Roumanie

"Aujourd'hui les sondages nous donnent de plus en plus majoritaires, mais les minorités sexuelles sont toujours les premières victimes d'un accès de la faiblesse de la démocratie et d'une montée en puissance des extrêmismes et des fanatismes" Julien Picquart

Dernière modification le 10 juin 06

8 articles, 2 illustrations

 

 

Gay Pride sous protection policière à Bucarest
Environ 400 gendarmes devraient encadrer la Gay Pride organisée samedi à Bucarest, la troisième depuis la chute du régime communiste en Roumanie, afin de "protéger les manifestants et empêcher tout trouble à l'ordre public".

"Nous appelons les Bucarestois au respect des lois, afin de maintenir un climat normal d'ordre public tout au long des manifestations organisées dans le cadre du festival Gay Fest 2007", ont déclaré les autorités. La gendarmerie rappelle également que "la liberté des citoyens d'exprimer leurs opinions politiques ou autres, ainsi que d'organiser des rassemblements et des défilés est garantie par la Constitution ". Selon l'association Accept, l'organisatrice du Gay Fest, un millier de personnes sont attendues à cette marche qui aura lieu au centre ville, à proximité du Palais du Parlement.
L'année dernière, le défilé gay avait donné lieu à des incidents, une cinquantaine de personnes, dont des skinheads, des militants d'extrême droite ainsi que des supporteurs de l'équipe de football du Steaua Bucarest, ayant été interpellées par la police. L'église orthodoxe, majoritaire en Roumanie, avait protesté à l'époque contre cette manifestation, en appelant la population à "préserver la vertu des jeunes générations", tandis que l'extrême droite et des groupes de chrétiens avaient exhorté les Roumains à "ne pas légaliser le blasphème". L'homosexualité n'a été décriminalisée en Roumanie qu'en 2001.
e-llico Mis en ligne le 08/06/07

Dérapage homophobe du président Basescu
Le président roumain Traian Basescu s'est fait épingler samedi par toute la presse de Bucarest, pour avoir dérapé, en traitant de "pédé" un journaliste qui l'interrogeait pendant l'installation la veille des deux nouveaux chefs des services secrets.

Pourtant considéré comme un défenseur des droits des minorités sexuelles, Traian Basescu a ainsi été entendu par plusieurs journalistes, dire en aparté aux responsables du SRI : "comment un pédé comme ça peut-il croire pouvoir me tendre un tel piège ?".
"Gaffe politique", "dérapage", "mauvaise journée pour le chef de l'Etat" ou "langage présidentiel de banlieue", toute la presse de Bucarest a titré en Une samedi sur cette insulte à l'adresse d'un journaliste qui lui demandait s'il y avait encore des membres de la Securitate , l'ex-police politique communiste, dans les services secrets actuels.
L'association Accept, principale organisation de défense des minorités sexuelles du pays, "va analyser cette affaire avec ses juristes". "C'est une expression pour le moins malheureuse", a déclaré une responsable d'Accept.
L'an dernier, Accept avait obtenu le soutien public du président Basescu à l'organisation du premier défilé gay ayant jamais eu lieu en Roumanie, alors que la mairie de Bucarest l'avait interdit dans un premier temps. E-llico
Mis en ligne le 09/10/06

Le Président traite un journaliste de «pédé»
C'est le monde à l'envers! La Roumanie ne fait pas encore partie de l'Europe que ses dirigeants s'autorisent déjà des dérapages homophobes dignes des voisins déjà membres, comme la Pologne ou la Slovaquie. Samedi 7 octobre, le président de ce pays, qui entrera dans la famille européenne au 1er janvier 2007, s'est fait épingler par toute la presse de Bucarest pour avoir publiquement traité de «pédé» un journaliste trop curieux du fonctionnement interne des services secrets roumains, hérités de l'ère Ceaucescu. Entendu par d'autres curieux dont c'est le métier de l'être, le chef de l'État Traian Basescu a en effet dit à l'un des responsables des services secrets assis à ses côtés: «Comment un pédé comme ça peut-il croire me tendre un tel piège?» Toute la presse nationale a titré sur la gaffe, pensant retrouver là le vrai Traian Basescu, qui était monté au créneau l'année dernière à l'étonnement de tous, pour contrer le maire de Bucarest, hostile à l'organisation d'une gay pride dans la capitale. Le président était alors apparu comme «un bon élève» des jeunes démocraties européennes de l'Est, alors que la Roumanie n'avait pas clos les négociations d'adhésion. Une posture qui vole aujourd'hui en éclats. Chassez le naturel, il revient au galop... une fois que le ticket d'entrée a été distribué! Têtu 10 10 06

Un ancien prêtre roumain cherche l'asile politique en Italie
En le regardant bien, on ne dirait pas que Dimitri Bica est un ancien prêtre orthodoxe. Grand, athlétique, cheveux soignés et regard perçant. La croix qu'il n'enlève jamais de son cou témoigne que sa foi est encore bien solide. Pourtant, en Roumanie, quand on parle de lui, on le compare à Satan et à l'antéchrist. Dimitri est le premier à avoir osé faire son coming-out dans une société roumaine, qui vit, encore aujourd'hui, l'homosexualité comme un tabou insurmontable et un poison dangereux qui pourrait «infecter» la famille traditionnelle. D'ailleurs, l'Église orthodoxe est en première position pour mener la «guerre» aux homosexuels. Dimitri Bica est arrivé il y a un mois en Italie pour chercher l'asile politique. «Dans mon pays, je suis persécuté depuis mon coming-out», affirme-t-il. Le calvaire de Dimitri Bica a commencé quand il a quitté l'Église après avoir refusé de recueillir des signatures contre le projet de loi visant à abolir la prison en cas de délit de sodomie. Après ça, ses accusations contre l'hypocrisie de l'Église orthodoxe ont fait la une de tous les médias, l'empêchant, victime de nombreuses menaces, de mener une vie tranquille et de trouver un nouveau travail. Aujourd'hui l'ancien prêtre espère obtenir au moins un titre de séjour pour se sentir en sécurité. «Je voudrais vivre ici, libre, confie-t-il. Libre pour continuer ma bataille. » Têtu 23 06 06

Bucarest : une Gay Pride sous tension
La deuxième Gay Pride organisée en Roumanie depuis la chute du communisme a rassemblé samedi plus de 500 personnes à Bucarest dans une ambiance tendue, mais sans incidents majeurs.
Près de 50 personnes, dont des skinheads, des militants d'extrême droite ainsi que des supporters de l'équipe de football du Steaua Bucarest, qui voulaient perturber la marche ont été bloquées et interpellées par la police.
Les manifestants homosexuels ont défilé pendant une heure environ dans le centre de Bucarest sous les insultes et des jets d'oeufs encadrés par 200 policiers et gendarmes.
La manifestation s'est dispersé au pied du Parlement, alors que des dizaines de membres des forces de l'ordre accompagnaient les groupes de manifestants jusqu'aux quais du métro.
"L'homophobie reste importante en Roumanie et la forte mobilisation des contre-manifestants en est la preuve. Nous remercions les policiers et les gendarmes pour leur travail exemplaire", a déclaré à la chaîne Realitatea TV le directeur de l'association roumaine de défense des minorités sexuelles, Accept qui a par ailleurs dénoncé "l'instigation à la haine de l'extrême droite, ainsi que par plusieurs personnalités publiques, telles le patron du club Steaua, l'homme d'affaires Gigi Becali, qui a publiquement proposé 2 millions d'euros pour aider à "éradiquer l'homosexualité en Roumanie".
L'église orthodoxe, majoritaire en Roumanie a protesté jeudi contre le défilé d'homosexuels, en appelant la population à "préserver la vertu des jeunes générations".
Près de 200 membres de l'extrême droite et des groupes de chrétiens ont également défilé samedi matin dans la capitale roumaine exhortant les Roumains à "ne pas légaliser le blasphème" et à "perpétuer l'espèce humaine".
Mis en ligne le 05/06/06 e-llico

Des ONG contre la gay pride de Bucarest
À Bucarest, des associations chrétiennes et d'extrême droite ont dénoncé mercredi 30 mai les initiatives « agressives » des « activistes homosexuels » roumains à l'approche de la marche des fiertés demain, samedi 3 juin. Elles ont appelé le patriarche orthodoxe Teoctist à intervenir pour empêcher le défilé homosexuel. « Nous en appelons à vous, très bienheureux patriarche, pour mobiliser toute l'Église pour défendre la foi et pour empêcher de telles manifestations », ont écrit ces ONG dans une lettre ouverte adressée à Mgr. Teoctist. L'homosexualité n'a été décriminalisée en Roumanie qu'en 2001.
Les auteurs de cet appel annoncent d'ailleurs qu'une « marche de la normalité » sera organisée samedi dans le centre de Bucarest, « en réponse à la marche de l'anormalité », prévue plus tard dans l'après-midi. Une manifestation similaire avait eu lieu l'année dernière dans la capitale roumaine, quelques heures seulement avant le premier défilé homosexuel jamais organisé dans le pays, sans toutefois donner lieu à d'incidents majeurs. Parmi ces signataires figure le mouvement d'extrême droite, Noua Dreapta. Ils dénoncent la « complicité des autorités », qui ont donné leur feu vert au défilé des homos, et estiment que « l'absence de réaction de la part de l'Église devant un tel fléau, éloignera un grand nombre de fidèles ». Afin d'enrayer « ce danger », les ONG appellent l'Église à « contester devant la justice la loi sur la dépénalisation des relations homosexuelles, à lancer dans les médias des campagnes contre l'homosexualité et à organiser des contre-manifestations ». (avec AFP) Têtu 03 05 06

Roumanie : les homosexuels roumains dénoncent la violence triomphante à Moscou
L'association de défense des minorités sexuelles en Roumanie, Accept, a dénoncé mardi "la violence triomphante" à la Gay Pride samedi à Moscou alors que Bucarest s'apprête à vivre sa seconde marche homosexuelle.
"Nous sommes inquiets de ce qui se passe en Europe de l'Est pour les minorités sexuelles, en Russie, mais aussi en Pologne et en Moldavie, où une manifestation gay a été interdite sous la pression de groupes religieux extrémistes", a déclaré à l'AFP le directeur d'Accept, Florin Buhuceanu.
"Nous n'avons pas peur et comme l'an dernier, cela ne nous empêchera pas de manifester à Bucarest pour une égalité pleine et entière et le respect de nos droits constitutionnels à avoir une vie intime, familiale et privée", a-t-il ajouté.
Axée sur "l'égalité des droits, le mariage et le partenariat civil entre personnes du même sexe", une "Gay Fest" s'est ouverte mardi à Bucarest, avec des manifestations culturelles et des débats, ainsi qu'un défilé samedi prochain dans le centre de la capitale roumaine.
Un tout premier défilé gay avait rassemblé l'an dernier, sans incident majeur, plus de cinq cents personnes dans le centre de Bucarest, sous la surveillance de près de 200 membres des forces de l'ordre, particulièrement nerveuses et agressives.
Ce premier défilé homosexuel avait reçu le soutien du président Traian Basescu et de la ministre de la Justice Monica Macovei, alors que la mairie l'avait dans un premier temps interdit, invoquant un manque de forces de l'ordre. L'homosexualité n'a cessé d'être punie par la loi en Roumanie qu'en 2001.
Selon un sondage publié fin janvier à Bucarest, les minorités sexuelles seraient la "cible favorite" des discriminations en Roumanie, devant la communauté tzigane (Rom) ou les personnes atteintes du sida.
Près de 75% des Roumains interrogés seraient ainsi "profondément navrés" de découvrir qu'un membre de leur famille est homosexuel, alors que pour 37% d'entre-eux, la dépénalisation des relations homosexuelles a été "nuisible" pour la société. Mis en ligne le 31/05/06 e-llico

Chrétiens et extrême droite contre la Gay Pride de Bucarest
Des associations chrétiennes et d'extrême droite veulent faire barrage à la seconde Gay Pride roumaine prévue samedi à Bucarest. Ils comptent sur le soutien de l'Eglise orthodoxe.
Des associations chrétiennes et d'extrême droite ont dénoncé mercredi les initiatives "agressives" des "activistes homosexuels" roumains et ont appelé le patriarche orthodoxe Teoctist à intervenir pour empêcher la Gay Pride prévue samedi à Bucarest.
Les signataires de cet appel, parmi lesquels figure un mouvement d'extrême droite, dénoncent la "complicité des autorités", qui ont donné leur feu vert à la marche homosexuelle, et estiment que "l'absence de réaction de la part de l'Eglise devant un tel fléau, éloignera un grand nombre de fidèles".
Afin d'enrayer "ce danger", elles appellent l'Eglise à "contester devant la justice la loi sur la dépénalisation des relations homosexuelles, à lancer dans les médias des campagnes contre l'homosexualité et à organiser des contre-manifestations".
Les auteurs de cet appel annoncent d'ailleurs qu'une "marche de la normalité" sera organisée samedi dans le centre de Bucarest, "en réponse à la marche de l'anormalité", prévue plus tard dans l'après-midi.
Une manifestation similaire, la première jamais organisée dans le pays, avait eu lieu l'année dernière dans la capitale roumaine, quelques heures seulement avant le premier défilé homosexuel jamais organisé dans ce pays, sans toutefois donner lieu à d'incidents majeurs.
Mis en ligne le 01/06/06 e-llico