat de l'Eglise anglicane du Nigeria, Peter Akinola, chef de file du courant conservateur de l'Eglise anglicane, a apporté son soutien à ce communiqué, a affirmé l'archevêque de Canterbury.
Mgr Akinola avait averti que la consécration d'évêques homosexuels l'obligerait à conduire son Eglise, qui compte 17,5 millions de fidèles au Nigéria, à la scission.

Evêque homosexuel : regrets de l'Eglise anglicane américaine
La branche américaine de l'Eglise anglicane, qui a provoqué de fortes tensions en ordonnant un évêque homosexuel, "a présenté des sortes d'excuses" et exprimé "des regrets", a affirmé jeudi le porte-parole du synode de l'Eglise anglicane, Philip Aspinall.
"L'Eglise épiscopale d'Amérique a présenté des sortes d'excuses et des regrets sur ce qui s'est passé", a déclaré Philip Aspinall à la presse à Jangwani Beach, dans l'est de la Tanzanie , où se déroule le synode de l'Eglise anglicane de mercredi à lundi.
La branche américaine de l'Eglise anglicane ne s'est cependant pas prononcée publiquement sur ce point lors de la réunion des prélats anglicans.
"Les événements" dans la branche américaine de l'Eglise anglicane "ont conduit à des tensions dans la Communion anglicane", a ajouté M. Aspinall, archevêque australien.
"Nous regrettons l'événement qui est intervenu dans l'Eglise épiscopale d'Amérique", a-t-il ajouté.
La branche américaine de l'Eglise anglicane avait ordonné en 2003 un ecclésiastique ouvertement homosexuel, Gene Robinson, évêque du New Hampshire, provoquant une opposition véhémente des fidèles conservateurs, en particulier dans les pays en développement.
Elle s'était attirée une nouvelle fois les foudres des conservateurs en élisant à sa tête en 2006 une femme, Mgr Katharine Jefferts Schori, qui avait proclamé que l'homosexualité n'était pas un péché.
Depuis, l'Eglise anglicane, qui compte quelque 77 millions de fidèles, est menacée de schisme. E-llico Mis en ligne le 16/02/07

Plusieurs primats anglicans africains se radicalisent contre l'homosexualité
Plusieurs archevêques anglicans africains devraient réaffirmer leur rejet de l'homosexualité lors d'un sommet mondial qui doit se tenir le mois prochain en Tanzanie, indique l'agence Reuters, reprise par le quotidien sud-africain Business Day . Ils ont demandé à l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, leader des 77 millions de croyants anglicans, de ne pas inviter à la rencontre le pasteur en chef de la branche américaine. Ils reprochent notamment à Katharine Jefferts Schori d'accepter la nomination de religieux homosexuels et le mariage de couples gay et lesbiens. Rowan Williams, qui a avoué la semaine dernière être dépassé par les dissensions sur l'homosexualité, a décliné la requête. Toutefois, dans une volonté d'apaisement, il a annoncé la présence de leaders anglicans conservateurs américains. Les primats africains ne boycotteront pas le sommet, mais devraient refuser de s'entretenir avec Katharine Jefferts Schori. Seule l'Église sud-africaine la soutient et appelle à se concentrer sur la lutte contre le sida et la pauvreté, au lieu de se déchirer concernant l'homosexualité. L'ancien archevêque du Cap et prix Nobel de la paix Desmond Tutu l'a d'ailleurs une nouvelle fois souligné lors d'une conférence de presse à Nairobi (Kenya): « Je suis profondément dérangé [par le fait] que devant certains des problèmes les plus terribles que rencontre l'Afrique nous nous concentrons sur "ce que je fais au lit avec qui". [...] Je ne peux pas imaginer que l'on persécute une minorité qui est déjà persécutée ». Têtu 23 01 07


L'église anglicane au bord du schisme selon son chef
L'archevêque de Canterbury s'exprimait dimanche dans le cadre d'un documentaire à la télévision britannique. Il a fait part de son inquiétude et de son pessimisme quant à l'évolution de la situation au sein de l'église anglicane.
Celle-ci est littéralement déchirée en deux depuis des mois suite à l'ordination d'un prêtre ouvertement gay, Gene Robinson, comme évêque du New Hampshire au sein de la branche épiscopale de l'église.
Depuis cet évènement, une large partie de l'église anglicane –notamment les églises africaines- menacent de se séparer de l'église anglicane pour manifester leur refus d'accueillir un homosexuel dans leur clergé. Les mêmes églises sont réfractaires au rôle grandissant qu'occupent les femmes aux Etats-Unis notamment avec la consécration récente d'une femme comme évêque.
La branche conservatrice des anglicans mène campagne pour faire revenir l'église sur ces avancées, mais sans succès. Les représentants de plusieurs églises nationales – en particulier l'églises de Tanzanie et celle des USA- refusent de se parler et de siéger dans les mêmes structures de discussion. C'est pourquoi la perspective d'une séparation en deux de l'église anglicane est désormais d'actualité.
Pour la première fois, Rowan Williams, l'archevêque de Canterbury, chef de cette église a déclaré officiellement redouter cette issue. Sur la chaîne privée ITV, il a reconnu avoir "perdu le contrôle de la situation". "Je crains le schisme, a-t-il expliqué, non pas parce que je pense que c'est la pire chose au monde, mais parce que cela va conduire les gens à beaucoup de récrimination et d'amertume".
L'église anglicane rassemble 38 églises nationales dans le monde réunissant 77 millions de fidèles. E-llico
Mis en ligne le 08/01/08

L'ancien archevêque du Cap, Desmond Tutu, favorable aux prêtres gay
Dans sa biographie autorisée Rabble-Rouser for peace («Agitateur pour la paix», en français), Monseigneur Desmond Tutu se prononce notamment contre le refus des Anglicans d'ordonner des prêtres gay. Écrit par John Allen, ex-secrétaire de presse de l'ancien archevêque du Cap, le livre rappelle une lettre où le prélat gay-friendly explique sa «honte d'être anglican» à George Carey, prédécesseur de l'archevêque de Canterbury Rowan Williams. Une honte provoquée par la conférence de Lambeth de 1998, où les évêques anglicans ont refusé l'ordination d'hommes ayant des relations homosexuelles, au motif que cette sexualité était «incompatible avec les écritures». Le prix Nobel de la paix 1984 s'est également dit très peiné du tumulte qui a suivi la nomination, en 2003, du premier évêque ouvertement gay Gene Robinson, dans le New Hampshire, aux Etats-Unis. «Il a trouvé cela assez scandaleux que les responsables de l'Église soient obsédés par des questions de sexualité devant les défis du sida et de la pauvreté mondiale», écrit John Allen. Rabble-Rouser for peace doit être publié à l'occasion l'anniversaire de Desmond Tutu, qui fêtera ses 75 ans le 7 octobre. L'archevêque du Cap Njongonkulu Ndungane a par ailleurs souligné que son église condamnait l'homophobie et prêchait un message d'un «soutien ouvert et aimant» aux gays et lesbiennes anglicans . Têtu 25 09 06

 

 

 

 

L'archevêque du Cap appelle une nouvelle fois l'Église anglicane à éviter le schisme
L'Église anglicane d'Afrique australe a appelé jeudi 14 septembre en Afrique du Sud à l'unité sur la question de l'ordination d'évêques homosexuels afin d'éviter un schisme dans les rangs de cette communauté dans le monde. «Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise», a déclaré son chef, l'archevêque Njongonkulu Ndungane, lors d'une conférence de presse au Cap. Mgr Ndungane a annoncé que les évêques d'Afrique australe avaient décidé d'accueillir parmi eux des collègues homosexuels à condition qu'ils soient célibataires, et d'ordonner des femmes. Selon lui, ils ne célèbrent pas de mariage de couples du  même sexe, mais accueillent «chaleureusement» les homosexuels parmi leurs fidèles. «La diversité a été créée par le Tout-Puissant. (Les homosexuels) sont des enfants de Dieu (...). On ne peut pas punir une personne pour quelque chose qui n'est pas de son propre fait, a expliqué Mgr Ndungane. Nous devrions apprendre à vivre dans la différence et l'altérité. Nous sommes confrontés à beaucoup d'autres problèmes importants, comme les conflits en Afrique et ailleurs, l'extrême pauvreté, le VIH/sida, le paludisme.

De grands problèmes sur lesquels nous avons besoin d'être unis (...). Nous devrions chercher 'unité par tous les moyens.» Il a ajouté qu'il défendrait ce point de vue lors d'une réunion de dirigeants de l'Église anglicane de l'hémisphère Sud prévue cette semaine au Rwanda. (avec AFP) 17 09 06

 

 

 

Lyon : lettre ouverte du Beit Haverim au rabbin Wertenschlag
Revenant sur la polémique qui a suivi la publication de propos homophobes dans l'hebdo lyonnais (dont le rabbin Wertenschlag conteste l'authenticité), le Beit Haverim indique qu' "on ne peut pas en 2007 ne voir dans l'homosexualité qu'une pulsion, qu'une pratique sexuelle privée [comme le fait le rabbin]. Il s'agit bien plus d'un marqueur social et identitaire."
Le Beit Haverim se dit aussi choqué que le rabbin n'ait pas "jugé nécessaire d'apporter de démenti" à certains propos tenus dans "Lyon Capitale" notamment sur le fait que l'homosexualité serait "évitable" par une sélection génétique, "nettoyable" par la thérapie génique. "Nous appartenons tous à la République , y compris le Consistoire, et avons la chance de vivre dans un pays laïc. Les dispositions légales ne dépendent pas des dogmes religieux. En ce sens, quand vous tentez de faire pression sur les élus ou sur les électeurs pour imposer votre vision (…) vous outrepassez largement vos prérogatives" affirme le Beit Haverim. "Dire que l'ouverture du mariage aux couples de même sexe est un danger pour l'humanité, laisser entendre que l'homosexualité est contraire à la nature (…) c'est sans conteste inciter à la haine homophobe." conclue Joël Behmoras, président du Beit Haverim e-llico Mis en ligne le 07/03/07

 

 

Scientologie et homophobie

Homosexualité et Islam

Nous recherchons des textes

Abou Nawas

regard conscient

Echanges de courriers du site algerigay


D'après l'association SOS-homophobie

Les musulmans, s'appuient sur le Coran et divers écrits :
•  Le Coran proprement dit :
il reprend la condamnation telle qu'elle est exprimée dans la Bible ( Ancien Testament, épisode de Sodome et Gomorrhe ) . (N° de la sourate : ?)
•  la Sunna ou coutume dont la source est constituée par les paroles ou Hadiths du prophète Mohamed qui recommande la mort en cas d'homosexualité
( « Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l'actif  »)

 

 

 

Islam : Dalil Boubakeur condamne les assassinats d'homosexuels en Irak
Dalil Boubakeur, e président du Conseil Français du Culte Musulman réprouve les meurtres d'homosexuels et de transsexuels survenuns en Irak à la suite d'une fatwa d'un leader religieux extrémiste.
Interpellé par Act Up-Paris, Dalil Boubakeur, le président du Conseil Français du Culte Musulman et recteur de la Grande Mosquée de Paris, a réprouvé, dans un courrier adressé à l'association, les violences faites aux homosexuels en Irak depuis qu'un leader religieux, l'ayatollah Ali Al Sistani, a prononcé début mai une fatwa à l'encontre des personnes LGBT. " En tant que Président du Conseil Français du Culte Musulman, ne cessant de défendre et de promouvoir un islam de France résolument moderne et tolérant, je ne puis que vous dire ma tristesse devant des actes barbares et fanatiques si contraires à l'esprit même du Coran. Celui-ci parle en effet de l'islam comme d'une religion du "juste milieu".L'homme de foi, mais aussi le médecin que je suis, ne peut que regretter profondément la situation actuelle, avec son cortège de drames humains. " Malgré cela, Dalil Boubakeur rappelle dans son courrier "que l'homosexualité est décrit dans le Coran comme "Actes blâmables du peuple de Loth à Sodome" et de ce fait est rejetée par la Bible et le Coran."
Mis en ligne le 20/06/06 e-llico

 

 


Islam et Homosexualité par Omar Nahas
Selon l'Islam, l'activité sexuelle entre gens de même sexe est un péché. Mais cette condamnation explicite ne suffit pas à expliquer l'homophobie musulmane. La consommation d'alcool, par exemple, est également condamnée par l'Islam ; pour autant, elle n'entraîne pas de réaction phobique à l'encontre de ceux qui s'y adonnent. C'est donc que l'homophobie musulmane ne tient pas seulement à des raisons religieuses.

Quoi qu'il en soit, dans le Coran apparaissent plusieurs épisodes qui semblent justifier l'homophobie. L'histoire de Loth par exemple, est rapportée entièrement ou partiellement dans 13 chapitres différents : 7:80-84, 11:69-83,15:51-77, 21:71-75, 22:42-43. 25:40, 26:159-175, 27:54-58, 29:28-35, 37:133-138, 50:12-13, 54:32-40, 66:10. Ces surates décrivent les forfaits du peuple de Loth, débauche sexuelle, mais aussi vol de caravanes et viol des passagers. Les crimes sexuels du peuple de Loth ne concernent pas seulement l'homosexualité, car ils avaient des rapports sexuels avec les « créatures mâles », comme l'indique la surate 26:15, terme générique désignant les jeunes garçons, les bébés, voire les animaux de sexe mâle. Même les actes strictement homosexuels semblent toujours accompagnés de violence. Ainsi, ces hommes de luxure tentent de forcer les hôtes du prophète à avoir des relations sexuelles avec eux. La réprobation qui pèse sur ces pratiques concerne donc à la fois la débauche et la violence sexuelles. C'est pourquoi le peuple de Loth fut détruit par Dieu, qui ensevelit la ville sous un déluge de pierre.

Dans les termes du Coran, les « actes du peuple de Loth » ne sauraient être désignés par le terme homosexualité tel que nous l'entendons aujourd'hui, lorsque nous désignons une relation réciproque entre deux adultes de même sexe, sur la base de l'amour, du respect et de l'égalité. Lorsque les musulmans d'aujourd'hui assimilent les homosexuels au peuple de Loth, ce qu'ils redoutent en fait, c'est d'être violés ou sexuellement manipulés, ce qui n'a rien à voir avec la prohibition religieuse de l'homosexualité masculine ou féminine. Cette prohibition apparaît dans un autre passage du Coran, qui n'évoque pas le peuple de Loth, mais « la turpitude » (fahisha) 7 : 33. L'homosexualité est condamnée d'un point de vue théologique, mais ne reçoit pas de sanction terrestre.

En effet, la réprobation générale qui pèse sur les relations homosexuelles se fonde sur la spiritualité, et n'a pour les individus qu'une valeur éthique. Cette valeur éthique demeure une affaire entre le croyant et son Dieu. Il ne devrait donc pas y avoir de conséquences pratiques ou de punitions terrestres pour les actes homosexuels. Il en va de même pour tous les actes qui transgressent la loi, sans pour autant causer de tort à une autre personne. S'opposant à cette approche libérale, il existe des interprétations selon lesquelles les homosexuels doivent être lapidés. Cette sanction est choisie à dessein, car on veut voir dans les homosexuels d'aujourd'hui une sorte de réincarnation funeste du peuple de Loth : Dieu a fait tomber une pluie de pierre « céleste » sur le peuple de Loth ; c'est pourquoi, de même, les homosexuels doivent être lapidés.

Au-delà du Coran, l'homosexualité semble être condamnée également par le Prophète Mahomet. De manière tout à fait significative, il utilise les termes même du Coran, évoquant ainsi « les actes du peuple de Loth ». C'est dire encore une fois que ce dont parlent les textes saints n'est pas ce que nous désignons aujourd'hui sous le terme « homosexualité ».

Mais au fil du temps, les termes utilisés pour désigner ces réalités subissent une évolution notable. Alors que Mahomet parle des « actes du peuple de Loth », les interprétations médiévales comme celle de Al Fakhr Ar-Razi parlent de Liwat. En réalité, l'homosexualité n'est pas toujours condamnée dans les traditions musulmanes. Lorsque les commentateurs anciens évoquent les « actes du peuple de Loth », ils condamnent sévèrement le viol homosexuel, mais ils sont bien moins sévères à l'égard de l'homosexualité de deux adultes s'aimant mutuellement. Bien qu'un grand nombre de pays musulmans aient une législation relativement « tolérante » à l'égard de l'homosexualité, il est certain que le Coran et les textes islamiques peuvent toujours être utilisées de manière opportune pour condamner l'homosexualité.

De nos jours, les associations homosexuelles en pays musulman sont rarissimes. En revanche, dans les pays d'émigration, plusieurs organisations se sont constituées comme Al-Fatiha, groupe multi-ethnique basé aux Etats-Unis et en Angleterre, Kelma, en France et en Belgique, ou Yoesuf aux Pays-Bas.

 

 

Islam et homosexualité
D'abord, avant de parler d'homosexualité, il faut savoir que la vie d'un musulman, croyant et pratiquant, est régie par une minutieuse législation "la Chariâ".
Ce sont des lois basées sur l'interprétation à la fois de la parole du Dieu, inscrite dans le Coran (livre sacré et divin des musulmans) et de la coutume de son Prophète Mohamed (la Sunna), dont la source principale est les "dits" (Hadith) du Prophète et ses gestes.
On distingue, toutefois, les "Sunnites" qui sont les partisans de la "Sunna" à l'opposé des "Chiites" qui vénèrent plutôt son gendre "Ali". La question sexuelle n'échappe pas à l'interprétation par ces textes.
Pour aborder la position que prennent les législateurs islamiques (Oulama= savants=théoligiciens de l'Islam)
vis à vis de l'homosexualité, il est nécessaire de clarifier le regard qu'ils portent sur la sexualité "normale" (hétérosexuelle). Avant tout il faut savoir que toute relation sexuelle doit se faire dans le cadre du lien sacré et divin du mariage. Tout autre acte hors ce cadre est condamnable.
"La fornication" est un péché capital qui peut aller jusqu'à la lapidation des fautifs et fautives. Par contre peu des religions valorisent autant la volupté charnelle que l'Islam. Le plaisir sexuel considéré chez les chrétiens comme un péché originel, devient pour l'islam un don qu'il convient d'accepter, d'en jouir et de s'y avouer corps et âme. (Les exemples ne manquent pas, entre autres, la polygamie, avec des restrictions toutefois, et le mariage de jouissance...)
En même temps cet acte est considéré comme un acte religieux, car dans l'islam l'accouplement ne vise pas seulement la procréation mais il manifeste aussi l'harmonie de l'ordre divin, dont la distinction entre masculin et le féminin et leur complémentarité constituent la base élémentaire. "De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir" (Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)
Ainsi la chasteté et le célibat sont diabolisés: "Le célibataire est le frère du diable" (Le Prophète Mohamed) Car cela équivaut à s'abstenir de témoigner de sa chair de cette harmonie de la création.
A cet égard l'homosexualité, mais surtout plus précisément "l'efféminat" de certains homosexuels, comme la virilité de la garçonne, sont considérés comme une transgression des frontières entre homme et femme et donc une violation de cette harmonie.
Le Coran aborde l'homosexualité entre autres en condamnant le peuple de Loth (ou loût, peuple de Sodome et Gomorrhe) dans leurs pratiques sexuelles, mais toutefois plus modérément que dans la version biblique.
Ainsi dans la Sourat An-Naml (Les fourmis) versets (54-57) Loût, quand il dit à son peuple: « Vous livrez- vous à la turpitude alors que vous voyez clair". [54] Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. » [55]
Puis son peuple n'eut que cette réponse:
« Expulsez de votre cité la famille de Loût! Car ce sont des gens qui affectent la pureté. [56] Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf sa femme pour qui Nous avions déterminé qu'elle serait du nombre des exterminés. »[57] 
Ces versets furent révélés au Prophète Mohamed par fragments séparés.
Le terme "Tajhaloun" signifie "ignorer" ce qui atténue, d'après certains auteurs, quelques part, "la flétrissure morale dont sont victimes les homosexuels" et laisse entr'apercevoir que le châtiment qui leur est infligé est dû principalement au fait qu'il ont démenti "un messager de Dieu".
L'exemple" du peuple de Loth est mentionné à ce titre dans plusieurs versets du Coran. Ainsi dans la Sourat(7)d'Al-Arâf (80-82) il figure entre les "exemples" du peuple du "Prophète Salah" et du peuple Madyan et leur "leur frère Chouayb", deux peuples qui ont transgressé les recommandations de leurs Messagers.
Et Loût, quand il dit à son peuple:
« Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n' a commise avant vous? [80] Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier. » [81]
Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire: « Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs! » [82] Musrif" en arabe signifie "impie et outrancier" alors que la règle en islam, en général, est la modération.
D'autre part, Le Coran promet aux croyants qu'au paradis ils seront servis par des éphèbes (se dit du très beau jeune homme, à l'origine l'adolescent grec qui faisait son service sportif et civil avant d'entrer dans l'âge adulte "éphébie").
Les poêtes et les sultans ne cessaient d'invoquer ces promesses pour justifier les relations illicites qu'ils entretenaient . Mais pour la plus part des "Oulamas" il n'y a pas à chercher une interprétation plus profonde que celle mentionnée : « L'homosexualité est la turpitude des turpitudes », la condamnation est donc claire et nette.
Pour la Sunna, la condamnation de la pédérastie est catégorique: « Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l'actif » (le Prophète Mohamed).
...Ce "hadith" ne laisse aucun autre recours aux Sunnites que le rejet des pratiques homosexuelles.
Néanmoins, une telle condamnation aussi lourde que la "fornication" entre deux adultes (homme+femme) adultères ne se prend pas à la légère. Une telle accusation de "fornication" requière le témoignage de quatre musulmans, mâles, majeurs dont l'honorabilité testimoniale est reconnue. Et qui devront attester d'avoir vu l'action de pénétration du membre sexuel du "fornicateur".
Tout est fait donc pour décourager le témoignage et surtout la calomnie. Ce qui laisse présager que certaines pratiques (Soft) échappent à cette règle extrême.
D'autre part, pour certaines branches de l'islam, c'est l'émission du sperme qui détermine l'acte sexuel plus que la pénétration elle-même car c'est le sperme qui contient les germes de vie et c'est lui qui assure la continuité de cette harmonie de Création.
Toute entreprise de cette source de vie, dans un engendrement hors du cadre du lien sacré du mariage, est sévèrement condamnée. Etant donné que l'acte homosexuel n'est pas susceptible d'engendrer la vie, plusieurs personnes se sont accommodés en quelques sorte de l'homosexualité.
D'ailleurs les pratiques homosexuelles sont moins mal vue que l'adultère chez certaines de ces sociétés.
Au lecteur de ces lignes, il apparaîtrait que ces textes traitent de l'acte sexuel dans tous ces détails mais laissent des marges d'interprétation et d'accommodation plus ou moins larges. L'homosexualité représente 10% de la population mondiale pour ceux qui ne se cachent plus, Et on peut compter 15 et 17% au total. Certaines coutumes ou religions ou même lois, dans certains pays dont le notre obligent au silence et au secret, mais ne le renions pas ils existent par la nature même si la " normalité " créée par l'Homme les rejette : s'ils sont là , c'est qu'Allah l'a permis. Et si Allah a permis qu'ils soient sur la terre auprès de nous tous, je ne pense pas que ce soit pour qu'on ait de la haine pour eux. Allah a voulu que les êtres soient différents, certainement pour nous apprendre à aimer plus que nous-mêmes.
Musulman, croyant... les mots ne doivent pas séparer les êtres humains.
Sans approfondir les arguments Freudiens, en se penchant sur les sociétés musulmanes on constate que les mâles vivent dans un système dont ils sont les piliers. L'homosexualité reste le seul exutoire pour ceux que leur trop-plein de virilité encombre. Il faut dire que la ségrégation entre les sexes et l'interdiction de tout rapport avant le mariage, ne fait que renforcer cette tendance.
D'autant plus que , comme partout en Méditerranée, seuls sont considérés péjorativement comme homosexuels les partenaires passifs alors que les actifs développent une réputation de virilité débordante qui leur apporte la considération et l'estime des autres parfois.
Ce regard que porte la société sur la virilité provoque des réactions parfois ironiques:
Les partenaires actifs sont obligés d'adopter parfois des comportements dévalorisant vis à vis des passifs qui peuvent aller jusqu'à l'humiliation devant les hétérosexuels. Les qualificatifs d'homosexuels et bisexuels sont ainsi complètement reniés pour éviter tout soupçon de sentimentalisme mettant en cause leur virilité.
Ainsi les relations se résument dans la plupart des cas à des simples rapports d'assouvissement des besoins sexuels. Le tout en cachette, car l'homosexualité est légalement interdite par la loi, mais toutefois tolérée si elle reste discrète. Les sentiments sont ainsi discrédités et révoqués , et donc tout autre cadre de vie en commun, en couple est complètement exclus par la société.
Dans les milieux traditionalistes profondément rattachés à la religion, les passifs sont consid\érés comme des personnes inférieures, immatures, et simples d'esprit.
Tandis que les actifs sont traités de bestiaux et de pervers. Entre le rejet de la religion et celui de la société l'homosexuel arabe préfère rester dans le placard pour éviter ce jugement péjoratif et honteux, son destin est le mariage forcé ou la solitude et la déprime et dans les cas limites le suicide.
Seules les personnes des sphères bien aisées de la société peuvent "affirmer" cette appartenance, mais ils restent cloîtrés dans leurs cercles privés.
Dans le cas des "Beurs", Français d'origine maghrébine généralement, à ce rejet de la famille et des "semblables" se greffe le rejet de la société en tant qu'étranger !" et le risque accroissant de la maladie.
L'homosexuel "Beur" se trouve ainsi sans "racines" ni "espoirs". Ces derniers temps cette "Communauté a commencé à s'organiser pour sortir au jour et revendiquer leurs droits à la reconnaissance. Mais si cet appel ne trouve pas d'échos chez les Maghrébins de France, ces homosexuels risquent de se claustrer dans un ghetto comme les autres communautés homosexuelles.
En conclusion, l'homosexualité a connu des périodes moins stressantes que de nos jours. Les sociétés arabo-musulmanes n'ont pas cessé d'accommoder l'application de la "Chariâ" à leur train de vie et leurs aspirations .
L'émergence de temps en temps des courants fondamentalistes qui n'admettent pas ce contexte remet en cause cette évolution. L'homosexualité n'échappe pas à cette règle de balancement entre fermeté et tolérance (néanmoins marginalisée). Elle a existé et elle existera toujours. Mais il faut peut être attendre trés longtemps pour voir une reconnaissance franche des homosexuels dans les pays arabo-musulmans.
Pour replacer le débat dans un autre contexte, il faut je pense bien considérer que les religions - Islam ou christianisme - définissent des normes qui visent à conduire l'individu à la sainteté. Si tous le hommes - voire simplement tous les musulmans ou tous les chrétiens - étaient des saints, on l'aurait remarqué depuis longtemps et l'humanité n'en serait pas où elle en est!!!
Le respect des interdits charnels n'est donc qu'un des aspects de la recherche de la sainteté, il est loin d'être le seul et il n'est probablement pas le plus important. Le propre des péchés liés à cet aspect des choses c'est qu'ils sont mesurables et dénombrables alors que tel n'est pas le cas des recommandations en matière d'amour de son prochain, de charité , voire de simple respect du bien d'autrui, tous domaines où on trouve aisément des arrangements avec sa conscience!
On me permettra de penser que l'exploitation de la misère des hommes - même conjuguée avec l'assistance à la messe ou le respect de la charia - est infiniment plus condamnable que le fait pour deux hommes de s'aimer en toute liberté entre eux.

Bab al Houria, l'ultime site arabe gay

 

Homosexualité et Judaïsme

 

USA : Une branche du judaïsme ouvre l'accès au rabbinat aux gays et lesbiennes
L'organe suprême du judaïsme, dit "conservateur", branche particulièrement représentée aux Etats-Unis, a adopté mercredi trois textes à tonalité pourtant quelque peu contradictoire: deux condamnant l'homosexualité et l'autre ouvrant la voie à la désignation de rabbins gays.
Rédigée de manière assez vague, la décision, prise à New York par l'Assemblée rabbinique du Comité sur la loi juive, laisse aux synagogues le choix de nommer des rabbins gays et lesbiennes, et autorise aussi, sans plus de précisions, la célébration d'unions homosexuelles sans toutefois aller jusqu'au mariage.
La décision a largement divisé les 25 rabbins de l'Assemblée, quatre d'entre eux choisissant de démissionner. E-llico Mis en ligne le 08/12/06

USA : Un pas de plus vers la reconnaissance du mariage des homos par les conservateurs juifs
Selon le journal juif américain Forward du 25 août, le mouvement conservateur juif (l'une des quatre branches de la religion juive) pourrait prochainement autoriser le mariage des couples du même sexe et autoriser les rabbins homosexuels, hommes et femmes, à pratiquer leurs fonctions sans cacher leur orientation sexuelle. Lors d'un rassemblement organisé le 24 août par la United Synagogue of Conservative Judaïsme, plusieurs opinions religieuses ont été présentées sur la question de l'homosexualité qui seront probablement ratifiées lors de la réunion du Comité sur la loi juive du mouvement conservateur prévue pour décembre prochain. Le rabbin Jerome Epstein, vice-président de la United Synagogue , a affirmé dans l'article que l'objectif du rassemblement était d'aider les congrégations à commencer à se préparer au «lendemain» de l'autorisation concernant les homos. En mars dernier, le Comité avait déjà débattu du sujet, mais la seule solution trouvée était de reporter à décembre prochain toute décision. Têtu 31 08 06

 

 

Homosexualité et Bouddhisme


D'après l'association SOS-homophobie :

Un mot sur le Bouddhisme qui n'est pas une religion au sens strict du terme :

Il n'y a pas de condamnation de l'homosexualité à proprement parler, mais la sexualité en général y est considérée comme une entrave au détachement du monde prôné par ce courant spirituel.

 

Actualités

L'église protestante United Church of Christ 1,3 millions de fidèles aux Etats-Unis a annoncé le 4 7 05 qu'elle approuvait le mariage homosexuel